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Arpegius
Bizard ce scorpion dépourvu d'aiguille venimeuse, il à beau être géant, il ne fait pas plus peur que ceux de maintenant qui peuvent tuer un homme d'une seule piqure.
Nag'
Je suppose qu'il devait se servir de ses pinces monstrueuses pour tuer ses proies;étant donné qu'il s'agissait là d'un animal aquatique l'aiguillon vénimeux ne lui étatit peut-etre pas nécessaire....
Arpegius
Oui, tu as raison, j'avais pas fait attention mais ses pinces sont de la taille de la tête d'un homme, c'est affolant, il te la coupe en un coup blink.gif

Valait mieux pas trainer dans l'eau à cette époque, mais qui sait, des descendants de cette espèce, tout aussi monstrueux vivent peut-être toujours dans les hyper-fonds sous marins, ceux qui rèstent encore inexplorés à cause de la pression trop importante de l'eau.
Nag'
smile.gif Ben justement....

Un grand animal ressemblant à un scorpion a été vu au large des cotes de Miami Beach en Californie. On pourait avoir ici un eurypteride relique, le scorpion de mer qui a dominé les mers avant que les premiers cordés marins aient évolué, mais il est fort plus probable aue ce soit une espèce inconnue similaire au homard.

Wait and see! wink.gif
Oo Makaveli oO
- LES TRACES DE SABOT DU DIABLE -
De bien curieuses empreintes qui terrorisèrent un petit village



Cette petite histoire nous se produisit le 8 février 1855 dans la campagne anglaise. Ce jour est resté gravé dans la mémoire des habitants des nombreux petits villages de la région du Devon. Bien qu'aucune preuve concrète soit restée visible de cet évènement, il y a eu plusieurs témoins, ce qui peut donner une bonne crédibilité à l'histoire.

Les marques de « sabot du diable » doivent leur nom aux villageois stupéfaits qui les ont vu apparaître du jour au lendemain alentour de leurs villages. Ce matin là, ils découvrirent dans la neige d'innombrables empreintes mystérieuses. L'énigmatique piste fesait le tour de 18 villages et se retrouvait sur plus de 160 kilomètres.


Ce qui rendait la piste vraiment mystérieuse, c'est que les traces de sabots étaient alignées en ligne droite, comme si la créature qui les avaient laissée derrière elle n'avais qu'une patte, ou marchait en bondissant un pied devant l'autre. Les traces fesaient 7 cm de largeur et 10 cm de longueur. Les empreintes se répétaient à intervalle régulier et, n'avaient laissées aucun résidus de neige alentour, comme si la neige avait été enlevée ou avait fondue. À certains endroits les traces étaient si nettes qu'ont auraient pu croire qu'elles avaient été imprimées ou encore coupées grâce à un couteau.

Accompagnés de leurs chiens et de leurs armes, certains villageois décidèrent donc d'enquêter sur ce phénomène, mais ce qu'ils trouvèrent ne fera que renforcer davantage le mystère. Ils sillonnèrent la campagne en tous sens, visitant les fermes, reliant les villages de Bicton, Powdersham, Dawlish, Totnes, Torquay et quelques autres.

En effet, les traces ne semblaient que très peu être influencées par les contraintes du terrain. La mystérieuse créature avait marchée sur les murs, sautée par dessus des maisons et traversée de murs par des fissures ou marcher par dessus des charettes remplies de foin. Le comble fut atteint lorsqu'on en découvrit à l'intérieur d'une buse de drainage de 15 centimètres de diamètre, entrant et ressortant de l'autre coté comme si l'obstacle n'avait pas existé... Les traces traversaient un estuaire et se recroisaient aussi à certains endroits, rendant presque impossible de savoir ce que pouvait bien chercher cette curieuse créature.

Les hypothèses furent très nombreuses, certains croyaient à un espèce de reptile, une outarde ou même un kangourou, mais aucune de ces explications ne tient la route. D'autant plus que la distance parcourue est vraiment trop grande pour qu'un homme puisse la parcourir en une seule nuit et nul n'est capable de sauter par dessus les murs ou de suivre le curieux trajet qu'avait suivie la bête.

En 1855, les hélicoptères et les moyens que nous aurions aujourd'hui pour faire ce genre (et encore là, il serait impossible de le faire avec autant de discrètion que celle dont à fait preuve l'insolite animal) seraient bruyant et resterais complexe. À cette époque, le ballon à air chaud motorisé venait de faire son apparition en France (1852), mais il aurait été impossible d'effectuer un tel parcour avec une telle précision. De plus, les moteurs étaient bruyants.

D'ailleurs, il ne faut pas oublier que pour compliquer toute l'histoire, les témoins ont tous déclarés que les traces ne semblaient pas avoir été faite par compression, mais plutôt comme si la neige avait été enlevée.


Il ne semble pas exister d'explication plausible à cette histoire, elle fait partie de ces récits donc la cause restera pour toujours ignorée...


Nag'
blink.gif Une petite suggestion : lis le topic en entier avant de poster wink.gif
Bonne journée thumbsup.gif
Oo Makaveli oO
ah pardon je viens de comprendre ,ca a deja ete poster ..desolé blushing.gif
faut vraiment que je le lise en entier ce topic
18 pages ce n est rien en comparaison des 150 lus pour GARMIN ..enfin bref c est du hors sujet
je vais tout lire avant de poster de nouveau biggrin.gif
bonne journée wink.gif
Nag'
thumbsup.gif Bonne journée à toi aussi!Continue d'abreuver ce "topic" wink.gif
Oo Makaveli oO
bon ben ca ye j ai pris le temps de tout lire biggrin.gif
en avant pour de nouvelles aventures alors laugh.gif

PS:j ai vu , en lisant le topic , des photos de fantomes qui font bien peur wacko.gif

[Edité par Nag': Grand froussard va! mdr.gif mdr.gif wink.gif ]
Nag'
Encore un mythe!

Les araignées chameaux

Ceci est la photo d'araignées-chameau photographiées par les troupes américaines en Irak. Ces bêtes sont réelles et diverses histoires circulent sur Internet. Elles sont rapides (vitesse d'un homme au pas). Leur morsure est vénéneuse. Elles injectent un venin à base de Chlorhydrate de Porcaïne (Novocaïne) qui paralyse instantanément. Ce venin est suffisant pour tuer un homme en moins de 2 heures. Il provoque tachycardies, convulsions et paralysie des fonctions des principaux organes (poumons, foie ou reins). Ces araignées se nourrissent principalement de petits insectes et morceaux de chair laissés par les petits rongeurs. En 2003 depuis le début du conflit sont déjà morts 3 soldats américains et un journaliste français victimes de ces araignées. Sur la photo on peut voir une araignée en manger une autre. Les soldats américains en rencontre tous les jours sur leur chemin. Belles bêtes hein? Je crois que je vais commencer un élevage.

Version québecoise
Elles courent jusqu'à 15km/h, sautent jusqu'à 1m. Elles sortent la nuit ou recherchent de l'ombre. Quant elles vous mordent, elles injectent de la novocaïne ce qui vous assomme Instantanément. Alors vous ne sentez pas qu'elles vous ont mordu. Vous vous réveillez le matin avec "un morceau" de bras ou de jambe en moins parce qu'elles vous ont bouffé toute la nuit. Quand vous marchez aux alentours et que le soleil les touche, vous avez meilleur temps de courir parce que elles vous suivent pour rester dans votre ombre. Celle du bas est en train de manger celle du haut. Ce sont les araignées que rencontrent tous les jours les soldats en Irak. Imaginez.... vous vous réveillez avec une des ces salopes dans votre tente!


