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Nag'
LE ROI ARTHUR A-T-IL VRAIMENT EXISTE?




Le Roi Arthur a-t-il existé ?

Héros de la résistance celte à l’invasion anglo-saxonne, le roi Arthur est le personnage qui inspire les plus beaux récits des poètes médiévaux.
Arthur, Merlin l’enchanteur, Lancelot, les chevaliers de la Table ronde, Tristan ou Perceval évoquent un monde chevaleresque où l’honneur est primordial.
Mais le grand roi qui aurait tranché des têtes d’un revers de son épée Excalibur n’est-il qu’une légende ?
Arthur a-t-il réellement existé ? Quel est l’antique secret du Graal ?

La légende d’Arthur

Quelques temps après que les Romains ont quitté la Grande-Bretagne, les Celtes, livrés à eux-mêmes, s’organisent en une multitude de petits royaumes qui, rapidement, se querellent. L’un de ces Etats est dirigé, nous disent les conteurs, par le roi Uther Pendragon.

Grâce à une ruse de son druide Merlin, Uther parvient à abuser de la femme de l’un de ses ennemis, la belle Igraine.
L’enfant qui naît, Arthur, est élevé par Merlin.

Adolescent, Arthur révèle son sang royal en parvenant sans peine à dégager d’un rocher l’épée merveilleuse Excalibur.

En effet, Merlin organisa un rassemblement de toute la noblesse. Dans un pré, se trouvait une magnifique épée fichée dans une enclume. Sur la pierre était inscrit : »Celui qui retirera l’épée de cette pierre et de cette enclume sera roi de toute l’Angleterre. »

On cria au miracle quand le jeune Arthur libéra l’épée de l’enclume. L’Angleterre avait trouvé son roi.

Il fédère les royaumes d’Angleterre et repousse l’envahisseur saxon. Il règne, son épouse Guenièvre à ses côtés, dans sa brillante cité de Camelot où il réunit autour d’une immense table ronde de preux chevaliers : Gauvain, Kay, Perceval, Lancelot, Tristan …

Mais, Arthur a de nombreux ennemis dont Loth de Lothian. Ce dernier envoie sa femme, Morgane, comme ambassadrice. Arthur la séduit et un enfant est conçu, Mordred. Ce qu’ignore Arthur c’est que Morgane est sa demi-sœur.
Merlin prédit que Mordred amènera la ruine du royaume.

En cadeau de mariage, Arthur a reçu une magnifique table ronde. Lorsque les chevaliers prennent placent autour, une place reste vide. Elle est réservée à celui qui ramènera le Saint- Graal, une des reliques les plus sacrées de la chrétienté.

L’amour tient une grande place dans la légende arthurienne. Lancelot et Guenièvre s’aiment. Poussé par Mordred, Arthur accuse le couple d’adultère et de trahison. Lancelot s’enfuit alors sur le continent avec sa bien-aimée et de nombreux chevaliers.
Arthur part à leur poursuite. Le combat mettra fin à l’esprit de la Table ronde. L’honneur perdu et prisonniers de leurs passions, les chevaliers se précipitent vers la catastrophe finale.

Profitant de l’absence d’Arthur, Mordred lève une armée et s’empare du trône. Lors de la bataille de Camlann, Arthur tue Mordred mais est mortellement blessé.

Arthur, agonisant, fait jeter son épée dans un lac : la lame magique est rendue à la fée Viviane, la « Dame du lac », qui éleva Lancelot et envoûta Merlin.

Selon la légende, Bédivère installe le roi mourant dans une barque qui emmène le roi vers l’île magique d’Avalon.
Il est également dit que le roi Arthur reviendra car, sur sa tombe, est écrit : »Hic Iacet Arthurus Rex Quondam Rex futurus « (Ici gît le grand roi Arthur, celui qui fut et qui sera).

Voilà le résumé assez bref de la vie du roi Arthur. Mais quelle est l’origine de cette belle légende ?

La diffusion de la légende arthurienne

L’existence d’Arthur est fixée à la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle de notre ère. Le premier auteur à évoquer le roi est l’historien Nennius, dans son histoire des Bretons, rédigée en 826, mais qui s’inspire d’un récit remontant à une époque bien antérieure.

L’histoire d’Arthur est en fait une collection de récits qui ont été ensuite rattachés à un seul héros et à une seule histoire. Cette dernière a été enrichie au cours des siècles.
Les exploits d’Arthur ont été vraiment développés par Geoffroi de Monmouth, auteur d’une Histoire des rois de la Grande Bretagne (Historia regum Britanniae), écrite en 1136. C’est lui qui rassembla tous les récits en y mêlant un peu d’histoire vraie et beaucoup de fiction.
Il fait d’Arthur un roi et créé le personnage de Merlin.

Les preuves de l’existence du roi Arthur

Les ruines du château de Tintagel où, d’après la légende, Arthur est né, existe toujours. Il se dresse sur une pointe de terre fichée dans l’Océan, au nord des Cornouailles. L’édifice date sans aucun doute de la période concernée.

Une table ronde nous est parvenue. C’est un disque de chêne de six mètres de diamètre, exposé au château de Winchester.
Mais, les analyses ont montré que la table date en fait du XIIIe siècle.
En 1191, les moines de l’abbaye de Glastonbury déclarèrent avoir découvert les corps d’Arthur et de Guenièvre.
Le lieu s’accorde avec la légende qui fait de Glastonbury l’île d’Avalon.
Le supposé souverain eut doit à de nouvelles funérailles grandioses. Mais, comment les moines ont-ils identifiés les ossements du roi, cinq siècles après sa mort ? « A sa noble stature », répondent-ils.
Cette réponse est loin de garantir l’authenticité des cadavres.

Cependant, nous disposons de quatre récits de cette exhumation. Tous se rejoignent sur deux points
essentiels :

La tombe était protégée par deux pyramides de pierre
Sous le cercueil, on trouva une croix sur laquelle étaient inscrits les mots suivants : Ici gît le grand roi Arthur, et Guenièvre, sa seconde femme, enterrés dans l’île d’Avalon
Cette croix a été perdue. On en possède une reproduction dans la sixième édition du Britannia de Camden.
L’analyse épigraphique a révélé que la croix n’était pas du VIe siècle (siècle de la mort d’Arthur) mais du Xe siècle.

En 1962, des archéologues firent des fouilles sur l’emplacement présumé de la tombe d’Arthur. Ils trouvèrent un puits, d’où un monument en pierre aurait pu être retiré, ainsi qu’un grand trou qui avait été comblé entre 1180 et 1191.
La croix a très certainement été rajoutée par l’évêque Dunstan, au cours de travaux, au Xe siècle.

Les historiens ont cherché à situer Camelot, la capitale d’Arthur, dont le nom vient probablement de Camulos, dieu celtique de la Guerre.
Les archéologues ont retrouvé dans le Devonshire, à Cadbury, les vestiges de puissantes fortifications circulaires. Une place forte importante existait là au Ve siècle. Il est logique de penser que si un roi luttait contre les envahisseurs, Cadbury devait être sa capitale.

Il est certain qu’à la fin du Ve et au début du VIe siècle, les envahisseurs saxons, ont été repoussés pour un temps.
Cette victoire a forcement nécessité une alliance des nombreux rois celtes. Cette alliance devait avoir un chef, sans doute un ancien officier romain, rompu à la stratégie et l’art de la guerre.
Pourquoi ne se serait-il pas appelé Arthur ?

D’autres historiens pensent que Arthur n’était qu’un chef de clan ordinaire qui guerroyait près de la frontière écossaise. Vers 500, les Bretons remportèrent la bataille de Badon. Cette bataille importante assura la paix pendant 50 ans. L’artisan de cette victoire s’appelait Arthur.


Références bibliographiques

La légende du roi Arthur, éditions Atlas. A la découverte du véritable roi Arthur, éditions Atlas. Arthur a t-il existé ?, éditions Larousse


Arpegius
Beau travail Nag', l'histoire du roi Arthur n'a pas fini de s'enrichir d'épopées fantastiques aujourd'hui encore sa légende grandit smile.gif
Nag'
Merci mon ami thumbsup.gif

LA GUERRE DE TROIE A-T-ELLE EU LIEU?


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L’Iliade, où Homère fait le récit de la guerre de Troie, est l’une des plus importantes épopées antiques. Des générations d’écoliers ont été captivées par ces héros, des combats sanglants et une ruse historique qui a donné la victoire aux Grecs sur les Troyens.
C’est une œuvre magistrale mais se fonde t-elle sur la réalité ?

Un archéologue amateur a découvert la cité de Troie mais y a-t-il le moindre indice qu’une bataille ait eu lieu ?
L’histoire du cheval de Troie appartient à la culture occidentale mais semble assez éloignée de la réalité historique.
A partir de 1 450 avant notre ère, en mer Egée, la puissance mycénienne domine celle de la Crète. Les Achéens, héros de l’Iliade et de l’Odyssée, parlent grec, édifient d’imprenables forteresses et vivent une histoire légendaire et mouvementée.
L’Iliade et l’Odyssée décrivent des évènements qui se seraient déroulés en 1 200 avant notre ère.

Les origines de la guerre de Troie

Pâris, fils du roi de Troie, Priam, est à l’origine du conflit. Appelé à juger de la beauté des déesses de l’Olympe, il élit Aphrodite, divinité de l’amour, qui lui a promis la plus belle femme de la Grèce, Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte.

Pâris conquiert Hélène. Elle abandonne pour le suivre sa cité, son mari et sa fille. Pour venger son frère bafoué, Agamemnon, le puissant roi de Mycènes, organise alors une expédition destinée à détruire Troie.
Cette légende relève plus de la mythologie que de l’histoire. Les historiens grecs du Ve siècle avant notre ère ont apporté à la tradition homérique des explications historiques et politiques.

Pour certains, les Troyens représentent les éternels ennemis de la Grèce. Pour d’autres, le conflit décrit par Homère symbolise la première tentative de rassemblement des Grecs en vue d’une conquête.

Les trouvailles archéologiques ne semblent pas du tout confirmer cette « réalité historique «.

La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ?

Longtemps, la plupart des auteurs ont affirmé son authenticité. Le grand historien grec Thucydide soutient qu’il y a eu une guerre de Troie, mais il est né en 460 avant notre ère, soit plus de 800 ans après les évènements supposés.

Homère demeure donc notre seule véritable source. Le problème c’est que personne ne sait qui il était, d’où il venait, ni par quel biais il connaissait les détails de cette histoire.

Si Homère a vraiment existé, le poète vivait entre 900 et 700 avant notre ère, c’est-à-dire au moins quatre siècles après les faits qu’il relate.
On sait en fait peu de choses sur le plus grand poète de l’Antiquité. Certains érudits contestent d’ailleurs à Homère la paternité de l’Odyssée, le récit du périple d’Ulysse après la guerre de Troie.

Les historiens se sont donc demandé si la cité de Troie n’était pas elle-même un mythe. En effet, personne ne savait où elle se trouvait, et beaucoup la soupçonnaient de n’être que le fruit de l’imagination des Grecs, un symbole destiné à glorifier la puissance d’Athènes.

La découverte de la cité de Troie

Un homme d’affaires allemand est à l’origine de l’une des plus fabuleuses découvertes archéologiques de tous les temps.
Après avoir amassé une fortune considérable, Heinrich Schliemann s’emploie à trouver les preuves qui établiraient la véracité de l’épopée homérique. Cet homme rêve de Troie depuis qu’il a reçut pour ses huit ans « l’Histoire universelle pour les enfants », un livre illustré où sont représentés les héros de l’Iliade.

En six semaines seulement, il apprend par cœur les 25 000 vers de l’Iliade et l’Odyssée.

Il recherche d’abord le palais d’Ulysse, puis la cité de Troie.

En 1871, utilisant les textes grecs pour guider ses fouilles et aidé par une centaine d’ouvriers, il commence à dégager la colline d’Hissarlik, sur la côte turque de la mer Egée.
Il découvre alors les superposées de sept cités, dont la plus ancienne remonte à la fin de l’âge du bronze, vers 2 500 avant notre ère. La seconde est recouverte d’une épaisse couche de cendres
Le 14 juin 1873, il met au jour près de 8 700 coupes, anneaux, bracelets d’or et pierreries. Il l’appelle le trésor de Priam, du nom du roi de Troie que met en scène l’Iliade. En réalité, la couche dans laquelle le trésor est enfoui correspond à une époque antérieure de près d’un millénaire à celle de Priam.

Cette découverte a cependant montré de manière convaincante qu’une ville a effectivement existé sur le site de Troie.

Les archéologues ont baptisé la petite bourgade découverte du nom de Troie VII d'après l'ordre des couches archéologiques. Les vestiges la montrent si petite et si pauvre que l’on ne comprend pas pourquoi les Grecs auraient levé une telle armée contre cette ville. Le site date de périodes antérieures à celles supposées de la guerre de Troie.

En 1876, il fouille le site de Mycènes et trouve des trésors qu’il attribue aux Atrides. Donc, à l’inverse, la ville du roi Agamemnon était riche.

Reste que la présence d’une ville ne prouve pas qu’elle ait été en guerre contre les Grecs.

Depuis, les archéologues ont découvert de hautes murailles tout autour de la cité qui suggèrent l’existence d’une société militaire. Mais, il n’y a aucun indice qu’une armée ait jamais campé à l’extérieur.
Pourtant, Homère évoque des forces assiégeantes de près de 110 000 hommes. Mais, les historiens sont persuadés que, s’il y a eut une guerre, elle n’a pas pu durer 10 ans, comme l’affirme l’Iliade.

