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Alfred
Eurofins Scientific : un nouveau test pour détecter la grippe aviaire dans les aliments

"Une bonne cuisson des aliments inactivera éventuellement le virus"...

Eurofins Scientific, prestataire de services bio-analytiques, vient de mettre au point un nouveau test pour détecter dans les aliments la présence du virus mortel de la grippe aviaire H5N1. Le groupe dit partager l'avis de l'Agence Européenne de sécurité alimentaire (EFSA) formulé dans son communiqué de presse du 26 octobre dernier, indiquant que "bien qu'il soit improbable que le virus H5N1 puisse se transmettre à l'homme par de la viande ou des oeufs crus, une bonne cuisson des aliments inactivera éventuellement le virus, éliminant ainsi ce risque potentiel".

Certains clients demandent malgré tout de tester certaines matières premières pour réduire le risque des consommateurs et de leurs employés à un niveau proche de zéro. Dr. Bert Pöpping, Directeur Biologie Moléculaire et Immunologie du groupe Eurofins Scientific, déclare : "Nous étions réticents à introduire ce test car nous partageons l'avis des scientifiques de l'EFSA selon lequel le risque est extrêmement faible. Cependant certains clients de différentes filières cherchent à atteindre le risque zéro pour leurs employés et les consommateurs."

Bien que la sécurité absolue soit hors d'atteinte, ce test permet d'aller aussi loin que possible en l'état actuel de la science. En conséquence, Eurofins a introduit ce test dans quelques laboratoires sélectionnés à travers le monde. A l'heure actuelle cependant, nous ne nous attendons pas à analyser un nombre élevé d'échantillons par ce test.

L'essai est basé sur l'utilisation combinée de la transcriptase inversée avec la PCR multiplexée permettant de détecter des séquences génétiques caractéristiques du virus. Avant son lancement, ce test a été validé préalablement par plusieurs laboratoires au plan international.



source : boursier.com
Alfred
Grippe aviaire : un vaccin encourageant


Épidémie Un essai a été mené en France sur 400 personnes avec un candidat vaccin contre le virus H5N1 produit par Sanofi Pasteur.

LA FIRME Sanofi Pasteur rend publics ce matin les premiers résultats encourageants d'un essai en France chez l'homme d'un candidat vaccin contre le virus de la grippe aviaire. Il s'agit d'un vaccin «prépandémique», basé sur le virus qui circule essentiellement parmi les volatiles en Asie et qui y a touché 120 personnes. Ce premier essai vise à définir et à baliser les procédures de fabrication d'un «vrai» vaccin au cas où une pandémie surviendrait. Mais soyons clairs : il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin capable de protéger le monde contre le virus de la grippe aviaire, qui le menace. S'il n'y a pas de vaccin, c'est tout simplement parce que le virus H5N1 pandémique n'est encore que virtuel : celui qui circule n'a pas encore subi de mutation ou de recombinaison qui l'adapterait à l'homme.

Ce premier essai vaccinal en France portant sur 300 volontaires sains âgés de 18 à 40 ans, a été réalisé sur trois sites, à l'hôpital Necker, à Cochin et à Garches et coordonné par professeur Jean-Louis Bresson. La souche virale utilisée pour le vaccin provient d'une malade infectée par H5N1 au Vietnam en 2004. Elle a été fournie à Sanofi-Pasteur par l'Institut national de contrôle biologique en Grande-Bretagne. Cette souche virale, après avoir fait l'objet d'une petite manipulation génétique, a pu être cultivée sur des oeufs embryonnés pour produire du virus en grande quantité.

Les volontaires ont été divisés en deux groupes, les uns recevant le vaccin avec adjuvant (un produit destiné à stimuler l'immunité) et les autres sans. Des sous-groupes ont reçu des doses différentes d'antigènes : 7,5 microgrammes, 15 microgrammes ou 30 microgrammes. Chaque volontaire a reçu deux doses de candidat vaccin à trois semaines d'intervalle. «Nous n'avons pas observé d'effet secondaire particulier ou inattendu, explique le docteur Agnès Hoffenbach (Sanofi-Pasteur). Nous avons aussi pu observer que deux doses sont nécessaires pour avoir une bonne immunité et que les meilleures réponses sont obtenues avec la dose la plus forte (30 microgrammes), associée à un adjuvant.»

