Panasonic Mobile (groupe Matsushita) a annoncé vendredi l'abandon progressif dès le mois prochain du développement et de la production de téléphones portables de 2e génération (GSM/GPRS), afin de se concentrer sur les nouvelles générations de systèmes et terminaux.L'abandon de ce marché devrait se traduire par la suppression d'environ 1.400 emplois, essentiellement aux Philippines (environ 840), en République Tchèque (environ 200) et aux Etats-Unis (environ 200), a détaillé Matsushita lors d'une conférence de presse.

Le groupe estime à 10 milliards de yens (71,5 millions d'euros) le coût de cette restructuration, dont une partie sera imputée sur l'exercice en cours.

Il justifie sa décision par la férocité de la concurrence sur le marché des terminaux mature de deuxième génération, entraîné dans une spirale de baisse des prix.

"En concentrant nos ressources sur les technologies des nouvelles générations de terminaux, ainsi qu'en unifiant les plateformes (logiciels et technologies fondamentales) pour les marchés japonais et étrangers, nous souhaitons améliorer notre productivité et notre compétitivité", a expliqué le groupe dans un communiqué.

Panasonic Mobile veut accélérer le développement de systèmes d'exploitation (OS) basés sur l'OS libre Linux, déjà employé pour les terminaux commercialisés au Japon.

En conséquence, les activités de recherche et développement conduites sur d'autres systèmes d'exploitation aux Etats-Unis seront stoppées. Environ 230 salariés y développent des technologies basées sur le système d'exploitation Symbian/S60 (en partie créé par Nokia).

Le site de R&D situé en Grande-Bretagne se concentrera quant à lui sur la création de technologies de troisième génération (3G) et d'autres systèmes sans fil. Il pourrait également subir une légère réduction d'effectifs mais rien n'est encore décidé, a assuré Matsushita.

L'abandon des terminaux GSM/GPRS se traduira également par la fermeture de lignes de production de ce type de produits en République Tchèque et aux Philippines.

La structure installée aux Philippines compte 842 salariés, et celle située en République Tchèque un peu plus de 200.

L'usine d'assemblage de téléphones installée à Pékin se tournera vers la fabrication d'appareils de troisième génération, et ne devrait de ce fait pas connaître d'importantes suppressions de postes.

source : journaldunet.com