Il s’agirait là des exagérations propres au genre épique car, à cette époque, les armées comptaient tout au plus quelques milliers d’hommes, et les campagnes ne se prolongeaient pas au-delà de quelques mois.

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Et le cheval de Troie ?

Il nous reste donc la célèbre légende du cheval de Troie, animal de bois gigantesque à l’intérieur duquel les Grecs s’étaient glissés et grâce auquel ils parvinrent à pénétrer dans la cité.

Croyant qu’il s’agissait d’un don des dieux, les Troyens le firent entrer dans leurs murs.

On n’a trouvé aucun vestige d’un tel engin lors des fouilles, et rien ne prouve que cette histoire se fonde sur un épisode réel.
Elle peut toutefois s’inspirer de machines de siège monumentales, dont l’usage à l’époque de la guerre de Troie n’est pas exclu.

Le rôle d’Hélène, la belle princesse grecque dont l’enlèvement par le prince troyen Pâris provoqua la guerre de Troie, est lui aussi sujet à caution.
Selon Homère, sa beauté a suffi pour que des milliers de navires se lancent à sa recherche, mais aucun document historique de l’Antiquité ne mentionne son nom.

Mythe ou réalité ?

Les défenseurs du texte d’Homère estiment que la trame générale est exacte, même si certains évènements, recueillis par le poète au terme de plusieurs siècles de transmission orale, peuvent avoir été transformés.

Les conteurs auraient progressivement modifié l’histoire, en l’adaptant aux thèmes et aux héros traditionnels qu’ils avaient à leur répertoire.

Nous ne pouvons trancher avec certitude. Les découvertes archéologiques n’ont pas permis à ce jour, de confirmer ou d’infirmer, cette épopée.

Il est fort probable que la cité de Troie ait bien existé. Il est également probable qu’une guerre ait eu lieu. Cependant, la bataille a certainement été largement embellie tant dans sa durée que dans les méthodes employées.
La ruse du cheval de Troie a été très probablement inventée de toutes pièces par les Grecs.
L’archéologie et les textes confirment l’existence d’un monde dirigé par des princes belliqueux
Si puissante et guerrière que soit la civilisation mycénienne, elle n’en sera pas moins détruite à son tour.
Vers 1 200 avant notre ère, elle disparaît brusquement, peut-être sous le coup de nouveaux envahisseurs ou de révoltes intérieures.
La Grèce a alors été plongée dans trois siècles d’obscurité.

Il n’en reste pas moins, que vraie ou non, nous continuerons, comme les Grecs, d’être fascinés par l’un des plus fascinants récits de tous les temps. En effet, ce sont les Achéens qui ont transmis à la Grèce l’héritage crétois. Leur souvenir est demeuré dans les poèmes homériques et s’est transmis jusqu’à nos jours.



J'espère que ce récit vous a plu!@demain pour de nouvelles aventures!

Arpegius
Bien sur qu'il nous à plu, ça m'a permis d'approfondir mes connaissances sur le sujet wink.gif
Et la civilisation mycénienne à été détruite suite à des conflits entre cités grecques, c'est d'ailleurs leurs conflits incessants qui furent à l'origine de leur invasion par les romains car si la Grèce avait été unie à cette époque elle aurait été bien plus forte que l'empire romain à cette époque et elle était militairement, scientifiquement et culturellement plus développée, sa division et les guerres incessantes entre ses citées ont affaiblis la Grèce.
Nag'
GUILLAUME TELL A-T-IL REELLEMENT EXISTE?




Guillaume Tell

L’histoire de Guillaume Tell est généralement considérée comme l’acte de naissance de la Suisse.
En effet, grâce à Guillaume Tell, la Suisse acquière son indépendance en luttant contre les Habsbourg.

Mais, cette histoire se fonde t-elle sur des faits historiques réels ? Probablement pas. Cela n’empêche d’ailleurs nullement à la légende de Guillaume Tell de continuer à faire le tour du monde

La légende de Guillaume Tell

A la fin du XIIIe siècle, alors que la Suisse dépendait du Saint Empire romain germanique, il y a avait dans un bourg du canton d’Uri un représentant de l’empereur, le bailli Hermann Gessler, qui terrorisait la population.
Un jour, il exigeât que tous les habitants saluent son chapeau hissé sur la place publique d’Altdorf.
Toute la population obéit sauf un homme, un montagnard. Un matin, il passa devant le chapeau, son arbalète à la main, accompagné de son fils de 10 ans, sans se découvrir.

Il fut aussitôt arrêté et conduit devant Gessler.

« _ Tu as la réputation d’être le plus habile arbalétrier du canton. Tu vas pouvoir le prouver. Que ton fils se place sous cet arbre. Compte cent pas et attends mes ordres. »

Gessler demande alors à un garde d’aller chercher une petite pomme et de la placer sur la tête de l’enfant.

« _Si tu ne veux pas finir ta vie en prison, transperce cette pomme avec une flèche ! »

Guillaume Tell prit deux flèches dont l’une qu’il cacha dans ses vêtements. Devant la foule amassée, il visa longuement et tira. La flèche siffla et traversa la pomme sans la faire tomber.

Gessler demanda : « _Pourquoi as-tu placé une deuxième flèche dans tes vêtements ? »

« _Elle était pour toi au cas où j’aurais blessé mon fils ! »

Le bailli, fou de colère, ordonna que Guillaume Tell et son fils soient jetés dans une barque pour être menés à la forteresse de Kussnach.
Mais, alors que le bailli et ses deux prisonniers se trouvaient sur le lac de Lucerne, un terrible orage éclata.
Gessler proposa à Guillaume Tell de prendre le gouvernail. « _Mènes nous à bon port et tu seras libre. »

C’est ce que notre héros fit. Mais, en arrivant au pied de la forteresse, il sauta à terre en prenant son fils et repoussa l’embarcation.
Il pointa son arbalète sur le bailli et le tua d’une flèche en plein cœur.

La mort du bailli déclencha un soulèvement des cantons contre l’Autriche. Une ligue se forma qui fut à l’origine de la Confédération helvétique.

Voilà comment Guillaume Tell devint un héros national et le fondateur officiel de la Suisse.

La légende que je vous ai contée a connu de nombreuses variantes pour la rendre crédible. Jusqu’en 1901, les écoliers suisses apprenaient l’histoire de Guillaume Tell puisque officiellement les historiens avaient validé cette version de la création du pays.



Quand la légende ne fait pas l’histoire

La légende de Guillaume Tell est très belle. Elle valorise le courage et la résistance d’un peuple face à l’oppression des occupants.

Malheureusement, elle est entièrement fausse. Guillaume Tell n’a en fait jamais existé. En Suisse, un tilleul a longtemps marqué l’endroit où, selon la tradition, le fils de Guillaume Tell se tint une pomme sur la tête.

Cette légende a été magnifiée par Friedrich von Schiller, dans son drame romantique daté de 1804, Guillaume Tell, un des classiques du théâtre allemand.

L’authenticité de la légende a été mise en doute dès le XVIe siècle.

Au milieu du XIXe siècle, l’historien Joseph Kopp, après avoir étudié les archives des cantons forestiers, conclut que Guillaume Tell n’a jamais existé.

La première référence écrite à Guillaume Tell apparaît dans quatre strophes d’une ballade datée de 1477, la Chanson de l’origine de la Confédération.

On y trouve mention d’une arbalète et de flèches mais aucune allusion à un bailli du nom de Gessler.

D’autres documents, le Livre blanc de Sarnen par exemple, font référence à un bailli impérial nommé Gessler et à un archer appelé Thall.
Cette chronique a été publiée entre 1467 et 1474.

Les racines du mythe

Les renseignements que nous possédons ont été puisés dans une chronique écrite au XIIe siècle, intitulée Gesta Danorum, par un moine au curieux nom de Saxo Grammaticus.

Cette chronique nous parle d’une histoire qui se déroule à la fin du Xe siècle, soit trois siècles avant la légende de Guillaume Tell.

Elle nous conte l’histoire d’un archer nommé Toke, qui s’est vanté de pouvoir traverser d’une flèche une pomme, posée sur un piquet éloigné de cent pas.
Le roi, agacé par cette vantardise, ordonna que l’on remplace le piquet par le fils de Toke. L’archer dut s’exécuter et sortit trois flèches de son carquois. Il releva le défi avec succès. Le roi demanda alors pourquoi il avait sorti trois flèches.

« _Les deux autres t’étaient destinées si j’avais raté mon coup ! »

Il existe une autre version, assez semblable, et plus ancienne qui date des premiers siècles de l’histoire de la Norvège.

Guillaume Tell est donc né de l’imagination des conteurs scandinaves.

Comment cette histoire est-elle arrivée jusqu’en Suisse pour devenir un véritable mythe national ?

Les historiens pensent que des populations vikings de l’île de Gotland s’installèrent dans un nouveau pays qui deviendrait la Suisse.
Chassées par la famine, ces populations amenèrent avec elles leurs traditions et leurs légendes qui se mêlèrent aux traditions locales.



Références bibliographiques

Les plus beaux mensonges de l’histoire, Guy Breton . Yerta Méléra, Guillaume Tell a-t-il existé ?, Miroir de l’histoire n°32
Arpegius
Encore un beau travail de recherche et un bon récit, encore merci Nag' spoton.gif
Nag'
wink.gif
ROBIN DES BOIS A-T-IL EXISTE?




Robin Hood, Robin des Bois, était un fier hors-la-loi, volant les riches pour donner aux pauvres. C’est du moins le portrait que nous en font les ballades anglaises du Moyen Âge. Mais, Robin des Bois était-il vraiment ce bandit au grand cœur ? A-t-il même jamais existé ? Les historiens ont cherché des preuves de l’existence de ce héros légendaire.
On peut aussi se demander pourquoi ce symbole de la résistance des paysans de race saxonne aux nobles est passé à la postérité.

A la recherche de Robin Hood

Au 19e siècle, les historiens qui ont grandi en écoutant les histoires chevaleresques remises à la mode par Walter Scott, estiment que les aventures de Robin des Bois manquent de bases historiques sérieuses.

L’un deux, Francis James Child, déclare en 1882 que Robin des Bois n’est qu’un personnage imaginaire de ballade populaire.

Des recherches ultérieures montreront cependant que la légende recèle peut-être certains éléments véridiques.

La première version complète de l’histoire de Robin des Bois est datée du XVe siècle. Il s’agit d’une ballade intitulée « Lyttle Geste of Robyn Hode ».
On y trouve déjà les personnages qui nous sont devenus familiers grâce au cinéma : le shérif de Nottingham, Petit Jean …

Dans la plupart des références anciennes à Robin des Bois, les premières remontent à 1350, ses exploits se déroulent dans la forêt de Barnesdale, dans le Yorkshire.

Les historiens se sont donc demandés si « un prince des voleurs » n’a pas existé dans cette région au XIIIe siècle.

Vers 1228-1230, les archives seigneuriales mentionnent un Robert Hood, décrit comme un fugitif qui « a volé pour le plus grand nombre ».

Le problème c’est que Robert Hood était un nom très courant en Angleterre.

De nombreux candidats au titre de Robin des Bois

Il existe de nombreuses contradictions entre les différentes références historiques. Les ballades situent les exploits au cours de quatre règnes différents : de celui de Richard Cœur de Lion (1189-1199) à celui d’Edouard II (1307-1327).

On a surtout retenu le règne de Richard Cœur de Lion. Dans la plupart des films, Robin des Bois devient un défenseur du Roi, parti en croisades, contre son perfide frère Jean Sans Terre.

Mais, les historiens ont également établi un lien entre Robin Hood et la révolte qu eut lieu en 1265 contre le roi Henri III, sous la conduite du comte de Leicester Simon de Montfort.

Le chroniqueur anglais Walter Bower raconte que, après la rébellion contre Henri, « le fameux voleur Robert Hood […] prit la tête de ceux qui avaient été déshérités et bannis à la suite de la révolte ».

Mais cette histoire est mise en doute par les historiens modernes. Ces derniers font remarquer que l’arc long, que l’on voit dans les versions de la légende, n’était pas utilisé sous le règne d’Henri III (1216-1272).

Le candidat le plus plausible est un paysan de Wakefield, dans le Yorkshire, qui a probablement pris part à un soulèvement contre le duc de Lancastre en 1322. Les archives de la ville mentionnent un Robert Hood, condamné pour avoir transgressé « les lois de la forêt «, résisté au seigneur du lieu, et pour ne pas avoir pris part à la guerre contre les Ecossais.
Il semble également que la maison de Robert Hood ait été confisquée pour cette raison, ce qui expliquerait que cet homme se soit réfugié dans la forêt.

Cela situerait la légende au cours du règne d’Edouard II qui, lui-même, a eu un valet nommé Robert Hood.

Beaucoup d’autres rebelles et hors-la-loi ont été identifiés à Robin des Bois. Parmi eux, Robert Thwing, qui a pillé les monastères pour distribuer du grain aux pauvres. Il y a également Robert Fitzooth dont les dates de naissance et de décès, 1160-1247, correspondraient à celles de Robin des Bois.
Du moins, c’est ce que prétend un document retrouvé.

Un héros national

Les œuvres littéraires ont tellement transformé les éléments historiques qu’il devient impossible de retrouver les traces originales d’un Robert Hood.

Marianne, la belle dont tombe amoureux Robin, n’est par exemple apparue qu’au XVIe siècle, tout comme le frère Tuck.
Il est probable que l’un des conteurs a dû estimer qu’il manquait une dimension sentimentale à cette légende.
Selon les versions, Robin est un défenseur des pauvres et des opprimés ou un héros national qui combat les envahisseurs normands aux côtés des Anglo-Saxons.