Des résultats intéressants

Les médecins de la firme sont d'ores et déjà satisfaits de ces premiers résultats : aux doses les plus élevées et avec adjuvant, la majorité des volontaires présente des taux d'anticorps à un niveau protecteur. Ces données devraient être publiées sous peu dans une revue médicale internationale. De nouveaux essais vont être menés encore en France sur 400 personnes, en choisissant les cibles préférentielles du virus de la grippe, les enfants et les personnes âgées. Par ailleurs, un essai mené aux Etats-Unis sur 400 personnes avec des doses différentes a donné, en août dernier, des résultats intéressants.

Malgré tout, de nombreuses incertitudes subsisteront si une pandémie apparaît, quant à la production d'un vaccin. Par exemple, le rendement des cultures du virus en cause ne sera connu qu'en temps réel, tout comme la dose d'antigène nécessaire lors de chaque vaccination. Or ces deux facteurs conditionnent la vitesse de production, qui devra être importante si l'on veut protéger vite la population mondiale. «La préparation de vaccins prépandémiques devrait permettre de raccourcir les délais, tant pour ce qui est des démarches réglementaires que des protocoles industriels», explique le docteur Jean-Claude Manuguerra (Institut Pasteur, Paris). Incertitude ultime : nul ne peut affirmer qu'il y aura, à coup sûr, une pandémie humaine de grippe aviaire liée au H5N1.
D'autres firmes, Chiron aux Etats-Unis et Solvay en Hollande, préparent des vaccins contre H5N1.

source : lefigaro.fr
crocodealer
Jeudi 5 janvier 2006

Premiers morts de grippe aviaire en Turquie - et hors d'Extrême-Orient



La Turquie a annoncé deux décès humains de la grippe aviaire dans l'est du pays, premiers cas de transmission à l'homme de la grippe aviaire dans le pays mais aussi hors de l'Extrême-Orient, où la maladie a tué environ 70 personnes depuis 2003.

Une première victime, un jeune garçon de 14 ans, est mort dimanche à l'hôpital de Van (est) des suites de cette maladie, a déclaré tard mercredi le ministre de la Santé Recep Akdag.

Dans un premier temps les autorités avaient évoqué un cas de pneumonie, excluant l'hypothèse de la grippe aviaire.

Mais après une série de tests, il s'est avéré qu'il s'agissait bien de la grippe aviaire, a précisé le ministre.

Jeudi matin, Fatma Koçyigit, 15 ans, la soeur de Muhammed Ali Koçyigit, est décédée en soins intensifs de la grippe aviaire, a indiqué le docteur Ahmet Faik Öner, pédiatre à l'hôpital de Van, cité par l'agence de presse Anatolie.

"Deux personnes sont ainsi mortes de la grippe aviaire à Van", a confirmé le médecin.

Sept personnes, dont deux autres membres de la famille Koçyigit, sont actuellement traitées à Van pour des symptômes rappelant ceux de la grippe aviaire.

Il sont soignés au Tamiflu, le seul antigrippal jugé efficace pour lutter contre la grippe aviaire.

La famille Koçyigit est originaire de la localité reculée de Dogubeyazit (est), proche de la frontière avec l'Iran.

M. Akdag a indiqué que les membres de la famille avaient mangé des poulets malades.

Les patients "vivaient dans un même foyer avec des poulets malades, les côtoyaient et les ont consommés", a dit le ministre qui a appelé les habitants de Dogubeyazit et des localités avoisinantes à éviter tout contact avec les volatiles.

Dogubeyazit est située à une centaine de kilomètres d'un foyer de grippe aviaire détecté la semaine dernière dans la bourgade d'Aralik, proche de la frontière avec l'Arménie, sur la route d'oiseaux migrateurs.

Une quarantaine avait été imposée dans la région après la détection la semaine dernière à Aralik de volailles testées positives au virus H5 de la grippe aviaire.

Des échantillons ont été envoyés la semaine dernière en Grande-Bretagne pour des analyses mais leurs résultats n'a toujours pas été rendus publics, a indiqué mercredi un porte-parole du ministère turc de l'Agriculture, Faruk Demirel.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été informée des développements, comme l'exigent les procédures internationales, a précisé M. Akdag qui a exhorté la population à ne pas s'alarmer et ajouté que la Turquie disposait suffisamment de stocks d'antiviraux.

Une équipe spéciale du ministère de la Santé devait se rendre jeudi à Van pour discuter d'autres mesures à adopter pour "éteindre la maladie dans la zone", a-t-on précisé de source officielle.

Selon les autorités sanitaires, le taux de mortalité est de 58% pour une personne ayant contractée la maladie.