Il s'agit en réalité d'un défaut de perspective. On aperçoit juste un peu les doigts du soldat qui tient les animaux, les jambes des soldats qui sont derrières sont en fait assez loin et les araignées très près de l'objectif. Taille réelle des spécimens : 6-7 centimètres (pas mal quand même, faut avouer). Voilà, comme quoi tout réside dans la façon de regarder et qu'on peut se faire peur facilement. tooth.gif


*Loulou*
Oula j'aimerai pas trouver ça dans mon jardin mf_hide.gif eekout.gif
Arpegius
Aha, et à part leur petite taille, le reste du récit est réel ou non? Ces ptites bébêtes donnent vraiment la chair de poule.
Nag'
Exact mon ami;le reste est réel wink.gif
Oo Makaveli oO
je n aime pas les araignée non plus huh.gif
j ai pas peur mais je deteste
ce matin j en ai tuer une au levé dans ma cuisine unsure.gif ..elle etait au plafond posée tranquille
bon j avoue elle etait pas grosse tongue.gif
un jour on m a dit que si les araignées avait la taille d un chat
elle serait au sommet de la chaine alimentaire glurps.gif
ca fout les jetons tout ça ..

ceci dit il existe des araignés qui mangent des poules et qui sortent petit a petit de la foret amazonienne pour se rapprocher des villages situés autour de la foret

il faut que j appronfondisse le sujet ...
a suivre......
boxeur94380
Purée c'est également mon cauchemar.....Je prefere me retrouver face a 19 lions affamés de la savane lol que face a une migale qui coure en plus aussi vite que moi....lol
Nag'
Approfondis Machaveli elle me semble tout de meme énorme cette spider! wink.gif
Oo Makaveli oO
Heuuu macKaveli et non macHaveli biggrin.gif
c est vrai quelle est enorme l araignée.. head_hurts_kr.gif

je n ai rien trouvé encore blushing.gif
si jamais tu trouves quelques choses n'hesite pas a poster car j avoue je seche blink.gif tooth.gif
Nag'
Ben s'cuse pour avoir écorché ton pseudo! wink.gif

Ce que j'ai teouvé est vraiment succint :

Araignée géante du Congo

Dans les marécages du Congo on soupsonne l'existence d'une araignée ayant la grandeur d'un pygmé ce qui supposerait une surface de sustentation de quatre pieds de large. La plus grande araignée fossile connue était la Megarachne qui vivait il y a 300 millions d'années et sa surfacece de sustentation ne faisait que 20 pouces de large.

Araignée géante

En Nouvelle Guinée on a rapporté l'observation d'une immense araignée qui faisait la taille d'un petit chien qui vivait dans un endroit recouvert d'une membrane de soie, comme celle faite par les migales. Il existe en Australie plusieurs espèce de migales dont la célèbre Atrax robustus qui font jusqu'à 8 pouces de diamètre. Il se peut qu'on ait une espèce apparentée de taille supérieure en Nouvelle Guinée.

Oo Makaveli oO
j ai trouver ceci mais je ne vois pas de poules.. tooth.gif
http://fr.truveo.com/la-mygale-mangeuse-de-poule/id/2964642

puis un petit article ou il disait ceci

Cette araignée monstrueuse peut tuer une poule en y plantant ses crocs, la traîner sur plusieurs mètres avant de la dévorer tranquillement. Une espèce de mygale jamais identifiée avant les travaux de recherche de Martin Nicholas
Oo Makaveli oO
desolé pour le double je ne peux plus editer


bon voici une video en 5 parties d une araignée qui flippe devant une fourmi
mais il faut voir la fourmi aussi..
http://www.youtube.com/watch?v=DCIwHQaPQA4 (partie 1)
http://www.youtube.com/watch?v=ynqO7Ub0zT8...feature=related (partie 2)
http://www.youtube.com/watch?v=5JoxVgSo9YQ...feature=related (partie 3)
http://www.youtube.com/watch?v=6MuMM3NfKNE...feature=related (partie 4)
http://www.youtube.com/watch?v=8YW4LjLDozg...feature=related (partie 5)

Nag'
yuk.gif On ne voit pas les poules parce quelle les a toutes bouffées! mdr.gif
De toute façon,merci pour les liens mais ce n'est pas moi qui irais faire joujou avec ces bestioles! blink.gif
Skyflyer
Une qui boulotte des piafs c'est assez rare aussi ^^ :



Edit: pourquoi y'a pas de vidéo là mad.gif au pire le lien ici
Arpegius
puking.gif Elle est énorme celle la, elle me donne envie de puking.gif

Makaveli: je pensait qu'il y aurait plus d'action, en tout cas les araignées ne sont pas très vives par rapport à la fourmi.
Oo Makaveli oO
elles avaient surtout peur les araignées de la ptiote fourmi laugh.gif
elles etaient figées, mais je ne pensais pas qu une araignée n oserai pas s approcher d une fourmi
comme quoi il y a pire que les araignées green.gif

voici un autre animal qui se defend bien face a une araignée
c est un centipede geant http://www.youtube.com/watch?v=2f5gBFMMmGc
qui sera vainqueur d apres vous
je prend les paris tooth.gif



Nag'
mdr.gif Hé là;on ne va pas commencer à organiser des combats d'araignées sur FM!
J'ai l'impression que l'on commence du OFF Topic!
Allez;revenons à nos moutons les amis wink.gif
Skyflyer
Le célèbre film de Patterson, ou la première vidéo sur le bigfoot, dont les scientifiques ne peuvent prouver la supercherie. En gros, on sait pas ^^.



Après si le topic est plutot images et non pas vidéos faut pas hésiter à me le dire wink.gif
Nag'
A partir du moment où tu ne sors pas du sujet,je ne vois aucun inconvénient à ce que tu postes des vidéos wink.gif
Nag'
Jack L'éventreur



Nous sommes en 1888, le 31 août pour être précis, à WhiteChapel un des quartiers Est de la ville de Londres capital du Royaume Uni.
Il est aux environs de 3h du matin lorsque Ann « Polly » Nichols rencontra son destin en croisant l'un des plus célèbres, l'un des plus mystérieux tueur en série de l'histoire, en effet, cette nuit là elle croisa le chemin de celui que l'on appellera plus tard Jack l'éventreur...

A cet époque les gens de ce quartier était pauvre, et devait travailler hommes, femmes, et enfants pendant presque 12h de suite pour espérer tout juste gagner de quoi se nourrir. Dans cet enfer au quotidien, certaine femmes en arrivaient à vendre leurs corps pour gagner un peu plus d'argent, c'est dans cet univers horrible qu'une des plus grande affaire de meurtre en série non résolu se déroula.

Ses victimes :
toutes des prostituées londoniennes.
Mary Ann Nichols, la nuit du 31 Aout 1888
Annie Chapman, 7 Septembre
Elizabeth Stride, 29 Septembre
et Catharine Eddowes, le 29 également
Mary Jane Kelly, le 9 Novembre.

Les cinq victimes toute prostituées au moment des faits subirent d'atroces mutilations. Les faits et les analysent récente montrent qu'elles ont d'abord été étrangler contrairement à ce que l'on pense, on a trouve des traces de pouces sur la mâchoire et le coup, ce qui explique aussi pourquoi on trouvait rarement beaucoup de sang près des victimes. Il semble qu'en fait les blessures fait au coup avec le couteau si profonde serait du au fait que l'éventreur cherchait à décapiter la victime sans doute pour partir avec la tête comme trophée. Dans tout les cas il repartait avec généralement l'utérus de sa victime et pour la dernière le coeur.

ASPECTS ETRANGES ET CONTRADICTOIRES DE JACK :

Magicien, il effectuait ses meurtres en fonction du calendrier lunaire, comme pour satisfaire à quelque rituel païen.
Scientifique, il découpait ses victimes avec une rigueur et une compétence qui ont porté de nombreux observateurs à affirmer qu'il devait être chirurgien.
Fou furieux, il a massacré sa dernière victime d'une manière indescriptible. Il l'a démembrée, éviscérée, il en a éparpillé des morceaux dans toute la pièce.

Son surnom lui vient des lettres, écrites à l'encre rouge car le sang coagulait, envoyées pour narguer la police. "Votre humble serviteur Jack l'Eventreur" c'est ainsi qu' elles étaient signées. Seulement voila, le Jack qui a signé ces missives n'était pas le tueur du quartier de Withechapel, mais... un journaliste du Star, nommé Bert, qui n'avait rien trouvé de mieux pour faire monter les tirages. Ainsi, non seulement on ignore toujours qui était le tueur, mais on ne peut même plus dire que ce fut Jack l'Eventreur.

