Est-ce que quelqu'un a des informations là-dessus ?
Mais pour que cette offre ait un intérêt, il faudrait que SFR permette l'affichage du nom de l'antenne sur le mobile du client. De plus, il me semble que cela marche seulement avec certains mobiles, mais pas tous. Egalement, à exactement un même endroit, on peut recevoir le signal depuis une antenne GSM précise, et quelques instants plus tard, passer sur une autre... sans qu'on ait déplacé le mobile!
Voici l'article:
CITATION
Entre fixe et mobile, la ligne se brouille
par Gaëlle Macke
Télécoms : Neuf Cegetel, Free, Orange… Le déferlement des offres « hybrides » rend encore un peu plus illisibles les tarifs des opérateurs.
Challenges.fr | 29.06.2006
Faire baisser sa facture de téléphone mobile, tout le monde en rêve : frisant les 40 euros en moyenne par mois pour chaque membre d’une famille, celle-ci a littéralement fait exploser le budget télécoms des foyers français. Aussi, quand les fournisseurs d’accès à Internet, ceux-là mêmes qui, avec leurs Box, ont réduit les factures de téléphonie fixe à près de zéro, prétendent s’attaquer au coût de mobile, le consommateur se réjouit d’avance. Pas si vite. Si les nouvelles technologies (wi-fi puis wi-max) permettent bien une connexion sans fil à Internet, ce n’est pas demain que les « haut débit » à bas prix qui sont en vigueur sur le web deviendront la règle sur le mobile. Pis, les nouvelles offres de « convergence fixe-mobile » vont achever de rendre illisibles des tarifs que les opérateurs mobiles avaient déjà compliqués.
La primeur à Neuf et Free
Neuf Cegetel est le premier à avoir lancé, le 15 juin, un téléphone à la fois GSM et wi-fi. Appelé Twin, il permet à un abonné de basculer son appareil du réseau mobile sur le réseau Internet dès qu’il arrive chez lui, dans le rayon de sa NeufBox. Dès lors, il pourra appeler depuis son portable tous les numéros fixes gratuitement. Free devrait également commercialiser un téléphone hybride avant septembre. Le groupe travaille surtout sur le wi-max (Internet sans fil d’une portée d’environ 25 kilomètres, contre à peu près 100 mètres pour le wi-fi), dont il détient la seule licence nationale.
Quand on sait que plus d’un tiers des appels mobiles sont passés depuis le domicile, la conversion vers le wi-fi semble intéressante. Mieux, les deux tiers le seraient en situation de non-mobilité (au bureau, chez des amis, dans un café…). Or le Twin permet aussi d’accéder au wi-fi quand on est à proximité d’une autre NeufBox, voire de Box d’autres fournisseurs et, globalement, de toute borne wi-fi dont le propriétaire a signé un accord avec Neuf Cegetel.
A y regarder de plus près, cependant, le gain n’est pas spectaculaire. En effet, près des trois quarts des appels mobiles vont vers des mobiles. Et là, les tarifs des Box, qui doivent payer l’accès au réseau GSM, sont comparables à ceux des opérateurs mobiles… sauf que, chez ces derniers, les minutes sont incluses dans le forfait. Le client n’a dès lors aucun intérêt à appeler un numéro de mobile via le wi-fi.
Réaction des opérateurs
La convergence fixe-mobile reste donc très limitée. Mais elle a le mérite, en introduisant les fournisseurs d’accès à Internet sur le marché du mobile, de forcer Orange, SFR et Bouygues Telecom à réagir. Le premier, profitant de son statut de leader à la fois dans le mobile et l’accès à Internet, va ainsi commercialiser en octobre son propre téléphone hybride, Unik. Doté des mêmes fonctionnalités que les deux autres, il présente cependant un atout maître : en mode wi-fi, il offrira la gratuité non seulement vers les fixes, mais aussi vers les numéros Orange. La remise est de taille, sachant que plus de 50 % du total des appels passés par un abonné Orange vont vers un mobile Orange. Mais le service Unik est loin d’être donné : il sera facturé, en sus de l’abonnement normal, de 10 à 15 euros.
Les autres opérateurs ont eux aussi leur riposte. Bouygues Telecom a déjà dégainé, en mars, avec Neo, des forfaits environ 10 euros plus cher que la moyenne, mais permettant des appels illimités vers tous les fixes et mobiles de 20 heures à minuit. Quant à SFR, il prépare, pour début 2007, une offre où, dès que l’abonné rentrerait dans le rayon de l’antenne GSM de son domicile, ses appels seraient facturés à des conditions préférentielles.
Au final, selon une étude de BNP Paribas et d’Arthur D. Little, le potentiel de baisse de la facture mobile serait de 10 à 20 %, les clients optant pour des forfaits plus petits (1 ou 2 heures) et concentrant leurs appels à l’endroit ou au moment où ils ont des crédits illimités. Voilà comment, à force de segmentation marketing sophistiquée, on finit par rendre l’usage du téléphone portable – cet appareil permettant d’appeler n’importe qui, partout, tout le temps – quasi aussi contraignant que celui du fixe… avec la confusion en plus.