Un premier cas de H5N1 en Turquie avait été détecté le 5 octobre dans un élevage de dindes du village de Kiziksa, dans le nord-ouest du pays, où sont regroupés les principaux élevages de poulets du pays.

Les autorités avaient soupçonné une réserve naturelle d'oiseaux dont la plupart migrateurs située à Manyas, près de Kiziksa, d'être à l'origine du virus.

La Turquie avait annoncé le 9 décembre avoir triomphé de la grippe aviaire dans cette région après avoir effectué des milliers de tests et avoir abattu quelque 10.000 volatiles.

Des vétérinaires ont cepenant averti que la Turquie restera longtemps menacée par une épidémie de grippe aviaire car elle se trouve sur le parcours migratoire d'oiseaux pouvant être porteurs du virus.
crocodealer
Vendredi 6 janvier 2006

Grippe aviaire: un 3ème décès en Turquie

La Turquie a déploré un troisième décès, tous dans la même famille, dû à la grippe aviaire dans l'est de la Turquie tandis que la presse mettait en cause la gestion de la crise par le gouvernement d'Ankara.
Hülya Koçyigit, une fillette âgée de 11 ans traitée depuis samedi à l'hôpital de Van (est) et placée sous respiration artificielle, est décédée tôt vendredi, a indiqué Hüseyin Avni Sahin, le médecin-chef de l'hôpital, sur la chaîne d'information NTV.
Hülya, la troisième victime en Turquie de la grippe aviaire et aussi hors de l'extrême-orient où cette maladie a tué plus de 70 personnes, est également la troisième membre de la famille Koçyigit à avoir perdu la vie.
Dimanche un premier membre de cette famille âgé de 14 ans était décédé suivi jeudi matin du décès de sa soeur âgée elle de 15 ans.
Cette famille, dont un quatrième enfant est également traité à Van pour des symptômes rappelant ceux de la grippe aviaire, est originaire de Dogubeyazit, bourgade reculée de l'Anatolie orientale proche de la frontière avec l'Iran.
Les membres de la famille Koçyigit ont vécu au contact prolongé de poulets malades, avait expliqué mercredi le ministre turc de la Santé Recep Akdag.
Une quinzaine de personnes sont actuellement traitées à Van pour des symptômes proches de la grippe aviaire. L'Etat d'une d'elles est jugée grave, a souligné M. Sahin.
Les malades sont soignés au Tamiflu, le seul médicament antigrippal jugé efficace pour lutter contre la grippe aviaire.
A Dogubeyazit les autorités ont continué les travaux de désinfection pour endiguer la propagation du virus. Des abattages ont été effectués et les équipes sanitaires vêtues de combinaisons spéciales et de masques faisaient du porte à porte pour demander à la population de leur livrer leurs poulets et canards qu'ils élèvent pour leur consommation personnelle, a constaté un photographe de l'AFP.
Dogubeyazit est située à une centaine de kilomètres d'un autre foyer de grippe aviaire détecté la semaine dernière, la bourgade d'Aralik, proche de la frontière avec l'Arménie, sur la route d'oiseaux migrateurs.
Une quarantaine avait été imposée dans la région après la détection de volailles testées positives au virus H5 de la grippe aviaire.
Comme mesure de précaution, plus d'un millier de volatiles y ont été tués.
Des échantillons ont été envoyés la semaine dernière en Grande-Bretagne pour des analyses afin de déterminer s'il s'agit du virus H5N1, la forme dangereuse pour l'homme de la maladie.
Au moins quatre nouveaux foyers d'infection par le virus H5 de la grippe aviaire ont été confirmés dans l'est de la Turquie a annoncé jeudi soir le ministre turc de l'Agriculture Mehdi Eker.
Quelque 1.300 volailles sont mortes dans les différents foyers, confirmés ou suspects, et 7.000 autres ont été abattues, a précisé le ministre.
Le seul cas avéré de H5N1 a été détecté en octobre à l'autre extrémité du pays, dans le village de Kiziksa (nord-ouest), où les autorités ont affirmé en décembre avoir éradiqué la maladie après avoir abattu quelque 10.000 volatiles.
Dans un premier temps, les autorités avaient évoqué la pneumonie comme cause du décès de la première victime, mais il s'est avéré ensuite qu'il s'agissait bien de la grippe aviaire.
Sur ce point la presse était très critique, accusant les autorités gouvernementales d'avoir retardé l'adoption de mesures draconiennes en excluant l'hypothèse du virus mortel.
"Qui va assumer la responsabilité", titrait notamment à la Une le journal à gros tirage Hürriyet.
Le chef de l'opposition au parlement Deniz Baykal a également critiqué la lenteur d'Ankara. "L'opinion public a été trompée", a martelé le chef du parti républicain du peuple (CHP).
crocodealer
Grippe aviaire: cinq nouveaux cas en Turquie, la maladie se propage vers l'ouest