Peu importe finalement que le personnage ait vraiment existé ou non. Cette légende est presque universelle.
On y valorise l’amour de la justice, le courage et l’honnêteté. Savoir que de tels héros ont pu ou pourraient exister nous rassure sur la nature humaine.
La réalité était cependant certainement moins distrayante que les héros qu’elle a engendrés.

Références bibliographiques

Encyclopédie Larousse 2005 ; Les plus célèbres mystères de l’histoire, sélection du Reader’s Digest

Nag'
QUI ETAIT VRAIMENT RASPOUTINE?




Le 16 décembre 1916, le prince Ioussoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch décident de mettre fin à la vie Grigori Raspoutine, moine débauché, entré dans les faveurs de la famille impériale en raison de ses pouvoirs de guérisseur.
Réputé pour faire des miracles, Raspoutine n’était-il qu’un moujik ivrogne mais intelligent ou un vrai guérisseur aux pouvoirs hors du commun ?

Les débuts de Raspoutine

Grigori Iefimovitch Raspoutine dit Raspoutine est né probablement en 1869. Il vient d’un petit village sibérien qu’il a quitté pour se consacrer à la religion, à la méditation et à l’errance. Après quelques années de ces vagabondages, il acquiert une réputation de saint homme (starets) et de guérisseur. (Starets ou stariets (mot russe signifiant vieillard). Dans l’ancienne Russie, saint moine ou ermite, considéré par le peuple comme prophète, ou thaumaturge.)

En 1904, il quitte la Sibérie pour se rendre à Saint-Pétersbourg et vient demander l’hospitalité à l’Académie de théologie.
L’évêque Hermogène et le grand prédicateur Illiodore sont séduits par sa foi et favorisent son entrée dans la société de la capitale.

Dès lors, Raspoutine commence à faire parler de lui. Il est réputé pour faire des miracles mais également pour être l’initiateur de nombreuses débauches.

Le faiseur de miracles

La cour du tsar Nicolas II vit un drame familial. Le tsarévitch, Alexis, unique héritier de la couronne, est atteint d’hémophilie, maladie incurable à l’époque.

La réputation de Raspoutine est arrivée aux oreilles de la tsarine Alexandra. Par amour pour son fils, elle convoque le moine guérisseur.

On sait de source sure que Raspoutine a, à plusieurs reprises, atténué les souffrances du garçon. Il a également réussi à stopper plusieurs hémorragies qui auraient dû être fatales. Il le sauvera encore lors de graves hémorragies en 1912 et 1915. Aussi est-il vénéré par l’impératrice comme l’« homme de Dieu » voué à sauver son fils et la Russie.

Chaque fois que Raspoutine se rend au chevet de l’enfant, on assiste à une nette amélioration de son état de santé. Difficile de parler de simple coïncidence.

Nul ne sait quelle technique utilise Raspoutine. Une chose est sure, son influence sur la tsarine et sur la Cour est de plus en plus importante.

Un mystique débauché

La famille impériale voue à Raspoutine une telle amitié qu’on commence à le surnommer le « tsar au-dessus des tsars ». Cependant Grigori Raspoutine abuse cyniquement de bon nombre de ses admiratrices ou des solliciteuses et s’adonne de plus en plus ouvertement à la débauche.
Tout en abusant des jolies filles, il leur parle de Dieu et de la rédemption.

Cette vie de débauche bien connue ne l’empêche d’ailleurs nullement d’avoir autour de lui une cour féminine prête à tout pour lui.

L’appartement de Raspoutine devient le lieu de passage obligé de toutes les sollicitations possibles provenant des personnages les plus importants.

En 1916, le président du conseil Sturmer et le ministre de l’intérieur Protopopov participent aux séances de spiritisme qu’il organise régulièrement.

Attaqué par la presse, il est l’objet d’une discussion à la douma en 1912, mais les diverses démarches pour faire comprendre à Nicolas II les risques qu’encourt le régime du fait de ses relations avec le prétendu homme de Dieu demeurent vaines.

La haine qu’il inspire est très probablement à l’origine du mythe de l’omnipotence qu’on lui prête. Si la tsarine est à ses ordres, le Tsar ne tient en réalité pas compte de ses conseils.

Un assassinat programmé

En 1916, les défaites de la Russie au front et la décomposition de l’Etat suscitent une grande indignation dans tout le pays.

Tout va mal et le responsable est tout de suite trouvé. C’est la mauvaise influence de Raspoutine sur le Tsar qui provoque ces désastres.
La défaite de l’armée s’explique, selon l’opinion publique, par le fait que Raspoutine est vendu à l’Allemagne.

Raspoutine devient un monstre à abattre. C’est le jeune prince de 19 ans, Felix Ioussoupov, qui va se charger de cette mission.

Le 29 décembre 1916, il invite Raspoutine chez lui sous le prétexte de lui présenter une femme pour laquelle il languit depuis longtemps. Avec ses complices, le prince fait préparer des gâteaux imprégnés d’une dose de cyanure capable de tuer 20 personnes et verse en supplément ce poison dans le verre destiné à l’invité.

Arrivé chez le prince, Raspoutine mange et boit. En principe, une telle dose de cyanure aurait dû le tuer en quelques minutes mais il continue à se porter comme un charme pendant plus de deux heures.

Le prince est à bout tandis que le moine redemande à boire. Décidé à en finir, Ioussoupov prend son revolver et tire à bout portant.
Juste après la détonation, les complices arrivent accompagnés d’un médecin. Ce dernier examine le corps mais Raspoutine est toujours vivant.

Enfin, il cesse de respirer et le corps est descendu au sous-sol du palais. Mais, quelques minutes après, Raspoutine se relève et tente d’étrangler le prince.

Il faudra quatre nouvelles balles et des coups de matraque qui lui défoncent le crâne pour que Raspoutine cesse de se débattre.

Les conjurés enveloppent alors le corps et le jettent dans la Neva.

Quand on découvrira le cadavre dans l’eau, on constatera que Raspoutine était toujours en vie quand il a été jeté dans le fleuve. En réalité, il est mort noyé.

Il est certain que cette endurance vraiment exceptionnelle a contribué au mythe du surhomme.

Raspoutine était-il insensible au poison ? Apparemment, oui. Une chose est sure, il possédait une constitution hors du commun.

Bibliographie principale

L’assassinat de Raspoutine, La mémoire de l’humanité, éditions Larousse


Arpegius
Pas de religion sur FM qu'il disait... tooth.gif

Je ne connaissait pas la légende de Raspoutine, juste son nom.

Je sens que ma culture grandis chaque soir que je lis ce topic wink.gif

Merci Nag' c'est vraiment spoton.gif ce que tu fais
Nag'
QUI ETAIT MATA-HARI?




Sous le nom de Mata Hari, Margaretha Zelle ajoute des danses indonésiennes à son répertoire de charme. Elle est belle et fascinante. En ce début du 20e siècle, Mata Hari mène une vie anticonformiste qui la rend forcement suspecte.
Lorsque Mata Hari est arrêtée pour espionnage, ses accusateurs affirment qu’elle utilise un code à base de notes de musique pour transmettre des secrets à l’ennemi.
Cette femme, amoureuse de la vie, était-elle une espionne ?

Les débuts de Mata Hari

Née dans une riche famille néerlandaise de Leeuwarden le 7 août 1876, Margaretha Geertruida Zelle, est destinée comme toute jeune fille de l’époque à un riche mariage et à avoir de nombreux enfants.
Pourtant, son destin va être tout autre et elle symbolise toujours aujourd’hui, le mystère, l’érotisme et l’espionnage.

La jeune fille rejette très tôt le conformisme bourgeois et devient une courtisane ainsi qu’une danseuse exotique.

Elle apprend l’art de la séduction. Marié à un officier de l’armée coloniale néerlandaise, on raconte qu’elle séduit et attire chez elle des hommes importants.
Son premier mari semble être l’instigateur de ces rencontres. Une fois les amants dans le feu de l’action, le mari surgit, un appareil photo à la main, et immortalise la scène pour faire chanter les imprudents.

Séparée de son mari, Margaretha s’installe à Paris à la fin de l’année 1903, bien décidée à réussir une carrière de danseuse.

Après une période difficile, pendant laquelle elle gagne en fait sa vie comme courtisane, la jeune femme décide de changer d’image.

Ainsi naît la danseuse exotique Mata Hari, qui entame rapidement une carrière internationale.

Une espionne pleine de charme

Elle rencontre Truffaut von Jagow, chef de la police berlinoise. Celui-ci tombe amoureux d’elle et devient son amant. Il comprend aussi qu’il peut utiliser les charmes de sa maîtresse à son avantage et surtout à celui de l’Allemagne.

Il l’incite à poursuivre ses activités de courtisane et l’encourage à s’occuper d’hommes politiques, de personnalités de l’armée et de la diplomatie.
Elle pourra ainsi obtenir d’importantes informations d’ordre militaire.

Elle accepte et c’est ainsi qu’elle commence sa carrière d’espionne sous le matricule H 21.

La jeune femme participe à de nombreuses soirées et nouent des liens avec des hommes influents.

Très douée, elle leur soutire des informations qu’elle rapporte ensuite aux Allemands.

Ses talents de séductrice ont des conséquences graves quand commence la Première Guerre mondiale.
Elle s’engage comme infirmière, près de Vittel, et parvient à arracher aux officiers blessés des détails des plans des prochaines offensives.

Etrangement, à plusieurs reprises, des offensives françaises se heurtent à une concentration imprévue de troupes allemandes.
Lors de l’une de ces offensives, plus de 100 000 soldats trouvent la mort.

Pour la France, cette défaite est directement imputable aux informations glanées par Mata Hari.

Courtisane ou espionne ?

Au début de l’année 1917, Mata Hari est arrêtée. Elle avoue ses liaisons mais ne reconnaît pas avoir obtenu de renseignements confidentiels.
Elle affirme qu’elle est effectivement une courtisane mais pas une espionne.

Elle clamera son innocence jusqu’à sa condamnation et son exécution quelques mois plus tard.
Convaincue de l’implication de la jeune femme dans des activités d’espionnage, la cour de justice militaire ne délibère pas longtemps avant de prononcer la condamnation à mort.

Face au peloton d’exécution, elle refuse qu’on lui bande les yeux et meurt sans avoir baissé les yeux.

Cette affaire n’est pourtant pas vraiment close. En se fondant sur des documents d’archives, la Fondation Mata Hari et la ville natale de la jeune femme ont déposé, fin 2001, une demande de révision du procès auprès du ministre français de la Justice.

Ils sont persuadés que Mata Hari, jugée à huit clos, a fait les frais d’un procès falsifié à des fins patriotiques.
Pour Léon Schirmann, qui a mené une enquête approfondie, il qualifie ce procès de machination et de crime judiciaire.

D’après lui, Mata Hari a été le jouet des services d’espionnages allemands qui se seraient servis d’elle comme bouc émissaire.

Alors, Mata Hari n’était-elle qu’une femme qui aimait profiter de la vie ?



Références bibliographiques

Les plus célèbres mystères de l’histoire, Sélection du Reader’s Digest

@demain pour de nouvelles aventures wink.gif
Nag'
LAWRENCE D'ARABIE : MYTHES ET REALITE




Il existe des hommes dont le destin dépasse celui du simple mortel, un destin appartenant à un univers romanesque. Peu d’hommes deviennent des légendes. Lawrence d’Arabie est de ceux-là.
Le colonel Lawrence est l’une des grandes figures d’aventuriers du XXe siècle. Mais, c’est également un homme énigmatique. Qui était vraiment Lawrence d’Arabie ? Un simple agent secret ou un héros ?

Parcours de T. E. Lawrence

Thomas Edward Lawrence naît en 1888 à Tremadoc, au pays de Galles. C’est un enfant intrépide, courageux mais aussi parfois violent.
Plus que tout, il se sent blessé par sa naissance illégitime, qu’il a découverte à l’âge de 10 ans.
Son père, petit noble irlandais, s’était enfui avec la gouvernante de ses quatre premiers enfants. Thomas est donc un enfant adultérin qu’un lien très fort unira toujours à sa mère.

Selon certains, il aurait combattu son homosexualité en menant une vie chaste, faite d’exercice physique, de travail et de sévérité morale.
Ce serait donc là l’une des clefs de sa personnalité.

Ces composantes psychologiques nourriront son œuvre littéraire : les Sept Piliers de la sagesse et le roman autobiographique posthume la Matrice (1955).

Lawrence suit des études d’archéologie à Oxford et participe entre 1909 et 1914 à des campagnes de fouilles au Moyen-Orient.

Là, au contact des Bédouins, qui lui apprennent l’arabe et dont il adopte le costume, il conçoit le projet d’un grand empire arabe placé sous influence britannique.

Connaissant parfaitement le Moyen-Orient, il entre au service cartographique de l’armée anglaise d’Egypte en 1914.
Il ne peut être incorporé dans l’armée à cause de sa petite taille.

Les Turcs, qui contrôlent la Syrie, la Palestine et l’Arabie, sont alliés aux Allemands et menacent alors le canal de Suez.

Lawrence d’Arabie : le conquérant

Lawrence est choisi par les services secrets britanniques pour favoriser la révolte des Arabes contre l’Empire ottoman.
Grâce à son courage, à son héroïsme au combat et à ses talents de diplomate, il parvient à fédérer les tribus bédouines autour du chef de La Mecque, Hussein, et de son fils, l’émir Faysal.

Ensemble, ils mèneront contre les Turcs une guérilla incessante, faite d’opérations de harcèlement contre les trains militaires.