QUESTIONS SANS REPONSE :

Pourquoi, après cinq crimes en seulement deux mois, le tueur s'est il brusquement et définitivement arrêté? Personne n'a jamais pu l'expliquer. La seule hypothèse qu'on ait pu formuler est qu'il soit mort. D'une part, cela oblige à admettre une coïncidence: ce décès juste après le début de son oeuvre macabre et non avant ni longtemps après. D'autre part, cela rend encore plus mystérieux l'échec de son identification. On devrait le trouver parmi les anglais morts fin 1888.
Etait ce un notable? C'est ainsi que l'on se plaît à expliquer l'échec de la police. La thèse du complot a toujours été populaire, de Néron à Gilles de Rai, les puissants se sont vus chargés de crimes effroyables sur des présomptions douteuse. Les tueurs en série sont toujours très intelligents et très difficile à dépister. Et, à l'époque, il n'y avait ni profilers, ni analyse d'ADN, ni... etc. Néanmoins, on ne peut jamais rien affirmer. La thèse du complot n'est pas toujours farfelue. Souvenons nous de la façon dont un certain LBJ, que nous ne nommerons pas, a succédé à un certain JFK en novembre 1963. A tout seigneur, tout honneur; à Withechapel, comme à Dallas, le suspect principal est tout au sommet, puisque pour beaucoup, Jack l' Eventreur n'était autre que le prince de Galles, fils et héritier du Roi d'Angleterre.

LES SUSPECTS :

Prince Albert Victor Voir cidessus.
Sir William Gull , le chirurgien de l'affaire.
Montague John Druitt, le seul dont la mort concorde avec la fin des crimes.
Dr Roslyn Dontsan, médecin sataniste!
Aaron Kosminski, identifié par un témoin, qui a refusé de témoigner.
James Maybrick,
Walter Sickert .

Célèbre parce qu'inconnu. C'est le plus célèbre des tueurs en série. Pourtant il n'a commis "que" cinq meurtres. On est loin du palmarès de ses collègues américains, comme Charles Manson ou Son of Sam. Il y a de nombreux aspects mystérieux à souhait dans la "carrière" de Jack, mais la vraie raison de sa notoriété, c'est que, lui, n'a jamais été démasqué...

Arpegius
Petite série dont le début s'inspire grandement de cette histoire: Sanctuary.
Tous les décors sont en images de synthèse.
Je vous la recommande.
Nag'
Merci pour l'info mon ami wink.gif Je ne connaissais pas du tout! glurps.gif
Nag'
Le mythe d'Arachné


Dans la mythologie grecque, Arachné ou Arachne (en grec ancien ?????? / Arákhnê) est une jeune fille originaire de Lydie qui excellait dans l'art du tissage.

Intriguée, Athéna se déguisa en vieille femme pour rendre visite à la jeune tisseuse et observer son travail. Arachné prétendit devant la déesse qu'elle était la meilleure tisseuse du monde, meilleure qu'Athéna elle-même. La déesse entra alors dans une grande colère en constatant qu'une simple mortelle pouvait prétendre être aussi adroite qu'elle. Elle révéla à Arachné sa véritable identité et organisa un concours avec la jeune femme. Athéna illustra sur sa toile les divers dieux de l'Olympe tandis qu'Arachné préféra tisser Zeus avec ses nombreuses amantes. Ce fut finalement la fille de Lydie qui gagna. Furieuse, Athéna déchira son ouvrage. Humiliée, Arachné alla se pendre. La déesse, prise de remords, décida d'offrir une seconde vie à Arachné : elle la changea en araignée suspendue à son fil, pour qu'elle puisse à nouveau tisser sa toile.


Tableau représentant "les tisseuses" en relation avec ce mythe

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Nag'
LE MINOTAURE



Le Minotaure, Astérios de son vrai prénom, était un monstre à tête de taureau que Pasiphaé avait engendré du taureau blanc de Poséidon. Ce taureau avait été ramené de Crète par le héros Héraklès et caché dans la plaine d'Argos puis il resta dans la plaine de Marathon où il massacra des centaines d'hommes.
Il existe deux thèses : une dit que c'est Médée qui persuada Egée de demander à Thésée d'aller combattre le féroce taureau blanc du dieu Poséidon. La deuxième hypothèse dit que Thésée, après avoir été explusé d'Athènes, décida de combattre ce terrible taureau dont l'haleine était de feu. Il espérait ainsi se concilier les faveurs des Athéniens.
Toujours est-il que Thésée saisit courageusement le taureau par les cornes et le traîna dans les rues d'Athènes jusqu'à l'Acropole où il l'offrit en sacrifice à Athéna ou à Apollon.
Courroucé, Minos, roi de Crète, exigea que les Athéniens envoient, tous les 9 ans, 7 jeunes gens et 7 jeunes filles afin qu'ils soient dévorés par le Minotaure dans son Labyrinthe crétois.
Thésée, émut par la douleur des familles des jeunes sacrifiés, s'offrit pour prendre la place de l'un d'entre eux.
Egée lui remit une voile blanche qu'il devrait hisser à son retour, en signe de victoire. Après le tirage au sort qui désignait les victimes, Thésée les conduisit au temple du Dauphin où il offrit à Apollon une branche d'olivier consacrée, nouée avec un bout de laine blanche.
Il remplaça 2 des jeunes filles par 2 jeunes gens efféminés mais dotés d'un courage de lion, en leur recommandant bien de tout faire pour se comporter comme des femmes. Ce stratagème fonctionna et Minos n'y vit que du feu.
Ariane, la propre fille du Roi Minos et demie-soeur du Minotaure, tomba amoureuse de lui et lui promis de l'aider à tuer son monstrueux frère à la condition qu'il l'emmène à Athènes et l'épouse. Thésée accepta bien volontiers et Ariane lui remit alors une pelote de ficelle magique que Dédale lui avait offert afin de l'aider à sortir du Labyrinthe. Elle lui expliqua qu'il n'avait qu'à suivre la ficelle magique et qu'arrivé auprès du monstre endormi il n'aurait qu'à le sacrifier à Poséidon et qu'il retrouverait la sortie en réenroulant la ficelle.
Thésée suivit les consignes d'Ariane et tua le Minotaure, soit avec son épée, sa massue ou à mains nues, mais toujours est-il qu'il ressortit , couvert de sang mais vainqueur, du Labyrinthe.
Ses deux compagnons efféminés avaient, de leur côté, tué les gardes du quartier des femmes et libéré les jeunes filles. Thésée fit monter tout le monde sur un navire et ils fuirent la Crète.
Thésée et le terrible Minotaure

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Nag'
La Sorcière de Wookey Hole



Wookey Hole, dans le Somerset est l'endroit où l'on peut voir les grottes et rivières souterraines les plus spectaculaires de Grande-Bretagne. Le Somerset est une contrée de mystères, bien connue pour ses cercles de pierres et ses monuments, dont Stonehenge fait partie. Les légendes arthuriennes s'y entremêlent avec la théorie des lignes Ley et le monde souterrain de Wookey Hole, où se rejoignent légendes païennes et chrétiennes.

Lors de votre visite des grottes de Wookey Hole, votre guide vous expliquera qu'au temps de la préhistoire, elles hébergeaient à la fois des hommes et des animaux. Des découvertes archéologiques montrent que les hommes ont habité ces grottes pendant 50 000 ans. Les os d'animaux tropicaux de la période glaciaire ont été trouvés ici : rhinocéros, ours, mammouths et lions, ainsi que des outils en silex.


La Cuisine de la Sorcière


La légende raconte qu'au Moyen Âge, une vieille femme y habitait, seule avec son chien et ses chèvres. Tout ce qui tournait mal au village lui était reproché. Les gens du coin pensaient qu'elle était une sorcière, qui jetait des sorts et causait le malheur.

Finalement, les gens appelèrent l'Abbé de l'Abbaye voisine de Glastonbury. Ils envoyèrent un moine appelé Père Bernard pour exorciser l'esprit de la sorcière. Le Père Bernard entra dans la grotte armé d'une bible et d'une bougie.

Dans la lueur qui baignait les lieux, il distingua la sorcière, courbée sur sa marmite. Il essaya de lui parler, mais elle s'enfuit plus profondément dans la grotte par un passage étroit appelé l'Échelle de l'Enfer, tout en l'insultant et en jetant des sorts.

