L'Angleterre effectue son entrée dans le tournoi samedi à Francfort, face au Paraguay. Un adversaire solide, que craint le capitaine du Three Lions, David Beckham. Le Madrilène s'attend à un match compliqué, même s'il se veut confiant quant au potentiel de son équipe.
DAVID BECKHAM, comment le groupe a-t-il vécu la blessure de Wayne Rooney?D.B. : Nous sommes évidemment tous très heureux de le retrouver avec nous. Pour le groupe, le simple fait de le voir avec nous à l'entrainement constitue un énorme coup de booster. C'est toujours difficile de revenir quand vous n'avez pas joué depuis un moment et que vous avez souffert de ce type de blessure. Mais il jouera quand il se sentira prêt. Ce sera à lui, et au staff, de déterminer à quel moment il pourra entrer la compétition.
L'Angleterre attend beaucoup de son équipe. Comment gérez-vous cette attente?D.B. : Les joueurs peuvent sans aucun doute répondre aux attentes. Ils l'ont fait semaine après semaine avec leurs clubs, ils ont tous joué dans de grandes compétitions, de grands matches, et depuis plusieurs années maintenant. Alors, ils ont tous été dans cette position avant. Nous sommes tous conscients des attentes. Elles me semblent justifiées, parce que nous avons quelques un des meilleurs jeunes talents et joueurs expérimentés d'Europe et même monde. Nous devons entrer dans cette compétition en croyant en nous et, pour être honnête, nous croyons en nous.
Avez-vous imaginé quelle pourrait être l'ambiance au pays le 9 juillet si vous remportez le titre?D.B. : Nous essayons de ne pas penser à la victoire finale, mais je crois que si quelque chose comme ça nous arrivait le pays verrait des choses qu'il n'a jamais vues avant. Ce qui s'est passé avec le cricket (les "Ashes" en 2005) et le rugby (le Mondial 2003) était déjà énorme, mais si ça arrivait avec le football, je pense que nous verrions quelque chose de plus spécial encore.
Comment envisagez-vous votre premier match samedi contre le Paraguay?D.B. : Nous sommes tous prêts maintenant, nous voulons tous y aller, commencer à jouer, parce que ça a été une longue attente. Le Paraguay est une très bonne équipe, très difficile à jouer. Ce sera tout sauf simple. Chaque équipe dans notre groupe peut être une menace. Contre la Suède, ça a toujours été des matches difficiles, mais je pense que le Paraguay est doué, très talentueux, très technique. Nous devrons entrer dans ce match avec confiance et en espérant que nous pourrons réussir un bon début.
Il y a deux ans, à l'Euro, l'Angleterre avait connu une entame douloureuse face à la France...D.B. : Le contexte est différent. Contre la France, nous avions affronté une des meilleures équipes du monde, avec les meilleurs joueurs à leur poste. Tout le monde nous parlait de ce match depuis des mois. Mais on apprend toujours de ce genre de défaites. Ce que nous avons appris ce jour-là, c'est que nous devons rester concentrés pendant plus de 90 minutes, même si nous avons l'impression de maitriser le match. Sinon, face à des talents comme Henry ou Zidane, on est punis. Ce fut le cas contre la France.
L'Angleterre et le Brésil sont-ils les deux principaux favoris pour la victoire finale?D.B. : Il y a beaucoup d'équipes, pas seulement l'Angleterre et le Brésil. Il y a l'Argentine, la France, l'Allemagne, il y a beaucoup d'équipes. Je pense que chaque équipe engagée a une chance de remporter cette compétition. L'Italie est toujours dangereuse. Pour moi, le football italien est l'un des meilleurs au monde. Ils sont toujours difficiles à jouer.
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Brillant face à la Chine, Eric Abidal fait désormais figure de titulaire indiscutable pour le Mondial qu'il aborde avec de grandes ambitions. Ce défenseur qui monte insiste sur l'esprit de guerriers qui règne chez les Bleus et se présente en Allemagne en pleine confiance pour aller au bout.