Lawrence et les Bédouins, incorporés dans l’armée du général Allenby, s’emparent d’Aqaba, au nord-est de la mer Rouge, en 1917.
Fait prisonnier par les Turcs, Lawrence se tait sous la torture et parvient à s’évader. Il conduira son armée jusqu’à Damas, qu’il prend en 1918.

Lawrence apporte son soutien à Hussein pour constituer un grand royaume regroupant toutes les régions arabes du Moyen-Orient. Mais, en 1920, le traité de Sèvres entre les Alliés et la Turquie est une immense déception pour lui.
Il se sent trahi par la Grande-Bretagne, qui, en vertu de l’accord Sykes-Picot, a abandonné la Syrie et le Liban à la France.

C’est cependant grâce à l’aide de Lawrence que, en 1921, l’émir Faysal devient roi d’Iraq, et son frère Abdullah, émir de Transjordanie.

Retour à l’anonymat

Lawrence revient en Angleterre en 1922, auréolé d’un immense prestige militaire. Cependant, il est amer et déçu.
Churchill lui propose une carrière diplomatique qu’il refuse. Il se fait alors enrôler comme simple soldat dans la Royal Air Force sous le nom de Ross.

En 1926, il publie les Sept Piliers de la sagesse. Le livre met en scène son personnage d’aventurier.
Ce livre est un témoignage sur la guerre et une fresque romanesque. C’est également l’autobiographie d’un homme qui ne croit plus en ses idéaux, déçu par la réalité politique.

Bien que très sollicité, notamment par l’écrivain et ami Henry Williamson, qui essaye de le convaincre de rencontrer Hitler, Lawrence semble détester cette auréole de héros qu’on lui impose.

Un décès controversé

Le colonel Lawrence quitte son régiment le 26 février 1935. Il doit alors affronter la vie de simple civil ce qui n’est pas facile pour un homme aux multiples exploits.

Retraité, il s’installe dans sa demeure de Clouds Hill. Encore jeune, il se sent dévalorisé par cette retraite anticipée.

Le 13 mai 1935, il quitte son domicile à moto pour poster des lettres. Au retour du village voisin, vers 11 h 20, il croise une fourgonnette noire et doit se rabattre brutalement. Il heurte alors la roue arrière de la bicyclette d’un jeune garçon. Ejecté, il est transporté à l’hôpital militaire de Bovington, où il meurt six jours plus tard à l’âge de 47 ans.

Les autorités britanniques cherchent à éviter toute publicité sur l’accident. Faute d’informations précises, les journaux colportent des rumeurs incroyables et non vérifiées.

Il est vrai aussi que l’enquête menée par l’armée présente des zones d’ombre. Par exemple, plusieurs témoins affirment avoir vu une voiture noire mais il n’en est pas fait mention dans le rapport.

Des hypothèses surgissent alors :

Lawrence a été chargé de mener une mission ultrasecrète au Moyen-Orient
Il a été assassiné par les services secrets d’une puissance étrangère
Il s’est suicidé par déprime
Le suicide aurait pu être envisageable mais dans ce cas précis, il se trouve que Lawrence se préparait à recevoir Williamson le lendemain. Il avait passé une partie de la matinée à préparer avec sa cuisinière les détails du déjeuner.

Lawrence a joué un rôle incontestable dans l’histoire des relations entre l’Occident et le Moyen-Orient.
Il a rêvé d’une grande nation arabe, mais ce rêve s’est heurté aux ambitions coloniales de la Grande-Bretagne et de la France qui se sont partagées le Moyen-Orient.

Il était devenu un mythe pour toute une nouvelle génération en mal d’aventures. Personne, pas plus les médias que le public, ne pouvait admettre qu’un tel homme meurt dans un banal accident de la route.

Pourtant, c’est bien le cas. Il n’y a nul mystère autour de sa mort. Mais, Lawrence d’Arabie restera encore pour très longtemps une figure légendaire et un héros est forcement auréolé d’un certain mystère.



Bibliographie principale

Lawrence d’Arabie ou l’épopée des sables de Raphaël Lahlou, Bernard Giovanangeli Editeur . Les plus célèbres mystères de l’histoire, Sélection du Reader’s Digest
Nag'
NAPOLEON EST-IL MORT EMPOISONNE?


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En 1821, Napoléon 1", ex-empereur des Français, meurt à Sainte-Hélène, officiellement des suites d'un ulcère à l'estomac. 140 ans plus tard, un dentiste suédois, le docteur Forshufvud, publie un livre Napoléon a-t-il été empoisonné ? Ouvrage qui passe d'abord inaperçu.

Mais, quand le département de médecine légale de Glasgow examine cinq échantillons de cheveux de l'Empereur, tous comportent des quantités non négligeables d'arsenic. La légende napoléonienne a commencé à se répandre dans la France monarchique de la première moitié du XIXe siècle, notamment à l'occasion du triomphal retour des cendres de l'Empereur, aux Invalides, en 1840. Le « mystère » Napoléon » ne s'est jamais vraiment dissipé.

De quoi Napoléon est-il mort ? D’un empoisonnement à l’arsenic, pour certains ; d’un cancer à l’estomac pour d’autres.
La dernière étude effectuée renforce la version officielle.

La fin de Napoléon

Après sa défaite de 1814 face à l'Europe coalisée, Napoléon est exilé à l'île d'Elbe, proche des côtes toscanes. II s'en échappe le 1er mars 1815. Profitant des maladresses des royalistes, nouveaux maîtres de la France, et des dissensions entre les vainqueurs, il reprend le pouvoir à Paris. Mais il est usé, il ne croit plus en son étoile, ses meilleurs généraux sont morts.
Anglais et Prussiens le battent une dernière fois à Waterloo, le 18 juin 1815. À Paris, on le force à abdiquer, et une nouvelle paix ramène la France à ses frontières de 1792.

L'Empereur déchu se rend aux Anglais, espérant en leur magnanimité. Ils l'exilent dans une île perdue de l'océan Atlantique, proche du tropique du Capricorne, à 1 900 kilomètres de l'Afrique et 2 900 du Brésil : Sainte-Hélène, bloc volcanique de 16 kilomètres sur 11, où il ne doit pas sortir d'un périmètre plus restreint encore. Trois mille officiers et hommes de troupe l'y surveillent.
Il lui reste alors 6 ans à vivre.

II y arrive le 15 octobre 1815 et y meurt le 5 mai 1821.

L’île qui lui sert de prison est insalubre, la chaleur y est lourde, la pluie et les brouillards fréquents. Le geôlier, sir Hudson Lowe (1769-1844), est un médiocre hanté par la fuite possible de Napoléon. Pour l’empêcher, il prend les mesures les plus tatillonnes et les plus vexatoires. Napoléon est coupé de tous les êtres qui lui sont chers : Marie-Louise, qu’il attendra en vain, son fils prisonnier de l’Autriche, sa mère Letizia. Sa vie se déroule au milieu des disputes qui opposent Mme de Montholon et Mme Bertrand, femmes des généraux qui l’ont suivi à Sainte-Hélène

Emmanuel de Las Cases (1766-1842), chambellan, à qui il dicte ses Mémoires, doit le quitter en 1816.

Mais, l’empereur déchu devient le héros de la France et de l’Europe révolutionnaires, le martyr de la Sainte-Alliance des rois qui opprime les peuples.
Assez paradoxalement, lui qui avait toujours combattu le libéralisme en devient l’emblème.

Les arguments sur l’empoisonnement

Voici un extrait du rapport d’autopsie de l’Empereur effectuée par François Antommarchi.

9°)...j'ai observé que l'adhérence de la face concave du lobe gauche du foie formait un trou du diamètre d'environ trois lignes (soit 6 millimètres 3/4) dans la face antérieure de l’estomac, près de son extrémité droite.
10°) Ayant ouvert l'estomac derrière sa grande courbure, j'ai observé qu'il était rempli en partie d'une substance liquide noirâtre, d'une odeur piquante et désagréable.
11°) Ayant ôté le dit liquide, j'ai observé un ulcère cancéreux fort étendu qui occupait spécialement la partie supérieure de la face interne de l'estomac et s'étendait de l'orifice du cardia jusqu'à environ un pouce du pylorum.
12°) Sur le bord de cet ulcère vers le pylorum, j'ai reconnu le trou ci-dessus produit par la corrosion ulcéreuse des parois de l'estomac.
13°) Les parois ulcéreuses de l'estomac étaient considérablement gonflées et endurcies...»

Comme on peut le constater, ce rapport parle d'une large ulcération de l'estomac ayant dégénéré en un cancer.

Forshufvud, en 1961, oublie l'ulcère, qui n'est pas la cause directe du décès, et se concentre sur le cancer pour l'écarter promptement. Une tumeur maligne aurait fait maigrir considérablement sa victime, or la couche de graisse, sur le ventre du cadavre de Napoléon, avait encore près de cinq centimètres.

En revanche, il arrive que les victimes d'une intoxication arsenicale lente prennent du poids ; à faible dose, le poison a longtemps été utilisé comme stimulant. De plus, un médecin anglais souligne la quasi-absence de poils sur le corps de l'Empereur, ce qui peut être aussi un symptôme d'un empoisonnement à l'arsenic; tout comme le bon état de conservation du corps en 1840, lorsqu'il est exhumé pour être ramené en France.
Mais, il est vrai que ses entrailles avaient été retirées, donc qu'il avait subi un début d'embaumement.

Fort de ces indices, le dentiste suédois attribue à l'arsenic tous les problèmes de santé de Napoléon : d’une crise étrange, proche de l'épilepsie, en 1805, en passant par ses douleurs d’estomac jusqu’à son eczéma à l'île d'Elbe et ses difficultés urinaires à Waterloo.

Certes, à chaque fois, le détail des troubles peut faire penser à un empoisonnement, mais bien d'autres explications médicales sont possibles

Soulignons que Forshufvud n’est pas le premier à défendre la théorie de l’empoisonnement. Avant lui, René Maury, s’est également basé sur certains rapports médicaux pour affirmer que cette mort n’est pas naturelle.

Forshufvud, de plus, revient aux conclusions de l'autopsie, qui signalent que l'estomac de Napoléon était plein d'une sorte de marc de café. II conclut à une hémorragie mortelle, liée à la corrosion de toute la paroi stomacale, caractéristique de tous les empoisonnements au mercure.

Il suppose donc qu'après des années d'intoxication à l'arsenic l'assassin est passé à un autre poison. Il s'agirait très précisément du cyanure de mercure, produit en effet redoutable, formé dans l'estomac même du malade par la rencontre entre un médicament, le calomel, prescrit à fortes doses dans l'espoir de lui dégager les intestins, et une boisson effectivement consommée par l'Empereur, un sirop d'orgeat à base d'amandes amères. Faute d'orgeat et d'amandes amères, du simple sel de cuisine aurait pu produire la même réaction.

Reste à trouver un coupable, et un mobile. Les Anglais n'avaient guère accès à leur prisonnier, peu de ses compagnons sont restés avec lui du début à la fin. Le grand maréchal Bertrand est unanimement mis hors de cause.

Reste le général Montholon, qui aurait suivi Napoléon pour fuir ses créanciers, pour servir aussi d'agent à la monarchie française restaurée, laquelle ne pouvait se sentir tranquille tant que Napoléon vivait, et pour se faire coucher sur un intéressant testament.

On peut ajouter que d'autres, d'ailleurs sans la moindre preuve, ont glosé sur les relations entre Napoléon et l'épouse du général. Ce vaudeville a pu dégénérer en drame.

L'ennui, c'est que Montholon n'a jamais abjuré son bonapartisme. Suivant le neveu, après l'oncle, dans leurs heures les plus noires, il a même été, plus tard, compagnon de captivité du futur Napoléon III. De plus, il n'a pas approché l'Empereur avant 1815 et ne peut donc être le mystérieux empoisonneur qui sévissait alors depuis dix ans.

Pourquoi tant d’arsenic ?

Il y a plusieurs explications possibles pour expliquer les traces d’arsenic dans les cheveux.

Alain Decaux a proposé une solution, en tous points satisfaisante. On a vu que l'arsenic, à petites doses, était prescrit comme stimulant. Les nécessités de sa vie ont pu contraindre Napoléon à en user, à en abuser, quitte à en subir parfois les effets secondaires C'est cet arsenic que les savants anglais ont mis en évidence... C'est simple, trop peut-être, mais plus convaincant que des hypothèses exigeant de nombreux poisons, et de nombreux empoisonneurs.

On peut également envisager que l’arsenic a pu venir des aliments ou de l'eau minérale qui en contiennent naturellement.

La dernière étude sur le « mystère » Napoléon

Une équipe de médecins, de pathologistes et de gastro-entérologues de plusieurs pays ont étudié tous les rapports d’autopsie ainsi que les témoignages de ceux qui étaient présents durant les dernières semaines de la vie de l’Empereur.

Ils ont ensuite utilisé une base de données de pathologies connues. Ainsi, ils ont identifié la maladie dont souffrait Napoléon.
Pour eux, il n’y a aucun doute. L’Empereur est mort d’une importante hémorragie gastrique qui est la conséquence directe d’un cancer de l’estomac.
Ce cancer, non soigné, s’est développé à la suite d’un ulcère qui lui-même était le fruit d’une gastrite chronique.

Il n’y a donc aucun mystère autour de la mort de Napoléon, pas plus de main criminelle que de complot.



Références bibliographiques

Les grandes énigmes, éditions Larousse. Les plus célèbres mystères de l'histoire, Sélection du Reader's Digest. Science & Vie N°1074
Nag'
Y A-T-IL ENCORE DES PRISONNIERS AMERICAINS AU VIETNAM?




