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Version complète : Le mobile 3G peine à trouver sa rentabilité
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Alfred
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Coût délirant des licences, technologies concurrentes, succès mitigé auprès des consommateurs... La rentabilité du téléphone mobile de troisième génération a du plomb dans l'aile.

En août 2000, à l'issue de folles enchères pour attribuer six licences UMTS, l'un des « gagnants » allemands avait envoyé son paiement au ministère des Finances... par la poste. Une manière de gagner quelques millions d'agios : l'enveloppe contenait un chèque de 17 milliards de marks, soit 8,5 milliards d'euros ! Avec le recul, l'anecdote illustre l'obsession des opérateurs de télécommunications à rentabiliser, dès le départ, des investissements astronomiques. Pour la seule Europe, ils ont dépensé plus de 110 milliards d'euros pour acheter les 80 licences de troisième génération. En perspective : le fabuleux marché des nouveaux services sur mobile pour envoyer des courriers électroniques (e-mail), regarder des vidéos ou même la télévision, télécharger des morceaux de musique... Bref, un ticket pour une révolution technologique.

Aujourd'hui, le bilan n'est pas fameux.

Les abonnés utilisent surtout leur mobile... pour téléphoner et envoyer des SMS. Pour Vodafone, les nouveaux services - y compris ceux ne relevant pas de la 3G - représentent moins de 4 % du chiffre d'affaires. Or le géant britannique a déboursé plus de 20 milliards d'euros pour acheter des licences de troisième génération. En Allemagne, la facture globale de T-Mobile (Deutsche Telekom) dépasse 15 milliards d'euros. Le montant prévisible des pertes variera selon les pays. En Allemagne, en Grande-Bretagne et en Italie, pays où les licences ont été les plus onéreuses, les opérateurs ont peu de chance de rentabiliser les sommes investies. Plusieurs acteurs ont d'ailleurs décidé de jeter l'éponge pour limiter la casse. En Finlande, la patrie de Nokia, les opérateurs - aidés par des avocats - ont réussi à faire subventionner les ventes de mobiles 3G, une pratique interdite auparavant. En Allemagne, l'espagnol Telefonica poursuit le gouvernement pour récupérer ses 8,5 milliards d'euros. Vodafone, Orange, T-Mobile, « 3 » et O2 attaquent également le gouvernement britannique pour récupérer la TVA. Néanmoins, ces opérateurs ont investi en masse dans les infrastructures avec un objectif comptable : être le premier pour afficher des recettes face aux coûts des licences.

L'arrivée surprise du « 3 »

Mais la bataille est rude. Berlin, Londres et Rome ont attribué une licence de plus que pour la précédente génération de téléphonie mobile. Une brèche dans laquelle s'est engouffré « 3 ». Cette filiale du conglomérat de Hongkong Hutchison Whampoa a été la première à ouvrir ses réseaux. Aujourd'hui, ses filiales italienne et britannique sont les deux premiers opérateurs de la troisième génération de téléphonie mobile en Europe. Fin juin, elles avaient respectivement 6,6 millions et 3,7 millions d'abonnés. Plus d'un quart des 36 millions d'adeptes de la 3G sur le Vieux Continent, selon les estimations de Wireless Intelligence. En comparaison, on compte 700 millions d'utilisateurs de portables classiques. En France, « 3 » est absent. Et aucun nouvel acteur n'a voulu tenter l'aventure. Pourtant, une quatrième licence était disponible et le prix, finalement retenu par le gouvernement avec un an de retard, était relativement modique : 619 millions d'euros. Peut-être les nouveaux entrants ont-ils redouté un marché trop fermé ? Depuis, le Conseil de la concurrence a imposé une amende record à Bouygues Telecom, Orange et SFR pour entente - ils ont tous fait appel. Et puis Martin Bouygues, le président du groupe éponyme, a toujours été très prudent sur les promesses du mobile de troisième génération. Sa filiale investit à son rythme, ce qui limite l'intensité de la concurrence. Résultat, les nouveaux services tardent à s'imposer. Aucune filiale d'Orange ne se classe parmi les dix principaux opérateurs mondiaux de la téléphonie mobile de troisième génération. Ce qui n'empêche pas Didier Quillot, le président d'Orange France, de défendre bec et ongles l'UMTS. La filiale française « compte, à fin juin 2006, 1,9 million de clients pour le haut débit mobile, dont une majorité d'entre eux ont adopté la technologie Edge », précise-t-il. L'Edge est une méthode intermédiaire qui a l'avantage d'utiliser les anciens réseaux et donc de limiter les investissements. Avec le mobile de troisième génération, le chiffre d'affaires moyen « d'un abonné est environ 20 % à 25 % supérieur à celui d'un client qui utilise un téléphone de deuxième génération », ajoute-t-il. Autre avantage avancé par tous les opérateurs : la 3G permet de réduire leur prix de revient, en particulier pour acheminer de la voix.