Le moine courageux la suivit et ils se trouvèrent nez à nez dans les tréfonds de la caverne. Le moine prit au creux de ses mains un peu d'eau de la rivière, la bénit rapidement, et la jeta sur la sorcière. Elle se changea en pierre, et sa silhouette figée se tient toujours dans la caverne, qu'on appelle encore aujourd'hui «la cuisine de la sorcière».

Trésors archéologiques
En plus de cette sorcière pétrifiée, toutes sortes de trouvailles archéologiques ont été remontées des profondeurs de Wookey Hole. Certaines sont exposées au Wells City Museum, mais la plupart sont restées à Wookey Hole et sont visibles au Musée de la grotte.

Le voyage dans les entrailles de la terre à Wookey Hole vous fera découvrir des formations si singulières, que vous serez sous le charme avant même d'avoir eu peur. Consultez le site de Wookie Hole (www.wookey.co.uk/welcome.htm) pour plus d'informations.






Arpegius
Je connaissait le mythe du minotaure, la première version wink.gif
Sympa l'histoire d'Arachné, je ne connaissait pas.
Nag'
Tu vas te récocilier avec les araignées alors? wink.gif

LES AGROGLYPHES


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Les agroglyphes sont un phénomène mondial, mais principalement concentré dans l'hémisphère nord. L’activité est particulièrement intense et les motifs spectaculaires dans le Sud de l'Angleterre, et en particulier dans le Wiltshire, le Hampshire et le Sussex. Le plus grand cercle de pierres d'Europe, à Avebury, semble être l'épicentre du phénomène. Chaque été, une pléiade de dessins incroyables peut être admirée dans la région.


Que sont-ils ?
Au fil du temps, les gens ont apporté toute sorte d'explications à ce phénomène, appelé également «cercles de culture». Certains concluent qu’ils sont simplement le fruit d'humains excentriques, d'autres suggèrent qu'ils sont le résultat de phénomènes météorologiques inhabituels, et d'autres encore assurent qu'il s'agit là d'activité paranormale, d'OVNIs et d'autres forces mystiques.

La preuve est faite que de nombreux agroglyphes sont dus à des humains, et il existe même des clubs de créateurs d'agroglyphes, mais de tous temps il y eut une proportion d'agroglyphes qui ne pouvait être attribuée à des humains, aussi excentriques soient-ils. Et ces dessins inexpliqués, ces créations spectaculaires captivent nos esprits et posent la question : qui, ou quelle force les a créé ?


Motifs d'agroglyphes
Les premiers agroglyphes recensés, dans les années 70, étaient souvent de simples cercles. Au fil du temps, les dessins ont évolué, et des motifs géométriques complexes sont apparus. Entre 1970 et 2000, les motifs semblaient basés sur la géométrie sacrée. Ceux qui surgirent après 2000 sont fondés sur d'autres principes, comme les sciences naturelles et des concepts mathématiques, les fractales par exemple.

De nombreux agroglyphes récents ont des détails complexes, une symétrie régulière et une composition soignée. Des éléments de tridimensionnalité sont devenus plus fréquents, et l’on peut par exemple observer des structures cubiques spectaculaires.

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Arpegius
Heu... non, pas de réconciliation en vue smile.gif
Vraiment très beaux ces agroglyphes, on ira en faire quelques uns dans la campagne belge cet été Nag' tooth.gif mdr.gif
Nag'
Ah ces Frenchies..... whistling.gif
boxeur94380
Salut....
Rigolez pas.....Car un groupe belge est spécialisé dans les dessins sur champs.....Pour faire dégonfler certaines rumeurs Coca Cola les avait embauché pour dessiner une pub sur un champs voisin.....Ou peut etre que les extra-terrestre boivent du coca looool
Nag'
Visages étranges dans la petite ville de Belmez...


Nous sommes le 23 août 1971, dans le petit village espagnole de Belmez, la famille Pereira vit tranquillement dans sa maison du 5 rue Rodriguez Acosta. Ce jour là, madame Pereira fait une étrange découverte, un visage humain se forme de façon spontanée sur le sol cimenté de sa cuisine...

Maria Pereira appelle immédiatement son époux ainsi que son fils pour qu'ils puissent eux aussi voir l'apparition. Le fils, Miguel, dit qu'il voit aussi parfaitement un visage d'homme sur le sol de la cuisine, la famille quitte alors immédiatement les lieux pris de peur et en parlent à leurs voisins. Quelques jours plus tard, la famille reviens et le fils démolit la plaque de ciment, puis en refait une autre. Une semaine se passe sans nouvel événement. Au bout de cette semaine, le visage réaparait. La famille va voir le conseil de la ville pour savoir que faire... Les autorités locales récupèrent le bloc de ciment. Là commence des investigations, on sait que la maison a été bâtie sur un ancien cimetière, d'abord romain, puis musulman, et finalement Chrétien. Ils creusèrent le sol pour découvrir plusieurs corps dont deux sans têtes, dont certain d'adolescents datant du 13eme siècle. Tout ces corps furent enterrés dans un cimetière catholique. Maintenant croyant que les esprits sont apaisés, ils refermèrent la cuisine, recoulèrent une dalle de ciment, et la famille revint chez elle...

Hélas de nouveaux visages apparurent peut de temps après, mais cette fois plusieurs, des femmes, des hommes, des enfants... Le fils essaya de les détruire mais en vain... La population locale croit en une plaisanterie, et la police empêche la famille de rester chez elle pour voir, mais les manifestations continuent...

Début 1972, German de Argumosa and Hans Bender deux para psychologues se rendent sur les lieux, pour eux, c'est l'événement paranormal le plus important du siècle. Ils arrivèrent sur les lieux et purent observer des visages disparaître sur le sol et de nouveau réaparaitre... Ils ne furent pas les seuls témoins, plusieurs policiers, journalistes et autres les virent aussi. Ils firent sceller la cuisine, et attendirent 3 mois, pour vérifier si ce n'était pas une plaisanterie, la salle fut divisée en sections pour vérifier les variations et l'on prit de nombreuses photos. Les 3 mois passèrent, et en ouvrant on vit que plusieurs visages s'étaient déplacés. De nouveaux étaient apparus, Des mains et des griffes apparurent aussi. On fit des photos infra-rouges, on fit des analyses audios et aux rayon X, on ne vit aucune supercherie. Les deux professeurs amenèrent aussi des appareils d'écoute et entendirent des voix humaines, certain pensent que ces voix viennent de l'extérieur et se répercutent...



Nag'
Allez;ma petite chronique du soir pour vous aider à mieux dormir! wink.gif

LE OUIJA - la planchette spirite





La désormais célèbre planche Ouija (aussi quelques fois écrit Oui-ja ou Oui ja) est probablement le dispositif de communication spirite le plus connu auprès des amateurs de spiritisme… et aussi un des plus controversé. Vendu pour quelques dollars dans plusieurs grands magasins à rayons (généralement dans la section jouet), ce jeu a, depuis longtemps déjà, piqué la curiosité des amateurs d’ésotérisme, de sensations fortes et des septiques.

Ce jeu, distribué par la compagnie Parker Brothers, se présente comme une planchette de bois ou de carton, sur laquelle sont inscrites toutes les lettres de l’alphabet, les chiffres de « 0 » à « 9 », un « oui » et un « non » ainsi qu’un « au revoir ». Un indicateur mobile, vaguement en forme de cœur, est généralement utilisé pour déposer le bout des doigts et pour pointer les informations choisies par la planchette. Présenter comme étant une « planchette parlante », Ouija est un fait un outil de communication fabriqué pour les séances de spiritisme, et ne devrait pas être vu autrement.

Les opinions des gens ayant expérimenté le Ouija varient d’un extrême à l’autre. Si vous demandez à trois de vos amis de vous racontez leurs expériences, un vous dira avoir eu la peur de sa vie, un autre aura trouvé l’expérience plutôt intéressante, finalement le troisième vous dira que c’était un échec total et que le jeu ne fonctionne pas du tout…

Cependant, n’importe qui s’étant intéresser un tant soit peu au spiritisme vous semblera convaincu que les planchettes spirites fonctionnent bel et bien, avec raison. La seule limite du Ouija est celle de ses utilisateurs et c’est précisément pourquoi ce jeu peut être aussi dangereux. Entre les mains d’un utilisateur inconscient, il y a toujours un risque pour que le Ouija provoque de mauvaises surprises.
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Nag'
tooth.gif C'est l'heure!