ERIC ABIDAL, quel regard portez-vous sur votre progression individuelle en équipe de France ?E.A. : Moi, je n'aime pas trop parler d'individualités. On a des joueurs de qualité dans le groupe mais ce qui est primordial c'est le collectif. Il n'y a pas que moi qui ai été titulaire trois fois. La défense dans son ensemble n'a pas trop bougé pendant les matches de préparation. On n'a pris qu'un seul but (sur penalty contre la Chine mercredi), pour la confiance c'est bien.
Vous avez l'impression d'avoir changé de statut chez les Bleus ?E.A. : Je ne suis pas trop du genre à me dire que je me suis imposé. J'essaie de donner mon maximum dès que je suis sur le terrain. C'est vrai que c'est toujours plus agréable d'être sur la pelouse au coup d'envoi. Mais ne comptez-pas sur moi pour dire: être titulaire ou ne pas être titulaire. Je pars toujours dans l'optique de faire mon match à 100%. Si je dois être sur banc, c'est pareil : c'est pour rentrer et tout donner. On sent qu'il y a des joueurs qui poussent et qui eux aussi veulent jouer, donc on se doit d'être performant, et si on ne l'est pas, on sait que derrière, il y a quelqu'un qui sera à 100%.
Quelle est la force du groupe ?E.A. : Peut-être que certaines personnes doutent de nous mais nous, notre force est interne. Il y a un esprit de groupe, de compétiteurs. C'est un esprit de guerriers. Il n'y a pas d'anciens, il n'y a pas de jeunes. Tout le monde est prêt à la aller à la guerre pour son partenaire. C'est ce qui ressort de tous les discours au sein du groupe. On vient de faire trois matches de préparation et, au fil des matches, on a vraiment senti que l'équipe de France était une vraie machine, un rouleau-compresseur parce qu'on a fait trois bons résultats.
Vous sentez la pression monter ?E.A. : La pression va monter jour après jour. Mais ce qui est primordial, c'est d'être à 100 % le jour J. Maintenant, on a quatre jours pour préparer le match contre la Suisse. Ce n'est plus un match de préparation, c'est la vérité. La pression va monter. Mais la pression, c'est positif. Quand on entre sur le terrain, c'est la guerre, pas pour blesser les adversaires mais pour leur montrer que aujourd'hui ce n'est pas leur jour. Ce qui est sûr, c'est qu'on sera opérationnels le 13 juin. On sait que c'est le top niveau, c'est plus fort que la Ligue des Champions. Mais si l'équipe de France est concentrée, elle ira au bout.
On parle beaucoup de Franck Ribéry. Que pensez-vous de lui ?E.A. : Il a un peu le même état d'esprit que moi. Il chambre beaucoup, il rigole. Sur le terrain, je ne vais pas dire qu'il chambre les adversaires mais on sait qu'il possède beaucoup de qualités, il apporte beaucoup de vivacité et de technique. A chaque fois qu'il est rentré, ça a été payant et ça a servi au collectif. Il fait partie de ses joueurs qui peuvent faire la différence à n'importe quel moment du match. Les anciens ont très bien accueillis les jeunes joueurs. Donc on a un peu plus de confiance et on est moins timides.
Peut-il être la solution pour rééquilibrer le côté droit ?E.A. : Ça, c'est votre avis. Moi, je pense que le côté droit va très bien ! Il est aussi fort que le côté gauche. Tous les joueurs dans le groupe veulent jouer mais il faut avoir la bonne formule au bon moment.
A gauche, votre entente avec Malouda semble bien fonctionner. Cela aide de jouer avec un partenaire de club ?E.A. : Oui, c'est toujours plus facile. On a joué deux saisons ensemble. On se connaît. On sait comment gérer nos efforts. Je connais les déplacements de Flo, comment il aime prendre les ballons. A partir du moment où je peux me retrouver en position de centrer, c'est bénéfique pour nous. Il n'y a que comme ça que nous pourrons nous créer des occasions. A mon poste, c'est toujours important de pouvoir dédoubler. Mais ce qui est primordial, c'est de bien défendre. Je ne sais pas si on a gagné notre place tous les deux. On a fait des bons matches de préparation, mais il ne faut pas en rester là. Le côté gauche plus fort que le droit? A mon avis, je ne centre pas mieux que Willy Sagnol...