Cinq nouvelles personnes au moins ont été testées positives de la forme la plus dangereuse du virus de la grippe aviaire en Turquie où la maladie semblait progresser vers l'ouest, ont annoncé dimanche les autorités.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dépêché une équipe d'experts dans la région la plus touchée pour étudier les mesures prises et le risque de transmission du virus d'homme à homme.

Les dernières informations portent à neuf le total des cas de contamination au virus H5N1 recensés en Turquie. Deux d'entre eux ont déjà succombé à la maladie dans l'est, près de la frontière iranienne, la semaine dernière.

Trois des nouveaux porteurs du virus H5N1 sont traités à Ankara et les deux autres à Van (est), a précisé un haut responsable du ministère de la santé, Turan Buzgan.

Les cinq personnes testées positives faisaient partie d'un groupe de 28 dont des échantillons ont été soumis à des tests à Ankara.

Le gouverneur d'Ankara, Kemal Önal, a précisé que les trois patients soignés à Ankara étaient deux enfants et un adulte. M. Buzgan a ajouté que les deux patients de Van étaient une fille de 9 ans et un garçon de 3 ans.

Les deux enfants sont originaires de Dogubeyazit, près de la frontière iranienne, une agglomération où trois enfants d'une même famille sont morts la semaine dernière. Deux d'entre eux ont été testés positifs à la grippe aviaire. Les tests n'ont pas été concluants pour le troisième.

Les deux enfants soignés à Ankara sont originaires de la ville de Beypazari, à 100 km au nord-ouest de la capitale, où deux canards sauvages ont été trouvés morts de la grippe aviaire la semaine dernière. Ces deux enfants auraient touché des gants utilisés par leur père pour transporter ces deux canards sauvages malades et remis aux autorités, selon des médecins.

Alors que les seuls cas mortels chez l'homme ont été pour l'instant enregistrés à l'extrémité orientale de la Turquie, de nouveaux cas chez des volailles indiquent une progression vers l'ouest.

Le virus a été identifié dimanche dans des poulets morts à Istanbul, confirmant la progression vers l'ouest de la maladie, annonce-t-on de source officielle.

Des tests sur des poulets morts dans deux villages de la province de Zonguldak, au bord de la Mer noire et à 1.200 km à l'ouest des régions les plus affectées, y ont révélé la présence du virus, a déclaré le gouverneur de Zonguldak, Yavuz Erkmen.


"Aucune personne n'a été infectée" par la maladie, a-t-il dit.

Gökhan Sözer, gouverneur de la province de Yozgat, à environ 200 km à l'est d'Ankara, a lui aussi fait état du virus dans un village et de la possibilite d'infection de volailles dans trois autres localités.

A Telceker, tout près de l'Iran, on a pu voir des gens jeter des poulets morts dans les ruisseaux ou les enterrer dans des sacs en plastique. Parfois les chiens déterrent les poulets et les corbeaux viennent ensuite les manger", a déclaré à l'AFP Murat Ozer, 12 ans.

Son voisin, Gogey, a mis son dernier poulet dans un sac en plastique et l'a enterré dans un puits. Il s'est plaint de l'absence de tout vétérinaire ou autre responsable à Telceker où les poulets continuent à mourir.

Des journaux ont publié des images d'enfants en train de jeter en l'air des poulets morts ou de nettoyer des poulets morts les mains nues dans des marchés de volailles qui sont pourtant officiellement interdits désormais.

L'aggravation de la situation en Turquie a provoqué l'inquiétude d'autres pays.

Le ministre roumain de l'Agriculture Gheorghe Flutur a lancé un appel au calme et convoqué une réunion d'urgence.

Des responsables de différents ministères ainsi que des experts en migration des oiseaux, devaient se retrouver dimanche soir pour étudier la situation en Turquie et les risques pour la Roumanie où aucun cas humain de grippe aviaire n'a été détecté.

En Iran, le ministère de la Santé a demandé aux Iraniens d'éviter de se rendre en Turquie. Les douanes ont rappelé qu'il n'y avait plus d'importation de volailles turques depuis mars.