La guerre du Viêt-Nam restera pour longtemps un démon difficile à exorciser pour les Etats-Unis. 17 ans après la fin de cette « sale guerre », en 1975, le Pentagone estime à 2 273 le nombre de soldats dont la trace n’a pas été retrouvée.
Sur ce nombre, 1 101 sont considérés comme morts au combat et 1 172 sont catalogués comme Missing in Action (MIA).
Ces soldats, disparus au combat, sans que leur mort puisse être prouvée de manière certaine vont créer un doute atroce.
Des prisonniers sont-ils restés au Viêt-Nam ? La polémique va atteindre son point culminant en 1990 et 1991 alors qu’une photo venant d’Asie, datée du 25 avril 1990, montre trois hommes d’une soixantaine d’années.
Des familles les reconnaissent alors comme d’anciens MIA.


Le doute sur les MIA

119 cas de MIA ont été présentés aux autorités vietnamiennes en 1987. Dans les années qui suivent, le Viêt-Nam a essayé avec plus ou moins de bonne volonté de régler cette question. Ce doute du peuple américain était en effet l’un des obstacles au rapprochement entre les deux pays.

Certains officiels américains pensent que, au pire, une dizaine d’américains ont pu rester prisonniers au Viêt-Nam, au Laos et au Cambodge après 1975. Ils pensent également que ces hommes sont morts dans les geôles.
Un seul soldat est réapparu après 1979 mais il a été convaincu d’intelligence avec l’ennemi.

Par contre, l’opinion américaine a une toute autre opinion sur ce problème. Un sondage Time/CNN de 1991 fait ressortir que 60% des personnes interrogées pensent que de nombreux soldats américains sont toujours captifs.

La photo de 1990 a permis d’avancer trois noms : les trois hommes identifiés seraient le colonel J.L Robertson, le major A.L. Lundy Jr et le lieutenant J.Stevens. Ces hommes ont disparu entre 1966 et 1970.

Au cours de l’été 1991, une autre photographie prétendument récente d’un MIA, le capitaine Donald G. Carr, fait les gros titres de la presse américaine.
Cette nouvelle photo oblige le ministère de la Défense à aider l’organisme de recherche privé (Operation Rescue) qui l’a publiée.

Mais, le colonel Jack Bailey, responsable d’Operation Rescue, se montre incapable de fournir des preuves supplémentaires, ni même de produire le moindre informateur.

Un témoignage

Un membre des Special Forces, troupes spéciales entraînées par la CIA, a fait le récit suivant, au retour de quinze années passées dans les prisons du Viêt-Nam du Nord :

« Pendant que j’étais prisonnier à Hanoi, j’ai entendu parler d’un certain nombre de prisonniers de guerre américain. J’ai entendu leurs voix et j’ai entendu les cadres dire qu’il s’agissait de pilotes abattus qu’on était en train de rééduquer. Ils étaient gardés à part. »

Transféré, en 1978, de Hanoi à Thanh Hoa, le témoin affirme y avoir vu une trentaine de POW, enfermés dans trois camps différents.
Il les décrit ainsi :

« Les POW que j’ai vu étaient maigres et couverts de gale. Ils marchaient difficilement, mais, on les forçait à ramasser du bois dans la forêt. Ils tombaient souvent. Parfois, leurs gardes les battaient. »

Un marché rentable

Tout s’achète et tout se vend, y compris la souffrance humaine. L’industrie du MIA comme l’appelle le Times lui-même est une affaire très lucrative aux Etats-Unis.

Elle est alimentée par la production périodique de photos de blancs ou de noirs censés être prisonniers de tribus de la jungle ou de camps secrets vietnamiens.

Jusqu’à maintenant, personne n’a pu prouver que ces hommes étaient vraiment des MIA. Par contre, la plupart des clichés se sont finalement révélés être des photographies d’indigènes aux airs vaguement européens.
D’autres sont des portraits retouchés de conseillers soviétiques tirés de vieux magazines ou des montages opérés à partir des prospectus distribués en Asie du Sud-Est par les familles des disparus.

Le peu d’empressement du gouvernement américain à entreprendre des recherches sérieuses a permis à des organisations privées de se créer. Ces organisations sont financées par les dons des familles notamment.
Malheureusement, leur comptabilité n’est pas très claire. 14 d’entre elles ont été accusées en 1989 de fournir des informations fausses ou déformées afin de pousser les familles à leur fournir de l’argent.

Une énigme non résolue

Entre le témoignage d’un homme qui n’avait aucune raison de mentir et des pratiques mercantiles douteuses, il est très difficile de se faire une opinion sur ce problème.

Que des soldats américains aient été fait prisonniers au Viêt-Nam, c’est certain. Mais, sur les 1 172 hommes qui ont disparu, combien sont restés captifs ?

Les rapports entre le Viêt-Nam et les Etats-Unis sont restés très tendus jusqu’en juillet 1995, année de la normalisation des rapports entre les deux pays.
En août de la même année, l’ambassade des Etats-Unis a été inaugurée à Hanoi.

Le gouvernement américain n’a jamais fait preuve d’une véritable volonté pour crever cet abcès. Alors que les relations diplomatiques ont enfin été rétablies, aucun des deux pays n’a le moindre intérêt à revenir sur ce douloureux dossier.

Nous ne saurons probablement jamais combien d’hommes ont fini leur vie dans les geôles vietnamiennes en espérant un secours qui n’est jamais venu.



@demain les amis wink.gif
Arpegius
Mouaip, 30 ans après cette guerre ça m'étonnerais qu'il y ait encore des prisonniers.
Merci une nouvelle fois pour tes recherches Nag' thumbsup.gif
Nag'
Merci wink.gif

La mort de Gabrielle d'Estrées : la main de dieu ou celle de l'homme ?




Nous sommes en 1599, le roi Henri IV, fou de sa maîtresse Gabrielle d’Estrées, duchesse de Beaufort, a décidé de l’épouser contre l’avis des français et même du pape. Marié à Marguerite de Valois depuis 1572, le roi apprend enfin que son épouse consent à divorcer en février 1599. Plus rien ne s’oppose à son union avec Gabrielle. Pourtant, celle-ci ne sera jamais reine de France, mourrant quelques heures avant son mariage, le 10 avril loin de son royal amant. Tout de suite, une rumeur circule et prend de l’ampleur : la duchesse de Beaufort est morte assassinée, victime d’un empoisonnement. La main de dieu a-t-elle frappé seule Gabrielle ou l’a-t-on aidé ? Qui avait intérêt à voir disparaître la duchesse ? A la vérité, beaucoup de monde ! Les français détestent Gabrielle d’Estrées qu’ils jugent capricieuse, hautaine et de mauvaise influence sur le roi mais qui en plus se permet de le tromper. Depuis que Henri IV l’a faite duchesse de Beaufort en 1597, le peuple ne l’appelle plus que « duchesse d’ordure ». Pourtant, le roi est très épris de sa maîtresse qui lui a déjà donné trois enfants et qui est enceinte de nouveau. En l’épousant, il donnerait ainsi un dauphin à la France, le petit César né en 1594. Mais pour épouser la belle, il lui faut d’abord divorcer. Or, la reine Margot n’accepta durant longtemps de se séparer de sa couronne uniquement si Henri épousait une femme de haute naissance et en aucun cas sa « putain ». Si Marguerite fini par céder, le pape ne l’accepte que si le roi épouse sa nièce, Marie de Médicis. C’est pourquoi, dans les mêmes temps qu’il prépare son mariage avec Gabrielle, le roi mène des négociations avec les Médicis ! La situation inquiète la duchesse qui ne comprend pas pourquoi son amant joue ce double jeu. D’un côté, Henri promet d’épouser Marie, de l’autre, il fixe son union avec Gabrielle pour la Saint-Quasimodo et le 23 février, il offre à sa maîtresse l’anneau du couronnement. Mais Gabrielle prend peur ; elle va jusqu’à dire au roi qu’il ne pourra plus avoir d’enfants un jour qu’il tombe malade. Etre impuissant ? Cela veut dire que son union avec Marie de Médicis ne donnera pas d’héritier à la France alors que Gabrielle lui a déjà donné des enfants. La duchesse de Beaufort va plus loin en consultant des devins : tous les présages sont néfastes. Selon l’un d’entre eux, Gabrielle « toucherait du bout du doigt à son dessein mais un petit enfant la garderait d’y parvenir » (et Gabrielle est justement enceinte), pour un autre, la duchesse ne devait se marier qu’une seule fois (elle avait déjà fait un premier mariage avec le seigneur de Liancourt), enfin, on lui prédit qu’elle mourra jeune (elle a 28 ans). Dans Paris, d’autres annoncent au peuple que la duchesse « ne verra point le jour de Pâques » (le 11 avril). En apprenant toutes ces prédictions, Gabrielle d’Estrées est prise de crises de paniques et si Henri la réconforte, lui ne s’en inquiète pas et trouve même absurde que sa maîtresse écoute ces racontars. Il est prévu que le couple se sépare le 6 avril, Henri IV voulant faire bonne impression en renonçant à sa maîtresse lors de la semaine sainte. Le roi part pour Fontainebleau, Gabrielle reste sur Paris. Sa piété publique n’édifia personne et Gabrielle alla trouver du réconfort le 7 avril chez le banquier italien Sébastien Zamet, intime d’Henri IV qui a souvent reçu le roi et sa favorite. Le 8 avril, après avoir mangé un citron, Gabrielle ressent des brûlures à l’estomac puis les premières douleurs de l’enfantement. C’est dans d’atroces souffrances qu’elle meurt le 10 avril après l’accouchement d’un fils mort-né. Détail important : le roi fut prévenu de la mort de Gabrielle seize heures avant qu’elle ne trépasse ! Avec la duchesse de Beaufort disparaît la menace d’une crise à l’intérieur du royaume qui aurait pu devenir une crise européenne pour le seul amour d’un roi envers sa maîtresse. Ce citron que Gabrielle avait mangé était-il empoisonné ? Depuis longtemps les conseillers et ministres du roi voulaient se débarrasser de Gabrielle, menace pour l’équilibre de la France. Zamet fut-il l’assassin de Gabrielle obéissant à quelques ordres ? La disparition de Gabrielle ne permit-elle pas à Henri IV d’épouser sans regrets Marie de Médicis ? Certains vont jusqu’à penser que si la mort de Gabrielle arrangea bien les affaires du roi, ce dernier est impliqué dans son trépas. Poursuivant les négociations avec l’Italie tout en promettant de l’épouser, ne réagissant pas à ses crises d’angoisses, ordonnant une séparation avant le mariage et enfin n’accourant même pas auprès d’elle lorsqu’il apprit le 8 qu’elle allait mal. Au final, la mort de Gabrielle d’Estrées arrangea beaucoup de monde. Si pour certains, elle fut empoisonnée, la mort pu également être naturelle : la duchesse aurait été victime d’éclampsie, maladie survenant dans les derniers mois de grossesse qui était à l’époque fatale à l’enfant porté comme à la mère. Mais quand la mort frappe une personne si importante et dans des conditions si mystérieuses, l’hypothèse du poison prime sur toutes les autres !



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Nag'
L'ENIGME DU MASQUE DE FER




Depuis plus de trois cents ans, le mystère du Masque de fer fascine et l’on prête à ce prisonnier pas moins de cinquante visages possibles. De la plus improbable hypothèse à la plus vraisemblable, il convient d’aller voir derrière le masque et surtout de ne pas prendre pour argent comptant tous les bruits qui ont couru sur l’identité du Masque de fer.

Itinéraire du Masque de fer

Le vendredi 19 juillet 1669, le ministre de Louis XIV, le marquis de Louvois informe Mr de Saint-Mars de l’arrivée prochaine à Pignerol d’un nouveau prisonnier nommé Eustache Danger. C’est dans cette prison que sont détenus également Nicolas Fouquet et le marquis de Lauzun. En octobre 1681, le dénommé Eustache Danger est conduit à Exilles toujours accompagné de Saint-Mars qui est devenu son geôlier et qui ne se séparera jamais de « son prisonnier ». Le 17 avril 1687, une nouvelle prison accueille Eustache Danger dans l’île de Saint-Marguerite près de la ville de Cannes. Enfin, au cours de l’année 1698, notre prisonnier et Saint-Mars arrivent à la Bastille ou le Masque de fer meurt le 19 novembre 1703. Son corps sera mis en terre au cimetière de Saint-Paul.

Les masques du prisonnier

Nous sommes en 1675. Saint-Mars demande à cette date la permission à Louvois de donner Eustache Danger à Fouquet en tant que valet : le ministre accepte. Dés lors, notre prisonnier est libre de confier ses secrets à Fouquet. Néanmoins, rappelons que l’ancien ministre des finances est condamné à perpétuité. Ce n’est pas le cas de Lauzun qui va être libéré et dont personne ne souhaite qu’il rentre en contact avec Danger. Pourtant en 1680 on découvre une ouverture entre la chambre du marquis et celle de Fouquet : Lauzun a sans doute pu parler avec le prisonnier si Fouquet ne lui a pas déjà tout révélé sur son valet. L’ancien ministre est tellement angoissé devant la découverte de cette ouverture qu’il n’y survit pas et décède d’une crise d’apoplexie. Dés lors, il faut faire croire à Lauzun que ce qu’il a pu apprendre n’a guère d’importance ou que ce n’est que foutaises. On lui fait croire que ce valet a été libéré de sorte que quand lui-même sort de prison, il semble qu’il se soit tu. En réalité, Danger a été conduit dans la Tour d’en bas où il doit porter un masque d’acier a chaque fois qu’il reçoit la visite d’un autre que Saint-Mars (médecin, confesseur…). De la sorte, Lauzun ne peut se douter que ce prisonnier et l’ancien valet de Fouquet ne font qu’un.

