Propulsée à 128,75 pence dans le courant de la matinée, l'action de l'opérateur de téléphonie mobile britannique Vodafone a finalement fini la séance, mercredi 12 avril à la Bourse de Londres, sur un gain de 0,61 %, à 124,25 pence.
L'agence de presse allemande AFX a annoncé que le groupe américain de télécommunications Verizon pourrait faire une offre de rachat, évaluée à 50 milliards de dollars (41,3 milliards d'euros), sur les 45 % détenus par Vodafone dans leur filiale commune de téléphonie mobile aux Etats-Unis, Verizon Wireless. Aucune des deux sociétés n'a commenté cette information.
La direction de Verizon affiche, depuis plusieurs mois, sa volonté de contrôle total de Verizon Wireless (51 millions de clients). Sur un marché américain en recomposition - l'annonce, le 5 mars, de la fusion entre AT&T et BellSouth en est le dernier exemple -, elle juge nécessaire de maîtriser toutes les formes de téléphonie (fixe, mobile, Internet).
Le PDG de Vodafone, Arun Sarin, répète qu'il n'entend pas quitter les Etats-Unis. Les restructurations qu'il a récemment engagées - vente, le 17 mars, des activités mobiles au Japon à Softbank - entretiennent pourtant l'hypothèse d'une sortie de Verizon Wireless. Certains de ses actionnaires l'y incitent.
Mais M. Sarin envisage pour Vodafone un avenir ne se limitant plus à la seule téléphonie mobile. Ce marché, où il compte 180 millions de clients au niveau mondial, est désormais mature, avec des croissances devenues plus faibles.
M. Sarin souhaite, lui aussi, que son groupe soit capable d'offrir toutes les formes de téléphonie. Le 6 avril, il a annoncé une nouvelle organisation. A compter du 1er mai, Vodafone disposera d'une nouvelle branche d'activité spécialisée dans la "convergence", c'est-à-dire les services mêlant accès mobiles, fixes et Internet.
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