De son côté, l'OMS a demandé à la Russie d'envoyer des spécialistes en Turquie. L'OMS cherche à rassurer sur les risques d'une vaste épidémie chez l'homme.

"Le potentiel de danger pour l'homme n'a pas changé", a dit le coordonnateur de son programme mondial de lutte contre la grippe, l'Allemand Klaus Stöhr. Il n'y a pas de nouveaux indices indiquant que le virus pourrait être transmis d'homme à homme et la propagation de la maladie pourrait s'expliquer par des mesures de protection insuffisantes en Turquie.

Il estime qu'une cinquantaine de personnes pourraient y être atteintes en tout.

L'OMS craint depuis longtemps que le virus H5N1 ne mute pour devenir facilement transmissible d'homme à homme et ne provoque une pandémie qui pourrait faire des millions de morts dans le monde.
crocodealer
La filière avicole française inquiète après le premier cas de grippe aviaire



La filière avicole, éleveurs et industriels, s'inquiète de plus en plus après l'arrivée de la grippe aviaire en France, même si elle espère que les mesures de prévention mises en place permettront d'éviter une catastrophe pour un secteur déjà durement touché.

Le résultat définitif des tests sur un canard sauvage trouvé mort lundi dernier à Joyeux (Ain) a confirmé samedi qu'il était bien porteur du virus H5N1.

"On est sur le pied de guerre. Toute la filière doit renforcer sa communication pour insister sur le fait que la consommation de volailles n'entraîne aucun risque pour l'homme", affirme Christian Marinov, de la Confédération française de l'aviculture.

"Nous craignons une nouvelle baisse de la consommation même si on sait que, pour le moment, aucun élevage n'est touché", ajoute Alain Melot, président de la Fédération des industries avicoles.

La filière avicole, très divisée et ne disposant pas d'une interprofession dotée d'importants moyens financiers comme celle de la viande bovine au moment de la maladie de la vache folle, craint que l'impact médiatique de la grippe aviaire dure des mois.

"Il y a de très fortes probabilités qu'on découvre en France très prochainement, comme en Allemagne, de nombreux autres oiseaux sauvages infectés par le virus H5N1", reconnaissait-on dimanche au ministère de l'Agriculture.


Les cadavres d'une quinzaine d'oiseaux retrouvés dans différents départements sont examinés au laboratoire de Ploufragan (Côtes-d'Armor). Les premiers résultats devraient être connus au début de la semaine.

Les risques de propagation de la grippe aviaire à d'autres oiseaux sauvages autour de Joyeux ne sont "pas négligeables", a-t-on appris dimanche auprès de la direction des services vétérinaires du département.

Depuis le début de l'année, la consommation de volailles est en baisse de 15% en moyenne par rapport à la période correspondante de 2005, et atteint même jusqu'à 20% pour les poulets entiers et ceux bénéficiant de labels.

Nombre d'entreprises, après avoir réduit leur nombre d'intérimaires et de CDD, envisagent d'avoir recours à des mesures de chômage partiel.

La filière du foie gras pourrait à son tour être touchée, après la décision du gouvernement de faire vacciner tous les canards et les oies des élevages situés dans les "zones humides" de trois départements (Landes, Loire-Atlantique et Vendée) dans les cas où le confinement des volailles, désormais obligatoire sur tout le territoire métropolitain, ne peut pas être mise en oeuvre.


"Le Japon, qui a une politique très protectionniste, devrait bientôt interdire l'importation de foie gras français", a déclaré à l'AFP Marie-Pierre Pé, déléguée générale du CIFOG (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras).

Face à cette nouvelle crise, le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer a demandé "une réunion d'urgence" au ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau. Il a estimé que les mesures déjà annoncées - 5 millions d'euros d'aides aux éleveurs et 1 million pour la communication - étaient "en dehors de toute réalité".

M. Bussereau a répondu dans la soirée que le Premier ministre Dominique de Villepin était "prêt à prendre des mesures supplémentaires de solidarité" financière. Rappelant les 6 millions d'euros déjà annoncés, il a souligné que ces sommes correspondaient "à la situation d'hier, certainement plus à celle d'aujourd'hui".