Lorsque Danger doit changer de prison, il doit également revêtir ce masque au cours du voyage pour cacher son visage à ses gardes. C’est en 1687 qu’on lui pose un masque de velours noir dont on n’est pas sûr qu’il le porta tout le temps.

Eustache Danger

Qu’il soit ou qu’il ne soit pas vraiment Eustache Danger, c’est sous cette appellation que nous connaissons le Masque de fer…est il semble bien que cet homme soit réellement notre prisonnier. Ce dernier né en 1643 pourrait être un valet d’Henriette d’Angleterre, belle-sœur de Louis XIV et sœur de Charles II, roi d’Angleterre. En 1669, la France et l’Angleterre tentent de trouver un arrangement pour mettre fin aux divers conflits entre les deux pays. Il semble que Danger est servi d’espion, qu’il est eu un double rôle. Entre autre, il était au courant du souhait secret de Charles II de se convertir au catholicisme alors que l’Angleterre était protestante. C’était là un véritable secret d’Etat qui fallait étouffer d’où son arrestation en 1669. Le 30 juin 1670, Henriette d’Angleterre qui connaissait donc l’identité de notre prisonnier –non masqué à cette date- meurt brusquement, se disant empoisonnée. L’aurait-on fait taire ?

Autre point qui conforte la théorie que Danger est le Masque de fer : le prisonnier est mort en 1703 et aurait dit à son confesseur qu’il devait avoir environ soixante ans. Eustache Danger étant né en 1643, les dates concordent.

Les hypothèses les plus soutenues


1) Un certain Matthioli

Prisonnier de Saint-Mars, on voit souvent en lui le Masque de fer. Espion italien qui, servant ses intérêts, était tantôt du côté de Louis XIV, tantôt du côté du duc de Savoie, il fut arrêté par le roi de France en 1679 en territoire ennemi. Comme il est illégal de tendre un piège à un homme hors du royaume de Sa Majesté, certains prétendent que le visage de Matthioli fut recouvert d’un masque pour que le duc de Savoie n’apprenne jamais qu’un de ses sujets se trouvent sans jugement et en toute illégalité, prisonnier du roi de France. Mais si on se penche sur la date d’arrivée de Matthioli à Pignerol, on constate que cela se produit dix ans après la date émise dans les correspondances entre Louvois et Saint-Mars. Autre point : Louis XIV fini par avertir le duc de Savoie sur le sort de son espion et le duc n’est pas mécontent de s’en être débarrassé. Pourquoi continuer à lui faire porter un masque alors ? De plus, le nom de l’italien disparaît de la correspondance entre le ministre et Saint-Mars en 1694 pour la bonne raison qu’il est mort à Pignerol cette année là. Matthioli n’est donc pas le Masque de fer.

2) Le comte de Vermandois

Fils légitimé de Louis XIV et de Louise de la Vallière, le comte de Vermandois meurt le 8 novembre 1683 à l’âge de seize ans, victime de maladie. Selon certain, c’est pour avoir giflé son demi-frère le Grand Dauphin que son père Louis XIV le fait passer pour mort et le fait disparaître derrière un masque. En 1786, Louis XVI décide de couper court aux rumeurs et fait ouvrir la tombe du comte. L’autopsie est formelle, il s’agit bien là des restes du fils de Louis XIV et de sa maîtresse.


3) Le duc de Beaufort

Cousin de Louis XIV, né en 1616, François de Beaufort participe à la Fronde contre la politique de Mazarin et se range du côté du roi de France en 1653. En juin 1669, il est porté disparu à la bataille de Candie contre les turcs. Son corps ne fut jamais retrouvé et les bruits commencèrent à courir sur un possible enlèvement souhaité par Louis XIV. De plus, le duc de Beaufort avait été l’amant d’Anne d’Autriche et pourrait être le possible père de Louis XIV. Sur son lit de mort, la reine-mère entretenu son fils seul à seul. Lui avoua-t-elle qu’il n’avait en fait aucun droit au trône et qu’il était un bâtard ? Personne ne peut le dire.

4) Un frère aîné de Louis XIV

Tout le monde connaît la passion amoureuse qu’il y eut entre Anne d’Autriche et le duc de Buckingham et on parle d’un fils né de cet amour interdit. A moins que ce frère aîné qui aurait vu le jour en 1636, soit deux ans avant le roi soleil, n’ait pour père Richelieu. Devant l’incapacité de Louis XIII à donner un enfant à la reine, le cardinal se serait chargé d’assurer la dynastie des Bourbon.

5) Un frère jumeau de Louis XIV

C’est la thèse la plus soutenu, celle qui alimenta le plus de romans ou de films. Louis XIV serait né le premier ce 5 septembre 1638 en présence de toute la cour. Son jumeau aurait vu le jour huit heures et demi après dans la soirée pendant le repas de Louis XIII sans témoins ou presque. Le futur Louis XIV avait déjà été présenté comme Dauphin et le souverain pouvait craindre une querelle dynastique entre les jumeaux. Après tout, Gaston d’Orléans frère cadet de Louis XIII n’avait pas hésité à intriguer contre le roi alors on imagine ce qu’aurait pu donner un affrontement entre des jumeaux qui tout deux pouvaient prétendre au trône.

6) Une fille aînée de Louis XIII

Pourquoi enfermée une sœur aînée de Louis XIV sous un masque quand on sait que seul les mâles peuvent prétendre à la couronne de France ? Cela fait plus de vingt ans que le couple royal est stérile. Enfin en 1637, Anne d’Autriche est enceinte pour de bon mais aurait mis au monde une fille. Craignant de ne plus avoir d’autre enfant, Louis XIII aurait substitué à sa fille un garçon né le même jour d’un couple inconnu : c’est le futur Louis XIV. Seulement, en 1640, la reine met au monde un fils, le duc d’Anjou. Ainsi, le Dauphin est un usurpateur et l’héritier légitime de la couronne se voit attribuer le rôle de cadet. La situation implique davantage qu’on étouffe l’affaire de l’échange des enfants en 1638.

La théorie ne tient pas car il est certain que ceux qui ont vu le Masque de fer même le visage caché, on reconnu un corps masculin. De plus, devait-on vraiment faire disparaître de la sorte une femme ? Là où la théorie s’effondre c’est la naissance de Louis XIV qui se passa en public : le sexe de l’enfant fut donc connu de suite et la substitution est alors impossible.

Pourquoi un tel traitement ?

Si Eustache Danger fut traité comme un simple prisonnier, une fois que le masque fait son apparition, le régime change totalement. Il paraît que Saint-Mars nomme son prisonnier « mon prince », lui procure la meilleure nourriture, lui fournit un mobilier des plus riches qu’il puisse trouver. Le Masque de fer est servi à genoux par ceux qui lui apportaient son repas et en sa présence, Saint-Mars et tous gardes restent debout, ne s’asseyant que lorsque le prisonnier le permet. Un ancien valet de la princesse d’Angleterre mérite-il un pareil traitement de faveur ? Mais si le Masque de fer est un prince de sang, comment expliquer qu’on osa faire de lui le valet de Fouquet à Pignerol ?

Il semble qu’à partir du moment où Eustache Danger porte un masque, Saint-Mars monte une histoire invraisemblable pour alimenter les rumeurs. Si les gens sont occupés à chercher l’identité de ce prisonnier dans la haute noblesse, ils ne pourront jamais découvrir sa véritable identité de valet à la cour de France. Ainsi, Saint-Mars nous joue une belle comédie en prétendant détenir un prince et le servir comme tel. D’après les sources, ce serait même lui qui murmura que le Masque de fer était en réalité le duc de Beaufort en 1688 soit un an après l’apparition du masque sur le prisonnier.

Pourquoi ne pas avoir tué Eustache Danger ?

Si le Masque de fer n’était pas un prince de sang, pourquoi s’encombrer de ce prisonnier à qui il était interdit de dire qui il était sous peine de mort immédiate ? N’était-il pas plus simple de l’exécuter discrètement ? Sous l’ancien régime contrairement à ce que certains pensent, un homme ne peut être tué qu’après un jugement et une sentence. Le Masque de fer n’ayant pas eut droit à un jugement, point d’exécution. Déjà sous Louis XIII, Richelieu avait écrit à Rome pour demander si on pouvait exécuter discrètement un homme pour raison d’Etat (à cette époque, le duc de Montmorency se révoltait contre le roi) et ce fut un refus de la part de l’Eglise catholique. Louis XIV ne pouvait donc se rendre coupable d’un tel crime.

Un mythe

Aujourd’hui, il est quasi-certain que le Masque de fer était Eustache Danger, simple valet de la princesse Henriette d’Angleterre. Si beaucoup continuent à soutenir la thèse du jumeau ou du frère aîné c’est qu’une fois le masque tombé, la réalité déplait. Quoi ? Celui autour de qui on a construit tant d’hypothèses n’est qu’un valet qui tenait dans ses mains un secret compromettant l’honneur d’un roi étranger ? Saint-Mars a donc construit lui-même le mystère enveloppant son prisonnier ? Non diront certains. Après tout même si de 1669 à 1703 on attache au prisonnier le nom d’Eustache Danger, qui peut affirmer que cet homme n’est pas mort d’une quelconque façon en 1681 ? Et que l’on se soit servi de son nom pour désigner ce prisonnier masque qui était en fait un prince de sang royal ? Oui, c’est possible...encore faut-il le prouver. Donnez à une énigme une solution qui ne plait pas, les gens s’empresseront d’émettre de nouvelles hypothèses qui séduisent davantage.


Eustache Danger est probablement notre homme, encore faut-il que cela plaise au public.

Selon la légende, dans la nuit qui suivit l’enterrement du Masque de fer, un homme curieux creusa la tombe pour trouver une grosse pierre à la place de la tête.

Pour certains historiens, les restes du Masque de fer sont dans les catacombes de Paris, quelque part perdus dans un tas de milliers d’os et de crânes.



bye1.gif @ demain les amis.
Nag'
NAPOLEON A-T-IL EU UN ENFANT DE SA BELLE FILLE?




Napoléon veut un héritier mais son épouse Joséphine ne peut lui donner d’enfants. Pourtant, Napoléon se refuse à répudier son « oiseau des iles ». En 1802, il marie son frère Louis Bonaparte à Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine. La même année le 10 octobre, la jeune fille met au monde un fils, Napoléon-Charles. Bientôt, Napoléon désire en faire son héritier disant qu’ainsi un peu de son sang et de celui de Joséphine couleront dans les veines de l’héritier. Beaucoup pensent que Napoléon fit de son frère Louis le roi de Hollande pour pouvoir adopter son fils en 1806 après avoir essuyé plusieurs refus. En vain, Louis refuse de laisse Napoléon-Charles à son frère. Napoléon se montre toujours très présent pour son neveu, le voit dés que possible et joue avec lui. On remarque même une ressemblance physique et morale entre Napoléon et l’enfant. Or, le 5 mai 1807, Napoléon-Charles meurt du croup. Hortense est abattue et Napoléon beaucoup plus affligé que Louis. Dés lors, Napoléon cherche à se séparer de Joséphine pour se remarier avec une femme en mesure de lui donner des enfants. Mais pourquoi donc ? Napoléon voulait comme héritier le fils d’Hortense et de Louis Bonaparte mais ceux-ci ont un second fils, Napoléon-Louis (né en 1804) et la belle-fille de Napoléon est bientôt enceinte de nouveau (du futur Napoléon III). Si l’aîné est mort, pourquoi Napoléon ne désigne-t-il pas son frère cadet Napoléon-Louis comme successeur ? Une belle hypothèse à cela : Napoléon-Charles était le fils d’Hortense et Napoléon Ier à l’inverse des deux autres fils d’Hortense qui ont pour père Louis Bonaparte. Cela est-il possible ? Napoléon a toujours considéré les enfants de Joséphine comme les siens et avait pour Hortense les plus douces intentions. Peu avant le mariage en 1802, Lucien Bonaparte vint trouver son frère Louis pour lui dire « Hortense est la maîtresse de Napoléon ». A quoi, Louis aurait répondu que cela serrait vite terminé. Le temps pour Napoléon de mettre Hortense enceinte ? En tout cas, depuis 1801, des rumeurs courent aux Tuileries comme quoi Napoléon couche avec sa belle-fille.
Le petit Napoléon-Charles était-il bien l’enfant de Napoléon Ier ? Les historiens ne peuvent affirmer la chose ni la démentir.
Mais si Hortense a bien mis au monde un fils adultérin, elle n’aura que suivi une « tradition familiale » !! En effet, le premier mari de Joséphine, Alexandre de Beauharnais écrivit le jour de la naissance d’Hortense « Que penser de ce dernier enfant survenu après huit mois et quelques jours de mon retour d’Italie ? Je suis forcé de le prendre, mais j’en jure par le ciel qui m’éclaire, il est d’un autre, c’est du sang étranger qui coule dans ses veines ». Hortense naquit-elle vraiment avant le terme des 9 mois où a-t-elle pour père un des nombreux amants de Joséphine ? En tout cas Alexandre ne fit pas de distinctions entre elle et son fils Eugène (si Eugène est bien de lui !?!).