DEUX CHIENS PAS TRES GENTILS!


Une jeune femme d'une trentaine d'années venait de perdre son mari. Attristée par cette terrible perte qui venait de la frapper, elle ne pouvait supporter cette situation et alla au cimetière où la tombe du malheureux défunt se trouvait en début d'après-midi.
Arrivée au cimetière, qui était vide compte tenu de la chaleur mortelle, elle se dirigea vers la tombe de son mari.
La douleur de cette perte était telle qu'elle craqua elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps à genoux sur la tombe, elle ne se calmait plus dans un dernier sanglot elle commença à se relever elle sentit une présence derrière elle.
Elle se retourna...et vit deux gros chiens noirs qui la fixaient comme une proie... .ils allaient lui bondir dessus.
Apeurée, elle prit ses jambes à son coup et courut le plus rapidement vers la sortie du cimetière.
Les chiens la prirent en chasse elle les entendait grogner et se rapprocher de plus en plus, elle pouvait sentir le souffle chaud des molosses sur ses mollets.
Une fois sorti du cimetière dans un dernier espoir elle se retourna dans l'espérance de voir que ses deux gros chiens ne la suivaient plus.
Mais bizarrement les chiens avaient disparu, ils n'étaient plus à sa poursuite. Ils avaient disparu.
Quelques jours plus tard, elle retourna au cimetière mais cette fois-ci, en fin de journée quand il y avait du monde, en allant vers la tombe de son mari elle vit le gardien de cette nécropole elle alla lui raconter son histoire avec les chiens.
Mais là, le gardien, qui devait avoir vécu de nombreuses histoires vu son âge élevé, devint livide il bafouilla puis reprit son calme et lui expliqua qu'il n'y avait jamais eu de chien dans ce cimetière.
Mais surtout, il lui expliqua cette légende qui dit : après la perte d'un proche cher si tu pleures toutes les larmes de ton corps sur la tombe, le mort reviendra ou enverra quelqu'un ou quelque chose pour te tuer ce qui te permettra de le rejoindre dans les ténèbres
Le gardien du cimetière en était persuadé la légende avait parlé.
Cette histoire est une histoire vraie, mais pour savoir si c'est vraiment son mari qui a envoyé ces chiens, ça personne ne peut le dire.Mais on peut être sûr maintenant que les légendes n'ont pas de frontière.

Classification des "pas très gentils" wink.gif

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*Loulou*
Merci Nag' à demain 21h58 huh.giftooth.gif

[Edité par Nag': Chuttt;faut surtout pas dire que l'heure du crime a changé! mdr.gif ]
Nag'
Ding Dong! rolleyes.gif

ELIZABETH BATHORY LA COMTESSE DE SANG






On a retrouvé le procès-verbal des interrogatoires qui furent menés pendant l'instruction. On est en droit de se demander si ces dépositions ont été acquises au moyen de la torture, méthode pratiquée couramment à l'époque, et c'est pourquoi il convient de les prendre avec toutes les réserves qui s'imposent. Mais ces dépositions ne sont nullement en contradiction avec d'autres témoignages, et avec les bruits qui circulaient depuis fort longtemps sur les atrocités qui se commettaient aussi bien à Vienne qu'à Csejthe à la demande formelle de la comtesse Bathory. Et même s'il faut faire la part de l'exagération et du lavage de cerveau qu'ont subi les témoins, les récits sont hallucinants. Il y a là un accent de vérité qui ne trompe pas: ces témoins, participants actifs des turpitudes d'Elizabeth, donc motivés par une foi énigmatique d'origine païenne et ancestrale, sont parfaitement conscients de ce qu'ils racontent, et d'ailleurs, ils ne manifestent jamais le moindre remords, le moindre sentiment de culpabilité quant à ce qui leur est reproché. A les entendre, tout ce qui s'est passé au château de Csejthe est parfaitement naturel et ne souffre pas d'être discuté. Qu'on en juge sur pièces .

Ainsi, le premier témoin, Ficzko, après avoir avoue avoir tué trente-sept jeunes filles et participé à leur inhumation, est amené à parler de l'origine des victimes et du sort qui leur était réservé : (, Dorko et une autre allèrent en chercher. Elles leur dirent de les suivre dans une bonne place de service. Pour une de ces dernières, venant d'un village, il fallut un mois pour la faire arriver et on la tua tout de suite. Surtout des femmes de différents villages s'entendaient pour fournir des jeunes filles 2. Même une fille de l'une d'elles fut tuée; alors la mère refusa d'en amener d'autres. Moi-même, je suis allé six fois en chercher avec Dorko. Il y avait une femme spéciale qui ne tuait pas, mais qui enterrait... Une femme, Szabo, a amené des filles, et aussi sa propre fille, quoique sachant qu'elle serait tuée. jo Ilona aussi en a fait venir beaucoup. Kata n'a rien amené, mais elle a enterré toutes les filles que Dorko assassinait. " On voit ainsi que la comtesse sanglante avait constitué une véritable meute pour rabattre, par tous les moyens, les filles dont elle avait besoin pour assouvir ses passions, ou plutôt pour procéder à ces étranges sacrifices.

Où cela devient presque insupportable, c'est lorsque les témoins donnent des détails sur les supplices. C'est toujours Ficzko qui parle: " Elles (les complices d'Elizabeth) attachaient les mains et les bras très serrés avec du fil de Vienne, et les battaient à mort, jusqu'à ce que tout leur corps fût noir comme du charbon et que leur peau se déchirât. L'une supporta plus de deux cents coups avant de mourir. Dorko leur coupait les doigts un à un avec des cisailles, et ensuite leur piquait les veines avec des ciseaux... jo Ilona apportait le feu, faisait rougir les tisonniers, les appliquait sur la bouche et mettait le fer dedans. Quand les couturières faisaient mal leur travail, elles étaient menées pour cela dans la salle de torture. Un jour, la maîtresse elle-même a mis ses doigts dans la bouche de l'une et a tiré jusqu'à ce que les coins se fendent. Il y avait aussi une autre femme qui s'appelait Ilona Kochiska, et qui a aussi torturé des filles. La maîtresse les piquait d'épingles un peu partout; elle a assassiné la fille de Sitkey parce qu'elle avait volé une poire... La maîtresse a toujours récompensé les vieilles quand elles avaient bien torturé les filles. Elle-même arrachait la chair avec des pinces, et coupait entre les doigts. Elle les a fait mener sur la neige, nues, et arroser d'eau glacée; elle les a arrosées elle-même et elles en moururent... Dans le coche, quand la maîtresse voyageait, elles étaient pincées et piquées d'épingles. "

Le témoignage de la nourrice, jo Ilona, n'est pas moins édifiant: ", Elle battait les filles cruellement et Darvulia mettait les jeunes servantes dans l'eau froide et les laissait toute la nuit. La comtesse elle-même déposait dans leur main une clef ou une pièce d'argent rougie au feu. A Sravar, Elizabeth a, devant son mari Férencz Nàdasdy, dévêtu une petite parente de son mari, l'a enduite de miel et laissée un jour et une nuit dans le jardin pour que les insectes et les fourmis la piquent. Elle, jo Ilona, était chargée de mettre entre les jambes des jeunes filles du papier huilé et de l'allumer... Dorko coupait avec des ciseaux les veines des bras ; il y avait tant de sang qu'il fallait jeter de la cendre autour du lit de la comtesse, et celle-ci devait changer de robe et de manches. Dorko incisait aussi les plaies boursouflées et Elizabeth arrachait avec des pinces la chair du corps des filles... C'est de Darvulia qu'Elizabeth apprit les plus graves cruautés ; elles étaient très intimes. jo Ilona savait, et avait même vu, qu'Elizabeth a brûlé le sexe de certaines filles avec la flamme d'un cierge. " Tout cela est corroboré par Dorko : (, La comtesse torturait les filles avec des cuillères rougies au feu, et leur repassait la plante des pieds avec un fer rouge. Leur arrachait la chair aux endroits les plus sensibles des seins et d'ailleurs avec de petites pinces d'argent. Les mordait en les faisant amener au bord de son lit quand elle était malade. En une seule semaine, cinq filles étaient mortes. "