Le danger du Wi-Fi gratuit

Mais ces arguments pourraient être balayés. Car le principal frein à l'essor du mobile de troisième génération pourrait être la concurrence d'une technologie issue de l'informatique : le « Wifi ». Il permet d'échanger des données à un débit beaucoup plus élevé que celui de l'UMTS. Et c'est gratuit ! Inconvénient, sa portée est limitée à quelques dizaines de mètres ; il faut donc se trouver à proximité d'une borne. L'investissement pour multiplier les points d'accès est toutefois ridiculement bas. « Quelques millions d'euros pour Paris », affirme un responsable d'Ozone, une petite société française. À l'instar de San Francisco, Paris envisage ainsi de créer son propre réseau gratuit. Pour reprendre l'initiative, les acteurs des télécoms mobiles veulent promouvoir une autre technologie, payante cette fois : le Wimax, du Wifi amélioré avec une longue portée, jusqu'à 60 kilomètres. « Entre 1 et 10 kilomètres en ville », précise le patron d'Alvarion, qui vend sa technologie à tous les grands industriels. L'UMTS n'est pas enterré pour autant. Quand l'abonné change de mobile, les opérateurs l'incitent à passer à la troisième génération. Avec l'espoir qu'une fois équipé, le client devienne - enfin - un aficionado de la 3G, malgré un tarif d'abonnement supérieur.

via : lefigaro.fr
johnbob
Tu m'étonnes que c'est pas rentable ! Faut pas rever non plus! Tu payes pour te connecter, tu payes encore un autre tarif pour consulter, puis tu payes encore pour télécharger !! Résultat des courses : tu payes un truc que tu aurais pu avoir gratos sur internet.
bossdupad
Je trouve que internet sur mon 6680 est nul car les pages mettent beaucoup de temps a s'afficher et qu'elles ne sont pas terrible apres. Les emails sont quand a eux tres dur a lire, il faut cliquer sur plusieurs pages pour lire un texte de quelques lignes Enfin voila il ne faut pas s'ettonner que ca ne marche pas. Je ne parle pas du prix qui est beaucoup trop élevé.
nono53
à force de nous prendre pour des vaches à lait, il y en a qui se cassent les dents...

ça va peut etre finir pareil pour les disquaires.
mat68
Pour moi, l'erreur vient du prix, moi, à leur place j'aurais chercher à rentabiliser sur une plus grande durée en incluant le tout gratuit avec un forfait plus cher de 20€ uniquement, en le vendant comme une connexion internet, derrière, tous les autres services gratuits(navigation web, TV,viso(temps du forfait), email...) la je pense que ca aurait fonctionné.

La même pour les cartes prépayées...j'aurais proposé une carte de rechargement multimédia, avec tout ce qui va bien pour faire consommer les ados un max!!!
mauris
Dommage que SFR n'est pas lancé son offre Pass Vodafone Live au public.. parceque c'est vraiment cool !

Et moi je trouve l'affichage des pages rapides.. pour la lecture des mails j'ai jamais essayé..