Avez-vous des nouvelles de Djibril Cissé ?E.A. : Djibril s'était préparé pour pouvoir faire l'aventure avec nous. Malheureusement, il se blesse gravement. On pensera à lui tout au long de notre parcours. Mais il va bien. Son téléphone n'était pas branché mais les docteurs nous donnent des nouvelles. Il me semble qu'il doit venir nous voir. De toute façon, même s'il est blessé, il fait toujours partie du groupe France. Ça va nous donner plus de force pour aller de l'avant.
Comment votre coéquipier Sidney Govou a-t-il été accueilli ?E.A. : C'est sûr qu'on aurait tous préféré que Djibril soit opérationnel mai on a la chance d'avoir de bons joueurs en cas de pépin. Donc il a été bien accueilli. Il y a eu des petits applaudissements pour lui dire bienvenue. Mais il sait qu'on est tous dans le même bateau et qu'il faut tout faire pour aller au bout. Notre objectif; c'est de gagner tous les matches pour soulever la Coupe.
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Coupe du monde 2006: la Fifa préparée à résister aux pirates informatiquesZDNet Australia
Vendredi 9 juin 2006
Pour blinder ses réseaux en prévision d'attaques durant le Mondial, l'organisateur a fait appel à l'équipementier télécoms Avaya et Deutsche Telekom. Ils ont prévu différents scénarios pour tester la résistance des systèmes déployés.
Alors que s'ouvre ce jour le Mondial de foot en Allemagne, tout est en place pour assurer la sécurité des réseaux informatiques de l'organisateur, la Fifa (fédération internationale de football). Son prestataire technique chargé des déploiements, l'équipementier télécoms Avaya, redoute des tentatives d'attaques de type DoS (avec refus de service), indique Roger Jones, son responsable du développement commercial EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).
Des pirates s'en sont déjà pris - sans succès - aux réseaux informatiques lors des précédents grands événements footballistiques: Coupe du monde 2002, Coupe du monde féminine de 2003, et Coupe des confédérations 2005.
Pour l'instant, «rien de notable» n'est à signaler, précise Jones, qui a fait appel à des pirates informatiques (hackers) pour tester la robustesse du réseau. Il doit offrir une disponibilité à 99,999%, ce qui nécessite de mettre en place, par exemple, un système de redondance, explique Mike Kelly, responsable des solutions IT pour la Fifa.
Parallèlement, Avaya et Deutsche Telekom, partenaires, ont mis à l'épreuve la résistance du réseau lors de différents scénarios, poursuit-il. Les données stockées sont sensibles, de différents types, avec notamment des informations personnelles sur les personnes qui ont demandé des accréditations.
Des hackers pour tester la résistance du réseauL'équipe de Kelly a été chargée de bâtir des réseaux dans les hôtels servant de QG, dans chaque ville où les matches ont lieu, et bien sûr dans les stades. Les parties extérieures des bâtiments, par exemple les billetteries, devaient aussi être raccordées. Le centre névralgique pour l'informatique se trouve à Munich; le volet sécurité est géré par des spécialistes disponibles en permanence. L'équipe gérant les autres aspects du réseau passe la main, une fois sa journée terminée, à des équipes situées au Texas.
L'équipementier américain n'indique pas les autres fournisseurs impliqués, y compris ceux spécialisés dans la prévention des intrusions et dans la détection des virus. Seule précision: le responsable de la sécurité réseau est le même depuis la dernière Coupe du monde, mais le panel de prestataires a été renouvelé.
L'ampleur de la tâche a été renforcée par les délais impartis pour déployer le réseau. Les équipes n'ont eu accès aux stades qu'une fois les matches de la Bundesliga (championnat allemand) terminés, à savoir début mai. «Tout a donc dû être déployé, testé et opérationnel» en un mois, résume Kelly.
Et une fois la Coupe 2006 finie, il faudra tout démonter en peu de temps. Certains stades devront être vidés de tout matériel bien avant la finale, qui aura lieu dans quatre semaines. C'est le cas de celui de Leipzig, qu'il faudra rendre à ses propriétaires le 24 juin, trois jours après la dernière rencontre qu'il aura accueillie.