Le reste est à l'avenant et nous prouve que le marquis de Sade, dans son délire somme toute parfaitement inoffensif, n'a rien inventé. Car ces témoignages, quelles que soient les réserves qu'on peut émettre à leur propos, sont terriblement accablants. Et, sans trop risquer de se tromper, il faut bien se résoudre à accepter comme un minimum absolu le chiffre ahurissant de six cents jeunes filles sacrifiées par la comtesse Elizabeth Bathory et ses complices. La comtesse fut évidemment reconnue coupable par les juges qui se penchaient sur son cas. Mais la question se posait quant à la peine qu'elle devait encourir. On sait que le roi Matthias était résolu à condamner la comtesse à mort, quels que fussent ses liens avec l'illustre famille des Bathory. Mais la famille Bathory, et le comte Gyorgy Thurzo le premier, n'avaient aucune envie de salir leur nom en faisant procéder à l'exécution publique d'une des plus grandes dames de l'Empire. Il y eut des négociations, des compromis. On se dit qu'il valait mieux faire passer Elizabeth pour folle que pour une criminelle. Le verdict tomba: les principaux complices, Jo Ilona, Ficzko, Dorko et Katalin Beniezky furent condamnés à la décapitation et rapidement exécutés. Quant à la comtesse de sang royal Elizabeth Bathory, elle fut condamnée à être murée vive dans ses appartements privés du petit château de Csejthe. Sous la surveillance des juges et du comte Thurzo, des maçons murèrent donc les fenêtres et les portes de ses appartements, ne laissant qu'une petite ouverture par laquelle on passerait tous les jours de l'eau et de la nourriture. Elizabeth Bathory se laissa enfermer sans prononcer une parole. Elle vécut quatre ans dans la solitude et l'obscurité. Aux dires de ceux qui la virent dans son dernier sommeil, en dépit de son âge - très avancé pour l'époque - de cinquante-quatre ans, sa beauté était inaltérée. Et l'on retrouva, dans ses appartements, de nombreux grimoires, et surtout des invocations sataniques dans lesquelles elle conjurait le Diable de faire mourir ses ennemis, le comte Thurzo en tête, et de leur envoyer des démons sous forme de chats noirs. C'est ce qui était arrivé au curé de Csejthe Igrsqu'il avait accompagné les justiciers dans les souterrains du château. Coïncidence? Il est bien certain que la magie, et une magie des plus noires et des plus sinistres, est la seule explication plausible de l'invraisemblable comportement de la comtesse Elizabeth Bathory.

En fait., bien des questions se posent. Dans son invocation, faite la veille de son arrestation, Elizabeth Bathory implorait l'aide des puissances maléfiques, demandant particulièrement à Satan, qu'elle appelle le Suprême Commandeur des Chats, de lui envoyer quatre-vingt-dix-neuf chats contre ses ennemis. Or, le curé de Csejthe, auteur du mémoire qu'il espérait bien transmettre un jour, était l'un de ses plus ardents ennemis, bien qu'il fût réduit au silence par peur des représailles. D'après le témoignage du prêtre, lors de la perquisition dans le château, il fut assailli par six chats qui le griffèrent et le mordirent avant d'être chassés par les hommes d'armes et de dispar ECitre comme des fantômes. Hallucination ? Superstition ? Rien n'est bien clair dans cette histoire pourtant réelle de la comtesse Bathory.

Était-elle sorcière ? Incontestablement, ou du moins magicienne, prêtresse d'une religion noire et rouge héritée de la nuit des temps. Il serait vain de prétendre qu'elle était folle. Il serait stupide de ne voir en elle qu'une dépravée sexuelle assouvissant ses désirs pervers sous le couvert de ce qu'elle croyait être son impunité. Certes, la composante sexuelle, sadique et lesbienne, ne fait aucun doute dans son comportement. Mais ce n'est pas suffisant pour expliquer de telles horreurs. Et pourquoi n'a-t-elle sacrifié, ou fait sacrifier, à son culte sanguinaire que des femmes, des filles vierges ? Le sang des vierges a donc tant de vertu qu'il puisse procurer à ceux qui savent en profiter l'immortalité dans la beauté et le printemps éternel ?

Ici, la relation entre le personnage d'Elizabeth Bathory, personnage réel, rappelons-le, et le sinistre comte Dracula, personnage romanesque mais surgi d'une longue tradition et intégré dans un ouvrage de fiction initiatique, est absolument nette. Oui, la comtesse Bathory est une femme vampire se régénérant dans le sang des jeunes vierges qu'elle sacrifie en l'honneur d'une mystérieuse et cruelle déesse des anciens jours. Elle mordait ses victimes, nous dit-on. On n'ajoute pas qu'elle buvait leur sang, mais elle s'en inondait, ce qui revient au même. Aurait-elle pu survivre autant d'années, dans toute sa beauté, sans cette thérapeutique " quelque peu spéciale ?


Source : http://sylphe.chez-alice.fr/elizabeth.html


Nag'
Chronique quotidienne... wink.gif

LA ROUTE DES ZOMBIES



Dans l'agglomération de St Louis se trouve une zone reculée qui s'appelle
"route des Zombies". La légende urbaine raconte diverses histoires
effrayantes dont celle que c'est un lieu de pratiques occultes et
ritualistes qui ont donné naissances à des entités inhumaines et
démoniaques alors que d'autres parlent de ceux qui y sont morts
étrangement et rôdent toujours autour de cette route désolée dans
l'au-delà.

Avec des siècles
d'érosion qui ont façonné un chemin transversal à travers les falaises
le long de la "rivière de la mort", ainsi nommée par ceux qui
appelaient cela leur foyer il y a des siècles, cette région en a vu
beaucoup traverser ses couloirs creusés naturellement vers un gué
traversable au-dessus de la rivière. Ses falaises riches en silex ont
fourni en abondance les matériaux bruts pour fabriquer les outils et
les armes nécessaires à la survie à travers le temps.

Certains disent qu'on l'appelle "la
route des Zombies" parce que les ouvriers du chemin de fer qui
travaillaient là autrefois sortent parfois de leur tombe pour errer.
Certains insistent qu'ils ont entendu de la musique ancienne, vu des
lumières anormales bouger et autres apparitions fantomatiques de cette
ère oubliée. Une autre légende parle d'un patient surnommé "Zombie" qui
s'est échappé d'une institution psychiatrique voisine et qu'on n'a
jamais revu. Sa blouse pleine de sang a été retrouvée plus tard sur la
vieille route surnommée ensuite ainsi à cause de lui.

Les autres légendes incluent celle d'un
ancien colon qui est mort sur la voie du chemin de fer. Une autre parle
d'un pionnier qui a perdu sa femme au poker, est rentré à sa ferme et
s'est donné la mort. Beaucoup disent encore voir ces esprits solitaires
même aujourd'hui.


A l'époque de la prohibition, une ville
voisine abritait des bars clandestins et étaient le lieu de
villégiature de célèbres gangsters. Les légendes parlent d'individus
qui recevaient une e donne de ces ennemis publics ayant pour
conséquence leur placement permanent dans la terre ou la rivière
contiguë pour qu'on ne les revoie jamais.

La rivière contiguë a tragiquement livré
beaucoup de gens à l'autre côté au cours des ans. Des enfants comme des
adultes ont expiré leur dernier souffle dans ses eaux dangereuses avant
d'être retrouvés échoués sur ses berges. Même durant ce nouveau
millénaire, des enfants ont un jour rencontré la mort sur ses rives.

Le chemin de fer indique toujours "la
mort n'a pas de pitié" car beaucoup ont rencontré leur destin ultime
sur ses voies. Les habitants du coin qui y ont toujours vécu se
souviennent de nombreux évènements tragiques remontant aux années 1950.
Un de ces évènements s'est produit en 1970 quand deux jeunes ont été
percutés par un train. Certains des habitants ont fait partie de la
battue pour retrouver les morceaux de corps dispersés dans la zone.