Plus globalement, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a affirmé qu'il n'y aurait "aucun obstacle, économique ou financier", au plan de protection mis en place en France.
benJ Metal
j'en ai un peut rien a faire moi aussi. Je mange pas souvent de poulet mais vu que manger du poulet n'est pas dangereux. se sera pas devant mon pc que je l'attraerai. Le jour ou il se developera et qu'il passera dhomme a homme la je m'y interesserai
Myaboki
Je me permets, en tant que véto, de rajouter un site sur le quel vous pourrez voir en streaming les conférences qui ont été données aux médecins et aux vétos belges. C'est peut-être un peu trop pointu pour les non-initiés mais devrait répondre à ceux qui veulent en savoir plus sur le fond du problème... 59.gif

Et en plus c'est le site est très bien fait car on peut voir la conférence filmée en même temps que de suivre le powerpoint à côté!!!!! thumbsup.gif

Voilà,
c'est ici
crocodealer
Grippe aviaire: un chat retrouvé mort porteur du virus H5N1 en Allemagne



Un chat retrouvé mort en Allemagne était porteur d'une forme du virus H5N1 de la grippe aviaire, ce qui constitue dans ce pays la première transmission de l'épizootie des volatiles à un mammifère, a annoncé mardi le laboratoire allemand de santé animale.

Le félin a été découvert à proximité de la baie de Wittow sur l'île de Rügen, dans le nord-est de l'Allemagne, a précisé l'institut Friedrich-Loeffler, basé à Riems (nord-est).

Des analyses sont en cours afin de déterminer s'il s'agit de la forme hautement pathogène du virus, a précisé le laboratoire Friedrich Loeffler

"On sait déjà en Asie que des chats peuvent être contaminés s'ils mangent des oiseaux infectés" par le virus, a ajouté l'institut. Il a demandé à toutes les personnes de la région de Wittow possédant des chats de ne pas les laisser circuler en liberté à l'extérieur.

"Bien que tous les cadavres (d'oiseaux morts) se trouvent à l'intérieur d'un vaste périmètre de sécurité, des bêtes continuent à mourir du virus H5N1, qui pourrait être une source de contamination", a ajouté le président du laboratoire, Thomas Mettenletier. De nombreux oiseaux morts avaient été retrouvés ces derniers jours dans la baie de Wittow, sur l'île de Rügen.

Le nombre confirmé d'oiseaux sauvages infectés par le H5N1 en Allemagne s'élève désormais à 129, dont 121 ont été enregistrés rien que dans l'Etat régional du Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord-est), en grande majorité sur l'île de Rügen.


Le virus de la grippe aviaire, qui a par ailleurs tué plus de 90 personnes depuis le début de l'épidémie en 2003, majoritairement en Asie, avait été détecté début 2004 en Thaïlande chez des félins, notamment des chats domestiques. L'épizootie avait été détectée chez une panthère longibande et deux chats domestiques, tous trois morts, ainsi qu'un tigre blanc, qui a guéri.

La présence de la maladie chez des mammifères, qui plus est proches de l'homme comme des chats domestiques, renforce les craintes d'une transmission de la maladie plus aisée aux êtres humains. Des mammifères, en l'occurrence des porcs, avaient déjà été infectés lors des précédentes épizooties de grippe aviaire.

Par ailleurs, une "trentaine de pays", représentant 12% des exportations avicoles françaises, ont décidé de restreindre leurs importations de volailles françaises ou de produits dérivés, en raison de la crise de la grippe aviaire, a-t-on appris mardi au ministère du Commerce extérieur.

Lundi soir, le gouvernement avait déjà indiqué qu'une vingtaine de pays représentant 5% des exportations avicoles françaises avaient décidé un embargo total ou partiel sur leurs importations, en raison de la détection sur un élevage en France de cas du virus H5N1 de la grippe aviaire.


Il s'agissait notamment du Japon, de Hong Kong, de l'Egypte ou du Maroc.

La situation "a évolué depuis", a expliqué le ministère, qui devait préciser dans l'après-midi les nouveaux pays concernés.

Les Etats-Unis se sont joints au mouvement en annonçant mardi l'interdiction de certains produits avicoles français en provenance du département de l'Ain, région de l'élevage français contaminé.

