Non je n'est pas d'origine allemande
...................................
Allemagne-ItalieL’Allemagne et l’Italie s’affrontent ce mardi à 21h à Dortmund pour un grand classique de la Coupe du Monde. Avec une place en finale à la clé !
Les échos de la rencontreProfitant d’une organisation de jeu et d’un esprit de groupe retrouvés depuis un mois, mais aussi d’un soutien populaire loin d’être inutile, la Mannschaft n’est plus qu’à une étape de la 8e finale de Coupe du Monde de son histoire. Première grosse écurie proposée à Jürgen Klinsmann et sa troupe, l’Argentine avait les cartes en main pour battre l’Allemagne et se hisser en demies. Mais un coaching surprenant de José Pekerman et une timidité offensive rédhibitoire à l’heure de venir tuer le match ont eu raison d’une génération pourtant dorée. L’égalisation allemande signée Klose en fin de match puis des tirs au but sans pitié de Neuville, Ballack, Podolski et Borowski ont envoyé leur équipe vers l’obstacle italien. Pour l’occasion, le onze de départ pourrait être revu. Tim Borowski, auteur d’une bonne rentrée en quarts de finale, pourrait suppléer un Schweinsteiger un peu usé. Ballack, touché à un mollet et victime de crampes vendredi dernier, et Klose, lui aussi légèrement blessé à un mollet, seront en revanche bien présents. Surtout, Jürgen Klinsmann devra se passer des services de Torsten Frings. Mis en cause dans la bagarre en fin de match contre l’Argentine, le milieu de terrain du Werder Brême s'est vu infligé une suspension de deux matches, dont un avec sursis. Il ne sera donc pas présent ce mardi au Westfalenstadion de Dortmund. Il pourrait être remplacé par Sebastian Kehl, le joueur de Dortmund, voire Borowski. Podolski, Odonkor et Friedrich sont sous la menace d’une suspension pour une éventuelle finale en cas de carton jaune.
Partie dans l’inconnu au début du mois de juin, la Squadra Azzura a finalement réussi à faire fi des problèmes de corruption qui règnent au pays, mais surtout d’un groupe E aux allures de piège (République tchèque, Ghana, Etats-Unis) pour s’éviter une élimination dès le premier tour. Tantôt impressionnant, tantôt fébrile, le groupe de Marcelo Lippi a ensuite profité d’un tableau relativement facile à partir des 8es de finale. Plus roublarde que l’Australie (1-0) et plus efficace que l’Ukraine (3-0), voila l’Italie au rendez-vous des demi-finales. Jouée et humiliée le 1er mars dernier au stade Artemio Franchi de Florence (4-1), c’est l’Allemagne qui sera à nouveau proposée à Totti et ses partenaires. Quatre mois sont passés mais des années de progrès ont été observées côté allemand. L’Italie reste quant à elle sûr de sa force et tentera, à l’extérieur, de mettre en échec l’attaque adverse, chose que l’Argentine avait quasiment réussi à réaliser. Le coach transalpin sera de nouveau privé d’Alessandro Nesta, victime d’une blessure à l’adducteur droit contre la République tchèque (2-0) lors du dernier match de poule. C’est Marco Materazzi, de retour de suspension après un carton rouge reçu en 8es, qui prendra place en défense centrale. Devant, Luca Toni s’est assuré une place de titulaire grâce à son doublé contre les Ukrainiens (3-0) alors que Totti le soutiendra. L’incertitude sur la titularisation d’un 2e attaquant (Gilardino) ou d’un 4e milieu de terrain (Camoranesi) persiste. Grosso, Zambrotta et Gattuso sont sous la menace d’un nouveau carton jaune qui les priverait de finale.