Dans les années 1990, une mère et son
enfant de 5 ans traversaient un pont quand ils ont rencontré un train.
La dernière action de la mère a été de pousser son enfant de 5 ans hors
du pont. Le conducteur a pu arrêter le train et sauver l'enfant. Bien
que la mère soit morte, c'est toujours l'une des fins les plus
heureuses à une histoire que cette région fournira

Plus récemment, cette région est devenue
le refuge de ceux qui veulent pratiquer l'occulte en privé et d'autres
rituels. Qui peut vraiment savoir quelles portes vers l'obscurité ou
l'inconnu ont été ouvertes ici. Cette zone est aussi devenue un lieu
phare pour les jeunes qui recherchent le frisson. Dans les années 1970,
un groupe de jeunes a pratiqué ce qu'on appelle l'"expiration forcée".
En utilisant une boîte d'atomiseur de cuisine pour "expirer", un des
garçons est tombé inconscient et a rendu son dernier souffle. D'autres
morts liées à la drogue ont également été notées au cours des ans.

Lors des années 1960, un couple au
sortir de l'adolescence était au sommet de la falaise et regardait la
route en dessous. L'homme a trébuché et pendant la chute, son visage
s'est pris dans la fourche d'un petit arbre poussant au bord de la
falaise. Son visage et son scalp sont restés là tandis que le reste de
son corps s'est écrasé sur la route en dessous.

La région a aussi connu sa part de
suicides et de meurtres. Dans les années 1970, un chasseur est tombé
par hasard sur une voiture toujours en marche au bout de la route. Une
inspection plus minutieuse a révélé qu'un tuyau reliait le pot
d'échappement à l'intérieur de la voiture et que le conducteur était
affalé sur le volant.

On peut s'accorder à dire qu'il ne
manque pas de légendes ou de tragédies dans cette région qui peuvent
expliquer les rencontres bizarres et effrayantes que font ceux qui la
visitent. J'ai été vraiment intrigué et attiré par un tel folklore et
j'étais déterminé à prouver ou infirmer les légendes urbaines
l'entourant.
La Missouri Paranormal Research,
l'équipe d'investigation paranormale à laquelle j'appartiens a enquêté
sur cette région à plusieurs occasions. Nos visites ont converti
beaucoup de vrais sceptiques en croyants fervents du paranormal.
J'étais l'un d'entre eux la première fois et j'ai même fait la remarque
"ça va devenir comme Winnie the Pooh qui cherche un fantôme dans une
forêt de 100 acres" avant de descendre sur la vieille route.

En une heure, plusieurs personnes ont
observé une ombre de taille humaine qui descendait vers eux depuis une
petite falaise voisine. Elle a ensuite couru sur la route, s'est
arrêtée et a disparu dans l'obscurité de la nuit. Au cours de la nuit,
d'autres ont entendu des voix inexplicables, ont été touchés par
l'invisible et ont été témoin de l'inexplicable. C'était une nuit où
chacun a pu conclure qu'en effet certaines légendes urbaines sont
vraies !

SOURCE : Haunted America


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Nag'
Comme d'hab' wink.gif

Legendes sur le Mont Shasta




Le Mont Shasta véhicule d'étranges légendes... commençons par le commencement :

D'après une légende des Indiens Modoc (extraite du récit d'Ella Clark en 1953 puisé à leur tradition orale)
En ce temps-là... le temps où il n'y avait pas encore d'hommes sur la terre... le Chef des Esprits-du-Ciel habitait dans le Monde-d'en-Haut. Mais il finit par se dire qu'après tout, il faisait bien froid chez lui. Il creusa donc un trou dans le ciel avec une pierre et poussa dedans la neige et la glace. Toutes deux dégringolèrent sur la terre où en s'amoncelant, elles formèrent une haute montagne. Aujourd'hui on appelle cette montagne le mont Shasta.

Le Chef des Esprits-du-Ciel, équipé de son grand bâton, passa de nuage en nuage pour arriver sur le sommet de cette montagne. Après quoi il en descendit le versant. Chemin faisant, l'idée lui vint de faire des petits trous dans la terre avec son doigt. A chaque trou, poussa un arbre. Et la neige qui fondait sous ses pas, forma des rivières.

Tout à fait satisfait des résultats qu'il obtenait, l'Esprit-du-Ciel commença de casser son long bâton en petits bouts. Certains d'entre eux se transformèrent en poissons, d'autres en castors, puis en d'autres petits animaux, puis il fit tous les animaux de la terre. Puis il créa les oiseaux.

C'est ainsi que furent créés les ours. Mais ces premiers ours-là marchaient sur leurs pattes arrières et parlaient comme des hommes. Avec leur pelage velu et leurs grandes griffes, ils avaient l'air si redoutables qu'après coup, le chef des Esprits-du-Ciel les cantonna très loin de lui, au pied de la montagne.

Une fois ce travail immense achevé, le Chef des Esprits-du-Ciel fit descendre sa famille qu'il installa avec lui sur la terre. Ils prirent pour demeure la grande montagne de neige et de glace dans laquelle il fit un bon feu au centre et un trou au sommet pour laisser passer la fumée.

Tout alla bien jusqu'au printemps… Jusqu'à ce qu'une violente tempête secoue la montagne. Le feu fut refoulé dans la cheminée, la terre trembla. Le Chef des Esprits-du-Ciel demanda à sa plus jeune fille de monter au sommet pour demander à l'Esprit-du-Vent de se calmer un peu. Mais il la mit en garde de ne pas mettre la tête en dehors de la cheminée sinon le vent se prendrait dans ses cheveux et l'emporterait. La petite fille promit…

…Mais elle savait que de là-haut, on pouvait voir l'océan, cette immense étendue d'eau qu'elle ne connaissait pas. Comment résister à pareille occasion de le voir enfin ? Elle passa la tête dehors. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, l'Esprit-du-Vent l'arracha de la montagne et l'emporta ! Elle atterrit à la lisière de la forêt, au milieu des sapins enneigés, dans le territoire des ours grizzlis.

L'un d'eux qui chassait pour donner à manger à sa famille, la trouva et l'emmena chez lui pour lui donner des soins. C'est qu'ils n'étaient pas si redoutables qu'ils pouvaient le paraître, ces grizzlis de l'époque. Et s'étant pris d'affection pour la petite fille, ils décidèrent très arbitrairement de la garder et de l'élever au milieu des oursons. Ainsi grandit-elle. Devenue une femme, elle épousa l'aîné des enfants grizzlis et tous deux firent des enfants dont l'apparence n'était déjà plus tout à fait la même que celle des parents grizzlis. Toute la petite famille habita dans une nouvelle maison. Ce lieu s'appelle aujourd'hui le petit mont Shasta.

Le temps passa, sans histoire notable. Quand la grand-mère Grizzli (celle qui avait élevé la petite fille) sentit venir sa fin, elle ressentit le besoin de dire la vérité au Chef des Esprits-du-Ciel. Elle lui envoya donc en émissaire l'aîné de ses petits-fils. Celui-ci monta au sommet du mont Shasta.

Tout heureux d'apprendre que sa fille était retrouvée, le Chef des Esprits-du-Ciel descendit à la maison des grizzlis. Mais quelle ne fut pas sa surprise en voyant une femme au lieu de l'enfant qu'il avait quitté ! Pire ! Une femme qui vivait au milieu de créatures à fourrure qu'elle disait être ses enfants – donc ses petits-enfants à lui ! Et le comble, des créatures d'une race qu'il n'avait pas créée !

Sa colère fut énorme ! Il maudit tous les grizzlis. "Mettez-vous à quatre pattes ! Vous m'avez fait si grand tort que dorénavant c'est ainsi que vous marcherez. En outre, je vous retire l'usage de la parole !" Et il repartit sur sa montagne avec sa fille. Jamais plus il ne retourna chez les grizzlis.

Selon certaines rumeurs, il aurait éteint le feu qu'il entretenait dans sa montagne et serait retourné vivre dans le ciel avec sa fille. Quant à ses petits-enfants d'une nouvelle race, ils se dispersèrent dans le monde et devinrent les premiers Indiens, les ancêtres de tous les Indiens. C'est pourquoi les Indiens qui vivent près du mont Shasta ne tuent jamais de grizzli.