Le seul truc que je regrette, c'est la couverture de la 3G..
Chebee
Moi j'utilise internet sur mon Qtek S110 pour msn et quelque rare pages. Mais je le fait quand il est connecté à mon pc comme cela je ne paye rien. Et je suis d'accord sur le fait "pourqu'oi payé sur le tel ce que l'on pourrai avoir gratos sur le net avec son ordi"
baza
Forummobiles peut aussi contribuer à l'évolution des nouveaux services sur les mobiles en incitant ses membres à créer des idées revolutionnaires qui peuvent être vendues à des industriels. Le forum peut nous présenter une serie de sites intéressants dans le domaine par exemple.
Yanosh94
Ouais mais chebee quand tu es coincé dans les bouchons ou les transports je pense pas que ton pc soit la ???
Faut pas chercher loin c'est le prix le gros frein , à l'époque si le Gprs à bien marché c'est car les trois opérateurs avaient l'illimité. Comme le proposais mat68 un forfait tout compris aurait été parfait , genre une option multimédia.
Mais ayant deja un bon forfait c'est clair qu'une carte juste pour le surf aurait fait plaisir
Marumekomu
Et qui c'est qui bouffait beaucoup de GPRS ? les possésseurs de sagem myx-5 / myG-5 , car beaucoup télécharger à la pelle de logos et sonneries ( hifi ! ) sur des sites perso qui était légions .

Mais maintenant il y a un forfait imode illimité , mais limité dans le sens des possibilité ( cache misérable du navigateur : 20ko ! )
spartan
ici
lepef32
Les gens se sont "trop" habitués au gratuit après avoir utilisé plusieurs années internet sur leur pc ... internet sur mobile a ce prix, c'était mort d'avance....

N'oblions pas non plus le role dans cet echec de l'impot deguisé que constitue les (exorbitantes) licences, que vous et moi utilisateurs de mobiles payons a l'etat par l'intermediaire de l'operateur, et qui interdise quasiment la gratuité ou quasi gratuité de l'internet umts sur mobile......
Alfred
à propos du coût exhorbitant des licences UMTS en France, ci-dessous un article du magazine l'Expansion daté d'Octobre 2001. Très très cher, même tenant compte du "rabais" innocent.gif

Le gouvernement a divisé par quatre leur prix d'attribution. Les opérateurs soufflent, les finances publiques souffrent.

Le 16 octobre, l'explosion de la bulle télécoms a fait une nouvelle victime : la France. Après avoir rêvé pendant plusieurs mois aux 32,5 milliards de francs qu'il demandait aux opérateurs pour une licence de téléphonie mobile de troisième génération (il y en avait quatre dans la vitrine, 130 milliards de francs...), le gouvernement s'est résolu à diviser le forfait par huit : 4 milliards de francs l'unité( soit un peu plus de 600 millions d'euros par opérateur ), dernier prix.

Principale conséquence : tout le plan de désendettement du budget et de constitution du fonds de retraite, qui reposait sur les recettes tirées de l'UMTS, est à revoir. Approuvé par les députés le 19 octobre, le nouveau système prévoit certes une rémunération pour l'Etat sous forme de pourcentage du chiffre d'affaires réalisé par les « licenciés UMTS » - entre 1 et 2 % - et un allongement de la durée de vie des licences, de quinze à vingt ans. Des solutions bénéfiques pour les finances publiques dans la durée, mais pas dans l'immédiat. La poule aux oeufs d'or a vécu !

Pourtant, en mai 2000, quand la Grande-Bretagne met aux enchères cinq licences de téléphonie mobile de troisième génération, les opérateurs font grimper les prix au-delà de tout ce qu'imaginaient les experts : Londres ramasse au total 246 milliards de francs. L'effet UMTS est lancé auprès des gouvernements européens. Durant l'été 2000, la France décide de vendre quatre licences pour un prix global de 130 milliards de francs. L'addition fait reculer deux prétendants : Bouygues, désormais prêt à repartir sur de nouvelles bases, et Suez, dont le forfait est confirmé. Seuls France Télécom, bien sûr, et Vivendi Universal sont candidats. Ils obtiennent leur coûteuse licence en mai.

En fait, dès le mois d'avril , des tractations secrètes se mettent en place entre Matignon et les industriels pour raboter la facture. Si Bercy refuse de bouger, l'entourage de Lionel Jospin comprend vite que la situation est intenable. La réduction des prix est envisagée dès l'été, mais Laurent Fabius, le ministre de l'Economie, refuse de l'intégrer dans le projet de loi de finances pour 2002. Le bras de fer provoqué par Jean-Marie Messier fin septembre - il refusait de payer l'intégralité de sa licence - va permettre à Matignon d'imposer sa solution. Au nom du « réalisme ».
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