NB Suite à une lenteur anormale d'imageshack,je n'ai pu poster qu'une seule photo.d'avance,je m'en excuse wink.gif
Arpegius
Quel coquin ce petit Napoléon tooth.gif
Pas très grave pour les images, trop d'images ça ralentis l'affichage des pages lorsque la connexion est foireuse comme c'est le cas chez moi ces derniers jours :s
Nag'
L'ENIGME DE LA MARIE-CELESTE


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L'énigme de la Marie-Céleste est une des plus fameuses du monde maritime.

Globalement, l'histoire originelle est relative à un brick-goélette, nommée par les marins français la Marie-Céleste mais de son nom originel Mary Sellars et immatriculé à New York qui fut retrouvé, naviguant sous voilure réduite dans l'océan Atlantique, sans personne à bord le 4 décembre 1872. L'équipage du bateau qui le retrouva, le Dei Gratia, capitaine Morehouse, n'aurait trouvé aucune indication sur le livre de bord sur les jours qui précédaient. Par contre, les instruments de navigation (loch, sextant, instructions maritimes,...) manquaient à bord et une certaine quantité d'eau avait été embarquée dans les fonds.

La disparition, corps et biens, du capitaine Briggs, de sa femme, de sa fille et des sept hommes de l'équipage, la cargaison de 1700 fûts d'alcool dénaturé et l'incompréhension de ce qui s'est réellement passé a généré de la part des médias de l'époque un grand nombre d'hypothèses. On parla de mutinerie, d'attaque du navire pour récupérer sa cargaison, de rivalité amoureuse, de monstres marins, etc.

De plus, l'imaginaire des marins a excessivement brodé sur cette histoire de vaisseau fantôme, avec force détails inventés, du chat noir qui était seul à bord à la soupe fumante que l'équipage aurait retrouvé comme si le navire avait été abandonné subitement, sans compter un harmonium qui jouait seul, etc.

En fait, tout laissait à penser à un abandon trop hâtif par son équipage d'un navire apparemment en difficulté, comme toutes les histoires de naufrages en regorgent.

C'est vraisemblablement la projection de ces nombreuses terreurs du monde maritime que la tradition orale des matelots a enjolivé, augmenté et modifié au fur et à mesure des différentes escales (et beuveries) des uns et des autres. Moby Dick, le Hollandais volant, les pirates et flibustiers au grand cœur en sont autant d'autres...
Nag'
LE SAINT GRAAL




Le Saint-Graal de la littérature médiévale européenne est l'héritier sinon le continuateur de symboles de la religion celtique préchrétienne: le chaudron du Dagda et la coupe de souveraineté.

Ce qui explique que cet objet merveilleux soit souvent un simple plat creux porté par une pucelle. Parmi ses innombrables pouvoirs il possède, outre celui de nourrir (don de vie), celui d'éclairer (illuminations spirituelles), celui de rendre invincible La Quête du Saint-Graal.

Cette Quête exige des conditions de vie intérieure rarement réunies. Les activités extérieures empêchent la contemplation qui serait nécessaire et détournent le désir.

Il est tout prés et on ne le voit pas. C'est le drame de l'aveuglement devant les réalités spirituelles, d'autant plus intense qu'on croit plus sincèrement les rechercher.

Mais on est plus attentif aux conditions matérielles de la recherche qu'à ses conditions spirituelles.

La Quête du Graal inaccessible symbolise, au plan mystique qui est essentiellement le sien, l'aventure spirituelle et l'exigence d'intériorité, qui seule peut ouvrir la porte de la Jérusalem céleste où resplendit le divin calice.

La perfection humaine se conquiert, non pas à coup de lance comme un trésor matériel, mais par une transformation radicale de l'esprit et du cœur.

Il faut aller plus loin que Lancelot, plus loin que Perceval, pour atteindre à la transparence de Galaad, vivante image de Jésus-Christ.

Au-delà de la de la pure recherche symbolique, le Saint-Graal est un fait historique plein de mystères tous liés à plusieurs traditions ésotériques. Lorsque l'on aborde la recherche sur le Saint-Graal, il n'est pas possible d'ignorer Marie-Madeleine et Joseph d'Arimathie. Quels sont les liens entre le Saint-Graal et Marie-Madeleine ?
Que penser des ces églises qui nous présentent le Saint-Graal sur leurs autels ?
Pourquoi le Saint-Graal implique-t-il tant de mystères liés à la religion catholique ?
Nag'
LA MYSTERIEUSE DISPARITION D'A.de SAINT_EXUPERY




Homme de lettres autant qu'aviateur, Antoine de Saint-Exupéry évoque pour de nombreuses générations d’enfants le Petit Prince publié en 1943.
Sa disparition au cours d’une mission de reconnaissance aérienne, en 1944, a suscité de nombreuses interrogations.

Cette mystérieuse disparition a été résolue en mars 2008.

Saint-Exupéry l’aviateur

Antoine de Saint-Exupéry n'est pas uniquement un écrivain pour enfants. Né en 1900 dans une famille noble désargentée, il fait ses études dans des pensionnats catholiques avant de préparer, sans succès, le concours d'entrée à l'École navale. Mais il a la passion de l'aviation et il obtient son brevet de pilote en 1921. En 1926, il entre à la compagnie Latécoère, où il est responsable des premiers long-courriers vers l'Afrique et l'Amérique du Sud.

Aviateur, Saint-Exupéry a été un des pionniers de ce qui fut peut-être la dernière épopée de l’histoire de l’aviation.
« Quelque chose s’était cassé dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort... ».

Saint-Exupéry avait neuf ans quand Blériot fit la première traversée de la Manche. Il en avait douze quand il prit son baptême de l’air, et il est aisé de comprendre combien la place décisive de l’aviation dans le déroulement de la Première Guerre mondiale a du le fasciner.

Saint-Exupéry entreprend plusieurs raids, notamment entre Paris et Saigon. Il participe, avec jean Mermoz, aux premiers vols intercontinentaux de l'aviation postale, mais se fait surtout connaître, au cours des années 1930, par des oeuvres littéraires qui font de lui un écrivain pilote.

Saint-Exupéry l’écrivain-pilote

Parmi les œuvres les plus marquantes :

Courrier Sud (1930), Vol de nuit (1931), dont l'action, largement autobiographique, se déroule en Amérique du Sud, et surtout Terre des hommes (1939), qui vaut à l'auteur le grand prix du roman de l'Académie française.

Antoine de Saint-Exupéry a fait un récit très précis de l'accident qu'il a vécu le 30 décembre 1935, alors qu'il tentait de battre le record Paris Saigon : son avion, le Simoun F-ANXY s'est écrasé à la frontière de la Libye et de l'Égypte. Il erre trois jours dans le désert avant d'être sauvé par un Bédouin. C'est le quatrième accident de sa carrière, celui qui lui inspirera, entre autres, le début du Petit Prince. Pressé par d'importants besoins d'argent, il rédige dès janvier 1936 pour le journal l'Intransigeant plusieurs articles qui paraissent sous le titre Prison de Sable et formeront cinq chapitres de son livre Vol de Nuit.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Exupéry, qui a toujours la passion de l'aviation, cherche à s'engager. Mais, en 1939, il est déclaré inapte au service actif et muté à l'arrière comme instructeur. Il revêt alors l'uniforme de l'armée de l'air et sert bientôt dans le groupe de reconnaissance 11/33, alors qu'il approche de la quarantaine.

Après le débarquement en Afrique du Nord, Saint-Exupéry se rend à Alger en mai 1943 et multiplie les contacts pour servir de nouveau dans le groupe de reconnaissance où il a fait ses preuves au début de la guerre.

Mais les temps ont changé: les engins utilisés par les aviateurs alliés sont beaucoup plus sophistiqués que ceux auxquels il est habitué. Grâce à ses relations, il vient à bout des réserves que son âge suscite et reçoit l'autorisation d'effectuer cinq missions de guerre au sein du groupe de reconnaissance 11/33 basé en Corse, qu'il réintègre. En tout, il mènera dix missions à bord d'un Lightning P-38, avion à double fuselage, très perfectionné et pouvant voler à 700 km/h, mis au point aux États-Unis avec la participation de Lindbergh.

Le dernier vol de Saint-Exupéry

Saint-Exépury outrepasse les limites de l'autorisation exceptionnelle qui lui avait été délivrée par le commandement allié. Lors de sa sixième mission, le 29 juin 1944, jour de son 44e anniversaire, il est menacé de suspension après s'être égaré au-dessus des Alpes et avoir oublié de déclencher son signal d'identification radio.

Il atterrit en catastrophe à Borgo, aux environs de Bastia, en Corse. Sa dernière mission est prévue pour le 31 juillet: son supérieur hiérarchique devait lui annoncer à son retour le prochain débarquement allié en Provence ainsi que son interdiction de vol.

Bien que non inscrit sur le tableau des vols, il a insisté pour décoller. Le nom de code de l'opération - une reconnaissance au-dessus de Grenoble et Chambéry - est Soda.

Saint-Exupéry monte dans l'étroite carlingue du Lightning n" 223. Toutes les vérifications d'usage ont été effectuées, la météo est bonne. Il est 8h45 du matin lorsque l'appareil décolle. Vingt-cinq minutes plus tard, le poste radar signale qu'il a dépassé les côtes françaises. A 13 heures, l'avion, qui doit être à court de carburant, n'est toujours pas réapparu sur l'aérodrome de Borgo. Il faut se rendre à l'évidence : le commandant Saint-Exupéry est porté disparu. L'épave de l'avion ne sera jamais retrouvée. Ainsi commence une énigme que plus d'un demi-siècle d'investigations n'a presque pas entamée.

La disparition de Saint-Exupéry résolue

On a longtemps cru qu'il avait été abattu par la chasse allemande au-dessus de la Provence, sur la foi d'une lettre, publiée en 1972, dans laquelle un aviateur allemand déclarait avoir abattu un P-38 le 31 juillet 1944: si ce document relate un certain nombre de faits vérifiés dans les archives de la Luftwaffe, il en présente d'autres qui ont été contestés par les spécialistes.

En 1992, des recherches sont lancées dans la baie de Nice, où l'on suppose que l'appareil de Saint-Ex s'est écrasé. En vain. Mais cela ne signifie évidemment pas que l'épave ne dorme pas au fond de la Méditerranée: un avion qui heurte l'eau peut se désagréger, et ses débris sont difficiles à retrouver.

L'affaire rebondit en septembre 1998, lorsqu'un chalutier naviguant entre Cassis et Marseille attrape dans ses filets une gourmette portant le nom de Saint-Exupéry et des débris d'aluminium (ceux d'un Lightning P-38). Cette zone n'avait jamais été explorée jusqu'alors, mais les espoirs s'évanouissent vite, car toutes les recherches effectuées dans un rayon de 100 km² demeurent infructueuses.

En mars 2008, un ancien pilote de la Luftwaffe, sur Messerschmitt Bf 109, Horst Rippert, affirme dans le journal La Provence avoir abattu un avion de type P-38 lightning le 31 juillet 1944 dans la zone où Saint-Exupéry se trouvait.

En mission pour retrouver un avion ennemi qui survolait la région d'Annecy, Horst Rippert tourne plusieurs minutes au-dessus de la Méditerranée sans rien repérer. Soudain, un avion allié le croise 3000 mètres au-dessous de lui. Horst Rippert tire et touche. L'avion s'enflamme et tombe à pic dans la Méditerranée.

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Nag'
LA MOMIE DE LA REINE PHARAON ENFIN IDENTIFIEE?




La momie d'Hatchepsout, la plus célèbre reine de l'Egypte pharaonique, aurait enfin été identifiée à la manière d'un puzzle scientifique dont les pièces seront révélées mercredi.

"La découverte de la momie d'Hatchepsout est l'une des plus importante découverte de l'histoire de l'Egypte" affirme mardi le grand patron des antiquités, Zahi Hawass, sur le site de la Discovery Channel. Cette chaîne américaine, associée à l'annonce officielle mercredi au Caire, estime même qu'elle est "la plus importante découverte dans la Vallée des Rois depuis celle de la tombe de Toutankhamon", par Howard Carter en 1922.

La momie serait celle d'un corps retrouvé à même le sol il y a un siècle
Tout le monde de l'archéologie, via des sites et des blogs à travers le monde, bruissait de rumeurs sur l'identification de la momie de la fascinante pharaonne, sachant que l'heure de la révélation allait sonner. Grâce à une molaire brisée et un scanner en 3-D, la preuve serait apportée que la momie royale serait celle d'un corps embaumé retrouvé à même le sol il y a un siècle dans une tombe, la KV60, de la vallée des Rois, à Louxor.

Ainsi serait confirmée, par des moyens modernes déployés par Hawass qui pourtant n'y croyait pas, une hypothèse qu'avait émise avec prudence une grande égyptologue américaine, aujourd'hui décédée, Elizabeth Thomas.
Fille de Toutmosis I, Hatchepsout régna 21 ans, de 1479 à 1458, sous la brillante 18ème dynastie. Elle fit bâtir l'extraordinaire temple de Deir al Baheiri, sur la rive ouest du Nil, théâtre d'un sanglant attentat en 1997. Zahi Hawass avait affirmé en mars 2006 lors d'une conférence au Metropolitan Museum de New-York avoir identifié la momie royale comme étant une momie jusqu'alors attribuée à sa nourrice, dans les réserves du troisième sous-sol du Musée archéologique du Caire. Celle-ci provenait de la KV 60, une étroite tombe de 40 m2 fouillée en 1903 sans beaucoup d'intérêt par l'archéologue britannique Carter, le découvreur de la tombe fastueuse de Toutankhamon

Or il y trouva les momies de deux femmes, la première dans un sarcophage attribué à Sitre-In, la nourrice d'Hatchepsout qui fut transférée au musée du Caire et l'autre reposant simplement sur le sol, et qui y fut laissé. C'est cette momie "inconnue" qu'Elizabeth Thomas, spécialiste des nécropoles thébaines, estima comme pouvant être celle d'Hatchepsout, notant que son bras droit était replié sur la poitrine à la manière d'une momie royale. Son hypothèse, discutée par plusieurs archéologues, dont Hawass et l'archéologue américain Donald Ryan, qui redécouvrit la tombe en 1989, serait donc in fine la bonne, affirme Discovery Channel.

