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Version complète : Le mobile : outil pour surveiller les salariés
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Alfred

Derniers nés des technologies de surveillance, les systèmes de suivi intégrés aux téléphones portables. Proposés depuis quelques années par des éditeurs spécialisés, ils peuvent permettent aux entreprises de contrôler les actions réalisées par le biais des appareils, voire de suivre les déplacements de leur propriétaire.

Ces applications posent néanmoins de nombreuses questions juridiques. Des problématiques pour lesquelles le code du travail avance certaines pistes de réponse, aux côtés de la Commission informatique et liberté.

Sur ce terrain, plusieurs acteurs proposent depuis quelques mois des solutions. C'est par exemple le cas de Vervata. Une fois installé sur le téléphone, le logiciel commercialisé par cette entreprise thaïlandaise (FlexiSpy) transmettra à une console de supervision centrale l'ensemble des données de communication passées depuis le mobile (contenus de SMS reçus et émis, adresses de sites visités, etc.). Une évolution de l'application devrait couvrir les MMS, et permettre jusqu'à l'écoute des communications téléphoniques.

D'autres types de produit sont conçus pour contrôler la position géographique du téléphone. Autodesk a par exemple dévoilé en 2004 un outil dans ce domaine (Autodesk Mobile Resource Manager) en lien avec des opérateurs. De la même manière que pour la technologie Vervata, les données mobiles sont transmises à un système serveur de suivi.

Dernière annonce en date : le lancement par l'écossais Trisent d'un outil de surveillance compatible à la fois avec les réseaux mobiles GSM et 3G (dixit AP). L'analyse réalisée par le logiciel, baptisé Trilocator, est notamment basée sur les informations fournies par les opérateurs -en fonction de l'ID du téléphone mobile désiré. L'utilisateur serait en outre automatiquement informé de l'activation de la solution.

Concernant l'usage de ces systèmes, le code du travail est clair : l'entreprise doit informer et consulter le comité d'entreprise, "préalablement à la décision de mise en oeuvre, concernant les moyens et les techniques permettant un contrôle de l'activité de l'employé" (article L.432-261 alinéa).

"Plus généralement, l'employeur doit informer et consulter le comité d'entreprise sur la possibilité d'intercepter les messages des employés et sur les moyens qu'il envisage de mettre en oeuvre pour suivre ces derniers dans leurs activités", nous expliquait fin 2005 Christiane Féral-Schuhl, avocate au sein du Cabinet Salans. "Les employés doivent également être informés, conformément à l'article L.121-8 du Code du travail qui prévoit qu' 'aucune information concernant personnellement un employé ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté à la connaissance de l'employé'."

A la question de la mise en oeuvre d'un service mobile de suivi de positions, la Cnil affirme qu'il porte atteinte aux libertés si "la tâche à accomplir ne réside pas dans le déplacement lui-même [ndlr transport de fonds, livraison, etc.] mais dans la réalisation d'une prestation pouvant faire elle-même l'objet d'une vérification".

via : solutions.journaldunet.com
Douce Féline
Mais où vas t-on franchement, maintenant on est surveillé de partout !! J'espère que se sera refusé en France, c'est dingue !! blink.gif

Merci pour l'info Alfred
freezeman
ca devient de pire en pire tous les moyens sont bon pour surveiller sont prochain une chose est sur quoi qu il arrive avec le temps on entendra de plus en plus d affaire concernant la surveillance et ce meme sur le térritoire francais vraiment flippante l info.
Anakronik
C'est vrai que cela devient...

Mais bon quand on voit le cout d'un cadre sup ou d'un employé qualifié ou autre, y'a interet qu'ils soient rentables pour l'entreprise si ils sont 20 sur la totalité de la masse salariale de l'entreprise...Et si cela se pratique c'est que à coup sûr il a ou y a eu des abus...

C'est pas venu par le saint esprit...

C'est comme les lois d'un pays plus le NB d'individus augmente(plus il y à d'abus) et plus l'étau se reserre, c'est surement à cause de ceux qui sont trop gourmands tooth.gif
freezeman
je suis presque d accord avec toi a partir du moment ou on est clean en quoi ca peut etre dérangeant mais les dérives arrive si vite c est surtout de sa qu il faut mefier.
Evi
Carrement blink.gif c'est dingue... blink.gif je suis choquée

Il n'y a plus de liberté !!!
Alfred
Une entreprise écossaise propose un nouvel appareil qui va permettre aux patrons d'entreprise de tracer leurs employés via leur téléphone portable.

La société Trisent, basée à Dunfermline en Ecosse, prétend que son produit est bien plus précis et moins cher que les systèmes classiques Cell-ID. Rappelons que le système Cell-ID permet une précision de 200m en zone urbaine, 2km en banlieue et de 3 à 4km à la campagne. Trisent, de son côté laisse entendre que la nouvelle méthode de localisation utilisée permet une précision à quelques dizaines de mètres près. D'ailleurs, la démo technologique présente sur le site est assez bluffante.


Trisent essaye de relativiser les craintes autour de possibles dérives en insistant sur le fait que tout employé a le choix d'éteindre son téléphone pour échapper à la surveillance.

Assez logiquement, les partisans de la liberté civile craignent qu'il n'y ait de fortes pressions sur les membres du personnel pour qu'ils laissent le chef savoir en permanence leur position.

La presse a évidemment fait écho aux craintes des militants des droits de l'homme. Le Sydney Morning Herald donne la parole à Doug Jewell, un activiste britannique des droits de l'homme. Ce dernier affirme que le fait de donner 8 heures de sa journée à un employeur ne signifie pas que celui-ci vous "possède" pendant ce temps. Doug Jewell ajoute qu'il n'y a aucune raison qu'un employeur sache où vous êtes 24h/24.



De son côté, Trisent défend sa technologie et sa position. Un porte-parole répond que tous leurs clients doivent signer un code de conduite avant de mettre en route le programme. Quand le téléphone s'allume, un message rappelle à l'employé qu'il est repéré.

Ainsi, surveiller quelqu'un de façon secrète serait tout simplement impossible. Trisent rappelle qu'il a testé sa technologie grâce à un programme pilote auquel le géant russe des télécoms VimpelCom a pris part, dans l'idée d'offrir le service en Russie et en Ukraine. De plus, dans un proche avenir, Trisent compte étendre son service à d'autres pays européens.

Le repérage par téléphone portable est habituellement considéré en Grande-Bretagne - et comme un peu partout d'ailleurs - comme une atteinte à la vie privée. Pourtant, la loi a été modifiée en mai après la pression des parents qui désiraient surveiller leurs enfants durant leur trajet vers et depuis l'école. Un tel service sera d'ailleurs lancé ce mois-ci en Grande-Bretagne.

via : generation-nt.com
Anakronik
Faut dire merci à ceux qui abusent bientot à cause d'eux nous n'aurons plus de liberté tooth.gif
Alfred
c'est ( malheureusement ) toujours la même "logique" dans l'entreprise, comme dans la vie :

les excès dans un sens en génèrent toujours d'autres en sens contraire

c'est le fameux "effet balancier" ! wink.gif
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