L'Union astronomique internationale (UAI) a créé une nouvelle classe d'objets planétaires, les planètes naines, qui intègre désormais Pluton, ce qui réduit la composition de notre système solaire à 8 planètes
La vénérable assemblée des astrophysiciens, l'UAI (Union astronomique internationale), réunie à Prague, a rendu son verdict : le système solaire n'est plus composé que de 8 planètes.
Exit Pluton, que certains astronomes présentaient comme la neuvième planète. Mais ce qu'il convient désormais d'appeler une planète naine, reste bien entendu dans notre système solaire. A moins bien évidemment que ses habitants, déçus du si peu d'intérêt qui leur est porté, ne décident de nous quitter, ce qui parait peu probable !
Découverte en 1930 par l'américain Clyde Tombaugh, Pluton va devoir disparaître des manuels scolaires, qui devront désormais évoquer les huit planètes du système solaire : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Ce sera plus facile à retenir !
Pluton ne disparaît cependant pas totalement. Elle rejoint le corps des planètes naines, une nouvelle catégorie selon l'UAI qui pour le moment est composée de l'astéroïde Cérès, situé entre Mars et Jupiter, et de l'objet 2003 UB313, bien au-delà de Pluton.
L'UAI a même créé une nouvelle classe d'objets en référence à Pluton, qui devrait être nommée 'objets plutoniens' (sous toute réserve). Cette nouvelle organisation est une porte ouverte à l'arrivée de nouvelles 'planètes naines' dans ce classement, une douzaine d'objets dont l'UAI étudierait les candidatures.
Source : Techno-science.net
Une planète, c'est quoi ?
Pour enfin s'entendre sur la composition planétaire du système solaire, et passer du projet de nommer 12 planètes à celui final d'en supprimer une, l'UAI a dû d'abord s'entendre sur la définition de l'expression 'planète'.
Techno-science.net nous confirme que selon la résolution adoptée par l'UAI, "une planète est un corps céleste qui orbite autour du Soleil, a une masse suffisante pour que sa gravité propre surpasse les forces rigides structurelles internes pour lui assurer un équilibre hydrostatique (d'ou sa forme sphérique), et a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite voisine."
En orbite exceptionnelle autour du Soleil, à environ 5,9 milliards de kilomètres mais avec une inclinaison de 17 % et une excentricité orbitale, Pluton ne répond donc pas à deux de ces critères : sa masse (1,314 x 10 puissance 22 kg) et son diamètre (2360km) sont plus petits que ceux des planètes confirmées, et la planète naine dispose d'une lune, Charon.
La masse de Pluton est mal définie, car son centre de masse, influencé par sa lune Charon et deux autres petites lunes découvertes plus récemment, est situé non pas en son intérieur (comme c'est le cas avec la Terre et la Lune), mais dans le vide entre Pluton et Charon, ce que confirme le fait que les deux corps tournent l'un autour de l'autre, et non Charon autour de Pluton.
via : silicon.fr
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et via : lefogaro.fr :
Au terme d'une folle semaine à Prague, l'Union astronomique internationale a redéfini la notion de planète. Pluton en fait les frais.
La leçon sera plus facile à retenir pour les écoliers. Désormais, notre système solaire ne compte plus neuf, et encore moins douze planètes, comme cela était envisagé la semaine dernière (1), mais seulement huit : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et, bien sûr, la Terre. Réunis en assemblée générale depuis le 14 août à Prague, les 2 500 astronomes de l'Union astronomique internationale (UAI) ont décidé par un vote à main levée de reléguer Pluton dans une nouvelle catégorie : celle des «planètes naines» en compagnie de Cérès, un gros astéroïde d'un peu de moins de 1 000 kilomètres de diamètre situé entre Mars et Jupiter, et de la mystérieuse 2003 UB 313, provisoirement appelée Xena, découverte il y a trois ans aux confins du système solaire.
Planète naine
Selon le texte de la résolution adoptée hier, aux termes de débats passionnés, un corps céleste doit, pour être une planète à part entière, répondre aux trois critères suivants : être «en orbite autour du Soleil», avoir «une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique», et enfin «avoir éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche». Les planètes naines, comme Pluton, ne remplissent pas cette troisième condition. Autrement dit, elles ne sont pas assez massives pour avoir fait le vide autour d'elles en absorbant tout ce qui passe à leur portée. Mais l'UAI exige aussi qu'elles ne soient pas des satellites d'autres planètes, comme la Lune ou Titan qui gravite autour de Saturne. Enfin, «tous les autres objets en orbite autour du Soleil sont appelés «petits corps du système solaire», à l'exception des satellites». Il s'agit notamment des astéroïdes, des comètes et de la plupart des objets transneptuniens situés, comme leur nom l'indique au-delà de l'orbite de Neptune, dans la ceinture de Kuiper. Rarement une assemblée générale de l'UAI aura soulevé autant de fièvre et de passion. «C'est le cirque !» lâchait même avant-hier l'un des participants, visiblement éprouvé par ce difficile exercice de démocratie directe où chaque projet de résolution était discuté à la virgule ou au trait d'union près. Principale pomme de discorde : le statut de Pluton qui, «dispose d'un énorme fan club parmi les astronomes», selon la formule d'Owen Gingerich, le président de la commission chargée par l'UAI de préparer le texte initialement soumis à l'AG. On se souvient que ce document provisoire, fortement médiatisé la semaine dernière, aboutissait à fixer à douze le nombre de planètes du système solaire, en incluant Charon le satellite de Pluton.
Un lot de consolation
Très différente des autres corps du système solaire, de par sa composition (de la glace en majeure partie) et son orbite très elliptique et excentrée, Pluton s'est révélée aussi nettement plus petite qu'on ne l'imaginait au moment de sa découverte tardive en 1930 par l'Américain Clyde Tombaugh. Ces dernières années, un nombre croissant d'astronomes militaient en faveur de son déclassement. Au grand dam des Américains, car la neuvième planète du système solaire était aussi la seule découverte par l'un des leurs... Toute la difficulté pour les membres de l'UAI a été de trouver une solution qui suscite un minimum de consensus. «Quand quelqu'un vous embête, le meilleur moyen de vous en débarrasser, c'est de lui offrir une promotion», confie André Brahic, astrophysicien au CEA. Ou un lot de consolation. Car si Pluton perd son statut de planète à part entière, elle devient officiellement «le prototype d'une nouvelle catégorie d'objets transneptuniens», laquelle ne demande qu'à s'agrandir. En effet des dizaines de «planètes naines» encore inconnues existent potentiellement dans les confins du système solaire.