Le ministre de l'Agriculture Dominique Busserau a indiqué pour sa part devant l'Assemblée que la France est "mobilisée sur le plan diplomatique auprès de ces pays pour qu'ils puissent réenvisager leurs mesures" et expliqué que les pays "ont mis un embargo sur nos produits parce qu'il y a des accords sanitaires" avec eux.
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Grippe aviaire: la situation en Birmanie "plus grave" que la première estimation

BANGKOK (AP) - La grippe aviaire en Birmanie est plus grave que la première estimation, avec une centaine de foyers décelés dans le pays depuis la confirmation, le mois dernier, de la présence dans le pays de la souche H5N1 hautement pathogène du virus, a souligné lundi un responsable régional de l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO).
He Changchui a précisé que dans un premier temps, les autorités avaient annoncé que le virus était cantonné dans deux foyers.
"La situation est plus grave qu'on ne l'imaginait", a-t-il dit lors d'une conférence de presse dans la capitale thaïlandaise, Bangkok. "Jusqu'à présent, on dénombre plus d'une centaine de foyers".
Depuis la confirmation de la présence de la souche H5N1 dans les régions de Mandalay et Sagaing le 13 mars dernier, les autorités ont procédé à l'abattage de 500.000 volailles dans plus de 400 élevages pour tenter d'endiguer la propagation de la maladie.

Abattage de volaille à la frontière du Niger et du Nigeria

NIAMEY (AP) - L'abattage massif de volaille a débuté dimanche à Magaria au Niger, non loin de la frontière avec le Nigeria, à la suite de la découverte du premier foyer de grippe aviaire dans ce pays sahélien.
Selon la radio publique qui a annoncé la nouvelle, les volailles de 46 villages situés dans la zone de Magaria seront abattues et incinérées. La radio ne précise ni le nombre d'élevages concernés, ni même le nombre de poulets qui seront sacrifiés et enterrés.
Le gouvernement s'est engagé à ce que les propriétaires des fermes avicoles concernées seraient dédommagés.
Le Nigeria a fait don au Niger de matériel (gants, casques, produits chimiques) pour l'abattage des gallinacés.
Le Niger est, après le Nigeria, le deuxième pays africain à annoncer l'apparition du virus H5N1 de la grippe des oiseaux. Les deux pays ont un millier de kilomètres d'une frontière commune difficile à contrôler.
crocodealer
Grippe aviaire: retour du H5N1 dans l'Union européenne après six mois d'absence
BRUXELLES (AFP), 15:43
© AFP

Les autorités sanitaires hongroises effectuent des tests sur des oeux, le 23 janvier 2007La Commission européenne a confirmé lundi le retour dans un élevage hongrois du virus H5N1 de la grippe aviaire qui était absent de l'UE depuis presque six mois après avoir fait chuter les ventes de volailles début 2006.

"Les autorités hongroises ont été informées par le laboratoire de référence de l'UE à Weybridge (Grande-Bretagne) que la souche est bien celle du H5N1, comme l'avaient indiqué les tests menés par les laboratoires hongrois", a annoncé Philip Tod, porte-parole du commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou.

Budapest avait annoncé la semaine dernière avoir détecté un foyer de grippe aviaire dans un élevage de 3.300 oies près de Szentes, dans le sud du pays.

Avant même d'avoir la confirmation que la souche hautement pathogène H5N1 était bien présente, les autorités hongroises avaient mis en place les mesures de précaution prévues par les experts de l'UE en 2006.

Toutes les oies de l'élevage infecté ont ainsi été abattues pour empêcher la propagation du virus. Une zone de protection a été mise en place dans un rayon de 3 km autour de l'exploitation touchée et une zone de surveillance dans un rayon de 10 km.

Dans la zone de protection, par exemple, les volailles doivent rester enfermées, tout déplacement des volailles, vivantes ou mortes, est interdit. La viande ne peut pas être vendue.

Ces mesures ont déjà permis d'identifier un deuxième foyer de grippe aviaire à 8 km de là.

"Les autorités hongroises ont informé la Commission ce matin qu'elles avaient détecté un possible cas de H5N1 à 8 km de la première ferme", dans un élevage de quelque 9.000 oies qui se trouve donc dans la zone de surveillance des 10 km, a indiqué Philip Tod.

Des échantillons ont été envoyés au laboratoire de Weybridge pour confirmation mais toutes les oies de ce deuxième élevage ont déjà été abattues.

Le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui avait touché entre la fin 2005 et l'été 2006 quatorze Etats membres --plus la Roumanie, entrée le 1er janvier 2007 dans l'UE-- n'avait plus été détecté dans l'UE depuis un cas au zoo de Dresde (Allemagne) en août dernier.

Le H5N1 avait pendant quelques mois infecté surtout des oiseaux sauvages mais aussi quelques élevages de volailles. D'autres pays, sans être directement touchés, avaient vu leur marché de la volaille chuter, poussant l'UE à adopter des aides communautaires pour soutenir le secteur avicole.