L'équipe de Hawass a eu recours au CT-scan, une technique d'imagerie qui permet une recomposition du corps en trois dimensions pour rapprocher les traits de la momie d'Hatchepsout avec d'autres de sa famille. "Preuve finale" selon la chaîne : la partie manquante, d'une fraction de millimètre, d'une molaire de la momie, aurait été trouvée à l'intérieur d'un vase funéraire frappé du nom d'Hatchepsout dans le temple Deir el-Bahari.
Discovery dit, dans une page de son site, qu'un test ADN a été fait, et affirme dans une autre qu'il sera réalisé, une grande première en Egypte pour cette momie et celles de la famille de Hapchepsout

Cela sera entrepris dans un laboratoire financé par la chaîne, en dehors du Musée du Caire, comme "prochaine étape pour parvenir à une preuve concluante", dit Discovery. "Cette analyse risque de ne pas être probante", commente cependant Salima Ikram, professeur d'archéologue à l'Université américaine, une des plus grandes spécialistes des momies.
Dans un texte repris dans un blog le professeur Ryan de l'Université Pacific Lutheran estime que Hawass "a fait un très bon travail, et les résultats, quels qu'ils soient, seront très intéressants".



@demain les amis wink.gif

Nag'
LA MALEDICTION DU PHARAON;MYTHE OU REALITE?




Que tous les hommes, tous les nobles, tous les scribes, tous les hommes de bien, tous les hommes de peu qui (...) feraient quelque chose de mauvais contre ce tombeau éternel en détruisant les statues, en emportant les pierres ou les briques ou les offrandes qui s'y tyrouvent, qui effaceront les écritures, qui éleveront la voix dans ce lieu vénérable, je leur saisirai le cou comme à une volaille et il y aura jugement contre eux dans les lieux où on juge et ils ne feront plus rien de mauvais contre personne.

Ce type d'inscriptions menaçantes se retrouvent souvent sur les parois des tombeaux des hauts dignitaires (pharaons, vizirs, princesses royales,...) de l'ancienne Egypte. Elles étaient destinées à effrayer les pilleurs de tombes nombreux à cette époque. dérisoire protection. Toutes les tombes ou presque des maîtres de l'Egypte furent violées et leurs trésors emportés. Les pilleurs de tombes étaient souvent de pauvres bougres illetrés qui, de ce fait, ignoraient jusqu'à l'existence même de ces menaces.

L'archéologue anglais Howard Carter connaît bien ces inscriptions mais il n'en a cure. Cela fait des années qu'il tente de découvrir la tombe d'un obscur pharaon de la XVIIIè dynastie : Toutankhamon, le gendre du grand Akhenaton. En novembre 1922, alors qu'il est sur le point de tout abandonner, il découvre enfin avec son mécène et ami Lord Carnavon la tombe du jeune pharaon dans la Vallée des Rois. Les deux hommes mettront la main sur le plus fabuleux trésor archéologique de tous les temps qui ravit encore de nos jours les visiteurs du musée du Caire.

Le 6 avril 1923, Lord Carnavon décède suite à une piqûre de moustique. Parmi la population locale, la rumeur se répand très vite : Carnavon a été victime de la malédiction du pharaon, celle qui frappe tous ceux qui osent déranger le sommeil éternel des pharaons. La grande égyptologue française Christiane desroches Noblecourt nota même qu'au moment même de la mort du Lord anglais, les lumières du Caire s'éteignirent brutalement et qu'à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Angleterre, le chien de Carnavon hurla à la mort. Des journalistes et des spécialistes de l'occulte vont s'emparer alors de l'affaire. Ils découvriront alors que dans les semaines et les mois qui suivirent la découverte du tombeau royal une vingtaine de proches de l'expédition trouvèrent la mort. ils imaginèrent même que les anciens Egyptiens auraient mis au point un système d'ondes tueuses encore capables d'agir après trois mille ans. Après tout, la civilisation égyptienne n'est-elle pas une création extra-terrestre?

Cette bizarre histoire de malédiction du pharaon Toutankhamon trouve encore de nos jours un large écho chez les amateurs de surnaturel et d'archéologie parallèle. Les vieilles superstitions sont encore bien vivaces. Pourtant, il semble bien qu'il n'existe point de mystère occulte dans cette affaire. Dans les années vingt, en Egypte, les conditions d'hygiène étaient douteuses et les infrastuctures de soins de santé encore peu développées. La moindre infection trop lentement ou mal soignée pouvait entraîner des séquelles graves allant jusqu'à la mort. Il ne faut pas chercher plus loin la cause de ces décès qui constituent une suite malheureuse de coïncidences, sans plus. D'ailleurs, pendant les semaines qui suivirent la découverte de la tombe, des centaines de curieux s'y précipitèrent : archéologues, égyptologues, photographes, dessinateurs, ouvriers, nobles locaux et même des têtes couronnées d'Europe (dont la reine Elisabeth de Belgique). Rien de fâcheux ne leur arriva pas plus qu'à howard Carter qui logiquement aurait dû être la première victime de la malédiction car c'est lui qui pénétra en premier dans le tombeau. La revanche du pharaon était-elle à géométrie variable?

Quant à la fameuse inscription qui menaçait de mort ceux qui oseraient déranger la paix éternelle du pharaon, elle n'a même jamais existé dans la tombe de Toutankhamon. Peut-être parce que le règne du jeune pharaon fut de courte durée et que son tombeau fut creusé à la hâte.Comment dès lors expliquer que cette rumeur se soit propagée comme une trainée de poudre ? L'explication du mystère fut donnée en 1980. Richard Adamson, qui était responsable de la sécurité du chantier de fouille de Carter, avoua que cette rumeur de malédiction avait été une pure invention du tandem Carter-Carnavon. Dans quel but? Simplement, celui de faire peur aux candidats voleurs alléchés par le trésor. Richard Adamson put d'ailleurs dormir dans la tombe pendant sept longues années sans que le moindre objet ne disparaisse...

En 1940, l'archéologue Montet découvrit la tombe également inviolée du pharaon Psousennés I. Aucun membre de l'expédition archéologique ne trouva la mort dans des circonstances mystérieuses. Les vieilles malédictions ne sont plus ce qu'elles étaient...

-vlad-
Salut à tous

Bravo pour ce topic, je viens de passez une partie de l'après midi à le lire et certaine histoire font froid dans le dos...

Je vais essayé d'apporter une pierre à l'édifice, je suis tomber sur cette article sur Wiki, assez intéressent à voir ici
Nag'
L'ENIGMATIQUE PLANEUR EGYPTIEN




En 1898, on a trouvé dans une tombe à Saqqarah en Egypte, un objet ailé daté de 200 ans av. J.C..

Comme les avions n'existaient pas dans l'ancienne Egypte, il fut répertorié comme figurine d'oiseau en bois et classé sous le n° 6347 dans le "rayon jouets" au sous-sol du musée du Caire.

Il demeura ignoré jusqu'en 1969, quand le Dr Khalil Messiha qui étudiait les maquettes des anciens égyptiens, fut intrigué par cet oiseau bizarre.

Aux formes aérodynamiques comparables à nos planeurs modernes.
Qui a une queue verticale et non horizontale.
Avec comme inscription : "don d'Amon", le dieu du vent.
L'objet en sycomore léger pèse 39 grammes, fait 14 centimètres de longueur pour 18 d'envergure.
Ses ailes sont en dièdre inverse, ce qui procure une meilleure manoeuvrabilité en vol au détriment de la stabilité.
Il est parfaitement "centré" ; son centre de gravité se situe au tiers de la corde de l'aile.
Il peut donc voler !!!
Comme l'ont démontré les répliques en balsa qui ont été faites, en y rajoutant une pièce fendue à l'endroit marqué sur la queue faisant office de gouverne de profondeur.

Il est maintenant étiqueté comme maquette d'avion, ainsi qu'une quinzaine d'autres artefacts ailés, et a fait l'objet d'une exposition spéciale dans le hall central du musée du Caire en 1972.

Il y a 2 200 ans, qui pouvait avoir de telles connaissances aérodynamiques ?

Comment ont-ils obtenu ce savoir ? observation ? voyance ? ...

A noter que les égyptiens étaient connus pour faire des maquettes de leurs projets de construction ainsi que des objets familiers au mort afin de les placer dans sa tombe pour l'éternité.

Pour certains, ces "oiseaux" ne sont que de simples girouettes... indicatrices de la direction du vent, d'où la queue verticale...



Arpegius
Au début ça m'a rappelé les petits oiseaux blancs d'age of empires I tooth.gif

Il est vrai que les Égyptiens étaient particulièrement érudite, mais de la à créer un avion... je n'y crois pas un seul instant, en revanche c'était peut-être l'ancêtre de nos avions en papier.
Nag'
LES PILES ELECTRIQUES DE BAGDAD




En 1938, un archéologue autrichien, le Dr Wilhelm König, s'est penché sur un "objet cultuel" reposant au fond des caves du musée de Bagdad.

Il s'agit d'un petit vase en terre cuite de 15 centimètres de hauteur sur environ 7,5 centimètres de diamètre.
Emergeant du bouchon bitumineux, une tige en fer est insérée à l'intérieur d'un cylindre en cuivre et isolée de celui-ci à sa base par un tampon en bitume ; le cylindre de cuivre étant soudé avec son capuchon par un alliage plomb/étain.

Plusieurs de ces piles ont été trouvées dans les ruines de Khujut Rabu, ville Parthe, aux alentours de Bagdad. Les Parthes, farouches guerriers, ont dominé la région entre 250 av. J.C. et 230 ap. J.C. .
Dix autres piles furent découvertes plus tard à Ctesiphon.

Le cuivre porte une patine bleue caractéristique de la galvanoplastie à l'argent.
On pense donc qu'elles sont beaucoup plus anciennes car on a retrouvé également des vases en cuivre plaqués argent dans un site Sumérien vieux d'au moins 2500 ans av. J.C.

Différents spécialistes ont reproduit la pile en utilisant du jus de raisin comme électrolyte et ont effectivement obtenu un courant électrique, suivant les expérimentateurs, entre 0,5 et 1,5 volts.


On peut donc supposer qu'il y a plusieurs centaines d'années, les inventeurs ou tout au moins les utilisateurs se sont servis de ces piles pour "arnaquer" leurs contemporains en leur vendant du cuivre au prix de l'argent. On imagine alors fort bien pourquoi cette découverte est restée secrète...

Arpegius
Incroyable w00t.gif

Ils étaient forts ces Parthes, je doute fort que l'électricité de ces "piles" aie eu une utilité proche de celle de nos piles actuelles laugh.gif
Nag'
UN CRATERE GEANT DECOUVERT SOUS LA GLACE DE L'ANTARCTIQUE?




Un gigantesque cratère d'impact de 480 kilomètres de diamètre vient peut-être d'être découvert à l'est de l'Antarctique. Niché à plus d'1,5 kilomètre sous la glace, il pourrait dater de 250 millions d'années.

Les mesures du champ de gravité terrestre réalisées en Antarctique par les satellites GRACE (Gravity Recovery Climate Experiment) ont révélé la présence sous la glace d'un excès de masse, ou « mascon », de 320 kilomètres de diamètre. « Si j'avais trouvé un tel mascon sur la Lune, je me serais naturellement attendu à voir un cratère tout autour », expliquait Ralph von Frese, professeur de géologie a l'université de l'Ohio, au moment de la découverte.
Ralph von Frese ne croyait pas si bien dire, puisque des mesures radar de la zone - la Terre de Wilkes, située à l'est de l'Antarctique - ont montré que le mascon était situé au centre d'une structure circulaire de 480 kilomètres de large : peut-être un cratère assez grand pour contenir l'état de l'Ohio en entier ! D'après Ralph von Frese et Laramie Potts, chercheur en géologie, c'est la combinaison de ces deux indices – structure circulaire et présence d'un excès de masse – qui témoignerait de la présence d'un cratère d'impact.
Si la découverte est confirmée par des examens sur le terrain, ce nouveau cratère serait deux fois plus grand que le Chicxulub, cratère d'impact du météorite de 10 kilomètres de diamètre suspecté d'être à l'origine de l'extinction des dinosaures survenue il y a 65 millions d'années. Des dimensions colossales, mais qui n'étonnent pas les chercheurs : « On ne trouve pas moins de 20 impacts de cette taille sur la Lune. Ce n'est donc pas surprenant d'en trouver chez nous, même si l'activité géologique de la Terre gomme la plupart des cratères de la surface », a déclaré Ralph von Frese lors d'une session de l'American Geophysical Union Joint Assembly, à Baltimore.
Ralph von Frese et Laramie Potts devraient se rendre prochainement en Antarctique pour vérifier leur hypothèse. La meilleure façon de prouver l'existence de ce cratère gigantesque serait de faire des prélèvements de roche. Mais, étant donné qu'un forage à plus d'1,5 kilomètre de profondeur serait très coûteux, ils comptent plutôt rejoindre la côte la plus proche, dans l'espoir d'y découvrir quelques vestiges de cet impact colossal.