Présentation du stade et de l’arbitrePour la Coupe du Monde 1974, Dortmund remplace au pied levé Cologne et érige un nouveau stade à côté du rudimentaire Rote Erde Stadion : le Westfalenstadion. Lors de sa construction, pas moins de 36 bombes datant de la seconde guerre mondiale interrompent les travaux ! Néanmoins, ce stade et sa fameuse tribune sud deviennent rapidement la fierté de toute une ville. En novembre 2001, il est décidé de l’agrandir pour porter la capacité à environ 66.000 places assises. Sa rénovation est terminée à l’été 2003 pour 40 millions d’euros. Pour faire face aux récents déboires financiers du club, le stade est rebaptisé en 2005 Signal Iduna Park, contre un gros chèque du nouveau sponsor.
C’est le Mexicain Benito Archundia qui dirigera cette première demi-finale. Il était notamment l'arbitre du 8e de finale entre l'Ukraine et la Suisse (0-0 a.p. 3-0 aux t.a.b.).
La composition probable des équipesAllemagne : Lehmann - Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm - Schneider, Borowski, Ballack (cap.), Schweinsteiger - Klose, Podolski
Italie : Buffon - Zambrotta, Cannavaro (cap.), Materazzi, Grosso - Perrotta, Pirlo, Gattuso - Totti - Toni, Gilardino
Ils ont dit...Le buteur réveillé de la Squadra Azzura, Luca Toni, se réjouissait de vivre une telle affiche. «On est super contents. On voulait à tout prix passer ce tour et on s'en est très bien sorti. Evidemment, je suis content aussi d'avoir marqué deux buts. Contre l’Allemagne, ça va être très dur, ils sont très costauds, mais je suis sûr qu'on va faire un grand match. Quel visage l'Italie va offrir contre les Allemands ? Je n'en sais rien, mais j'espère que ce sera une Italie qui gagne. Quant à savoir si c'est la composition définitive, il faut demander à Lippi. Toux ceux qui joueront se donneront à fond, on a un super groupe. Je dédie mes deux buts à tous ceux qui me sont restés fidèles, même quand ça allait mal», affirmait l’attaquant de la Fiorentina sur le site officiel de la Coupe du Monde.
Bastian Schweinsteiger, milieu de terrain de la Mannschaft, affichait sa confiance avant la demi-finale. «On a fait la fête dans les vestiaires après la victoire contre l’Argentine. Il y avait de la musique et des petits pas de danse. Ca fait plaisir. Les joueurs qui ont tiré les penalties ont affiché beaucoup de sang-froid. On savait qu’on devait commettre le moins d’erreurs possibles. On a essayé d’exploiter les espaces et souvent remporté les duels derrière. Aucun adversaire ne nous fait peur. Nous respecterons les Italiens, c’est tout», expliquait le joueur du Bayern Munich sur le site officiel de la Coupe du Monde.
Les titres de la presse«Hourra, il reste !», titrait le Berliner Zeitung samedi dernier à propos du contrat certainement renouvelé de Jürgen Klinsmann, le sélectionneur allemand. Oubliant bien vite les critiques d’avant Mondial, la presse allemande n’hésite pas à élever le coach au rang de héros. L’objectif initial des demi-finales est atteint, mais tous les observateurs outre-Rhin voient leur équipe capable d’aller au bout. Ils rêvent surtout d’une victoire en finale contre la France…
Côté transalpin, le Moggipoli et l’affaire Pessotto partagent la une des journaux avec les exploits de la Squadra. Toute la presse locale soutient son équipe et attend avec confiance le prochain rendez-vous. Gennaro Gattuso, à l’abattage habituel depuis le début du tournoi, est considéré comme le moteur de l’équipe.
Historique des confrontationsL’affiche de ce mardi sera le 14e Italie-Allemagne de l’histoire. Les Transalpins mènent les débats avec 5 victoires, 5 matches nuls et 3 défaites depuis leur première confrontation lors de la phase de poule de la Coupe du Monde 1962 au Chili (0-0). Quatre autres face à face en Coupe du Monde (1962, 1970, 1978, 1982), deux lors des Championnats d’Europe (1988, 1996) et sept lors de matches amicaux suivront. Le dernier en date, un retentissant 4-1 pour l’Italie le 1er mars dernier à Florence.
Source: Le Figaro