"Il n'est pas complètement surprenant que le virus ait réapparu avec le retour de l'hiver et du froid", a indiqué lundi Philip Tod.

"Maintenant que l'hiver est finalement arrivé en Europe, nous sommes dans une période de haut risque", a-t-il continué, estimant qu'on ne "pouvait exclure de nouveaux foyers".

Pour cette raison, le commissaire Kyprianou devait "rappeler" lundi après-midi aux ministres européens de l'Agriculture réunis à Bruxelles "la nécessité de rester vigilants".

"La Commission a demandé à tous les Etats membres d'accroître leur vigilance et de réévaluer les risques à la lumière des derniers développements", a ajouté M. Tod.

Hors de l'UE, plusieurs pays européens ont déjà annoncé un embargo sur les volailles hongroises, comme la Russie, la Serbie, la Macédoine et la Croatie.

Fin 2005 et début 2006, face à l'arrivée en Europe du virus H5N1 principalement véhiculé par les oiseaux sauvages, l'UE avait pris de nombreuses mesures pour limiter les risques.

Depuis son apparition fin 2003 en Asie, la grippe aviaire a fait environ 160 morts, principalement en Asie, selon l'Organisation mondiale de la santé. Aucun cas humain n'a été enregistré dans l'UE.

crocodealer
Moselle: suspicion de grippe aviaire

3 cygnes retrouvés morts près d'un étang pourraient être porteur du virus H5N1




Le résultat définitif des analyses sera connu jeudi. Mais les premières constatations font état d'une forte présomption d'influenza aviaire.

Autour de l'étang d'Assenoncourt (Moselle) où les trois cygnes ont été découverts, aucune mesure particulière de protection n'atait visible même si des mesures de précaution ont été prises.

Des précautions particulières

La préfecture de Moselle a annoncé mardi avoir mis en place un dispositif prévoyant le "renforcement de la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages, le confinement des oiseaux captifs et des visites de vétérinaires chez leurs détenteurs, l'interdiction de rassemblements d'oiseaux et de la chasse aux oiseaux et des chats et chiens sous contrôle de leurs propriétaires".
Dans deux exploitations agricoles se trouvant dans un rayon d'environ 15 km autour de l'étang, les animaux et particulièrement les volailles ont été confinées et leur transport a été interdit par la préfecture.
Depuis la découverte des cygnes morts, aucune mort supplémentaire d'oiseaux n'a été enregistrée. Mais l'attention reste soutenue, cette région de la Moselle comportant de nombreux étangs de taille variable comme l'étang de Lindres (600 ha) où passent de nombreux oiseaux migrateurs.

Un virus hautement pathogène

Les derniers cas avérés de grippe aviaire H5N1 sur des oiseaux sauvages en France remontent au printemps 2006.
Le 24 juin dernier, la France a décidé de renforcer son dispositif de prévention et de surveillance des volailles et des oiseaux sauvages après la découverte de cas de grippe aviaire en Allemagne et en République tchèque.
Selon les données du ministère de l'Agriculture, 62 oiseaux morts avaient alors été révélés positifs au virus. Mais un seul élevage avait été contaminé en février 2006, provoquant la mort de plusieurs centaines de dindes à Versailleux (Ain).
Avec un chiffre d'affaires cumulé estimé à 6 milliards d'euros par an, la filière avicole française qui compte une trentaine de milliers d'élevages professionnels produisant 700 millions de volailles par an, avait été fortement ébranlée par la baisse de consommation consécutive à la découverte du virus H5N1 sur un canard à Joyeux (Ain), dans la zone des étangs de la Dombes, début 2006.
toto972
elle arrive pas,ça fais un moment qu'on en parle!!la grippe ne mourras pas du jour au lendemain dans les pays de l'est,c'est sur qu'un jour ou l'autre,ce fleau redevient d'actualité avec la migrations des oiseaux!il suffit un rien!
PEPSMAN
Le pire c'est la région d'Asie. Là-bas, aucune véritable réglementation n'est respectée. Des volailles contaminées sont mangées, vendues aux marchés et manipulées sans protections aucune chaque jour.
Si les limites de ces foyers de contamination sont tant bien que mal délimités aujourd'hui, comme le dis toto il ne suffit d'un rien pour que tout devienne incontrôlable.
Reste à espérer que l'échéance nous permette d'ici là de toruver un vaccin...

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ToiNou
Puré ca faisait un bail le H5N1 ...
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