Le Mont Shasta est une montagne enveloppée de mystère et d'inexpliqué.
Pour beaucoup, le secteur autour du Mont Shasta est un des plus mystique au monde et les gens viennent de trés loin pour vivre dans l'ombre de la montagne.

Avec des histoires de villes souterraines, de soucoupes volantes, de lumières non expliquées et de rencontres avec des êtres peu communs, il serait difficile d'envisager un endroit plus mystique.

Faisant partie de "Cascade Range", le Mont Shasta s'éléve à plus de 4700m et une particularité : On y a recensé plus de 400 grottes formées par la lave, un type de cavités insolite, mais qui est loin d'être rare. À la différence d'autres crêtes qui se mélangent dans les montagnes environnantes, Shasta se tient seul, se levant au-dessus de ce qui semble être, en comparaison, un paysage presque plat. C'est en partie cette solitude que représente le Mont Shasta qui lui donne son aura mystérieuse.

Le secteur autour du Mont Shasta a servi d'habitats à plusieurs tribus indiennes pendant des milliers d'années. Cependant, ce n'est qu'au début du 19ème siècle que les premiers Européens ont posés les yeux dessus. Les Espagnols ont appelé la montagne “Jesus-Maria” ; quand ils ont passé par là en 1817. Les Russes lui ont donné le nom de “Tchastal, ” ; signifiant "montagne blanche ou pure".

De toutes les légendes entourant la montagne, le plus célèbre est celui des Lemuriens dont on dit qu'ils demeurent à l'intérieur. Des réfugiés du continent Lemuria ou de Mu ; les Lemuriens sont décrits comme étant grands et beaux. Habillé de longues robes et chaussés de sandalles blanches, ils descendraient à la petite ville du Mont Shasta et auraient fait commerce de pépites d'or pour leurs approvisionnements. Naturellement, ils ne semblent plus venir à la ville et l'ont dits que les Lemuriens sont partis du Mont Shasta, choisissant de se replacer à un endroit moins touristique comme l'Himalaya.

Comme la célébre Atlantide, on a dit que la Lemurie était l'emplacement d'une vaste et merveilleuse société qui s'est élevée à une grande proéminance sociale et technologique dans des périodes antiques. Tandis qu'on dit que l'Atlantide se situait dans l'Océan Atlantique, la Lemurie aurait été dans le Pacifique.

James Churchward dans ses nombreuses récits, écrivait que le continent était si grand qu'il allait d'Australie à la Californie couvrant la majorité de l'océan pacifique d'une grande masse de terre. La science moderne a éliminé tout, sauf la possibilité qu'un si grand continent ai pu exister dans les dernières 10.000 années, mais il est tout à fait possible que des terres beaucoup plus petites pourraient avoir existé dans le Pacifique et que les légendes de Lemurie ne peuvent être basées entièrement sur le rêve ou la spéculation fantaisiste.

La preuve d'une ville de Lemuriens a semblé venir de l'astronome Dr. Edgar Lucian Larkin, ancien directeur du Mount Lowe observatory, qui a écrit au sujet du Mont Shasta dans le "San Francisco Examiner". Un jour, alors qu'il essayé un nouveau télescope, il diriga son objectif vers la base de la montagne. Au lieu de voir les cimes d'arbres qu'il prévoyait, il a remarqué un dôme doré qui semblé être de construction asiatique. Pendant qu'il continuait à surveiller, il vit par la suite deux dômes de plus et puis un bâtiment différent, apparemment fait de marbre. Pendant que le soleil descendait et la nuit tombait, le Dr. Larkin a été choqué de voir le secteur illuminé par une lumière blanche trés lumineuse quoiqu'il n'y ait eu aucune lune évidente cette nuit.

Malheureusement, ces observations n'ont jamais ont été vérifiés et beaucoup croient maintenant que l'histoire toute entière était un canular. Et un manque de preuves concrètes ont arrêtés les randonneurs et les explorateurs intéressés à prospecter dans la montagne.

En 1904, un prospecteur du nom de J.C. Brown a été employé par Lord Cowdray, de la "Mining Company", pour chercher de l'or en sierra Nevada. Dans son deuxième voyage de prospection, Brown a atteri dans un tunnel creusé dans la roche du mont Shasta. Il a suivi le tunnel et est arrivé dans une grande caverne couverte de feuilles de cuivre. Les boucliers en or ornés les murs et il a vu des objets manufacturés et des statues. Des chambres contiguës été remplies de schémas étranges et de hiéroglyphes indéchiffrable. Une autre chambre contenait les os de ce qui a semblé être des géants.

Comme c'est souvent le cas dans ce genre de découvertes, Brown n'a rapporté à personne ce qu'il avait découvert, craignant que ses employeurs lui réclame sa découverte. Au lieu de cela, il a attendu patiemment 30 ans, jusqu'à sa retraite. À ce moment, il a pu raconté son histoire et monté un groupe pour le suivre dans sa recherche l'emplacement du tunnel.

En juin 1934, 80 personnes ont patiemment attendus le jour suivant où Brown devait indiqué l'endroit du tunnel. Mais dans la nuit, il a mystérieusement disparu et n'a jamais été retrouvé. La police de Stockton a étudié l'affaire et est venue à la conclusion que Brown a probablement été enlevée. Sans Brown pour servir de guide, le tunnel et tous ses trésors n'ont jamais été redécouverts.

Les Lemuriens ne sont pas les seuls êtres mystérieux à habiter les pentes du Mont Shasta. Au printemps 1953, l'expédition du pionnier de Siskiyou, Marcelle Masson, a relié une légende des Indiens de Wintun au sujet d'une course de géants féroces habitant les cavernes autour de la montagne. A l'inverse les légendes du “Little People” ; cela auraient été vus autour des formations géologiques étranges connues sous le nom de cercles en pierre de Siskiyou.

Ces derniers temps, le Mont Shasta a été le théâtre de nombreuses observations de lumières inexpliquées et d'ovni. Dans “Now I can See!" ; – ; Miracle au Mont Shasta, ” ; Hanna Spitzer relie sa propre rencontre avec une lumière blanche trés lumineuse qui a rapidement glissé sur la route, l'illuminant, “brillant comme la lumière du jour.” ; Le matin suivant, Spitzer s'est réveillée pour constater qu'elle n'avait plus besoin de lunettes, qu'elle portées depuis l'enfance. Sa vue avait été guérie.

Plusieurs des histoires concernant le Mont Shasta semblent trop fantastiques. Pourtant, le volume de rapports semble amener à la conclusion indéniable qu'il y a quelque chose de peu commun dans ce secteur.


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Nag'
Suite de la saga!

MU,LE CONTINENT PERDU






De toutes les contrées mythiques qui ont enflammé l'imagination de générations de curieux, l'Atlantide demeure sans aucun doute la plus célèbre. Cette patrie originelle de la civilisation dont les auteurs les plus divers ont fait la mère de toutes les cultures supérieures qui se sont développées sur la planète, de l'ancienne Egypte à l'Inde aryenne et à 1'Amérique précolombienne, fut cependant précédée, affirment certains, par un autre monde dont ne subsistent plus aujourd'hui que quelques vestiges épars, compréhensibles seulement par les spécialistes de l'espace océanien. Douze mille ans avant l'ère chrétienne, un gigantesque continent se serait englouti dans les profondeurs du Pacifique : c'est sur cette terre que prospérait l'empire de Mu dont les habitants, essaimant vers la Birmanie, l'Inde, le Mexique, la Mésopotamie et l'Égypte, devaient ensuite jeter les fondements de toutes les grandes civilisations historiques, 1'Atlantide ne jouant qu'un rôle de relais dans cette gigantesque aventure. Quels sont les éléments ou les informations qui permettent à certains savants de considérer aujourd'hui l'existence de Mu comme une probabilité qu'il est impossible d'écarter a priori ? Peut-on espérer que de nouvelles découvertes vont venir confirmer les fantastiques intuitions de James Churchward et de Louis Claude Vincent, les deux pionniers de l'histoire muenne ? Comment expliquer la disparition catastrophique de ce monde fabuleux qui fut sans doute, de nombreux faits permettent de l'affirmer, la terre où se constituèrent les plus hautes traditions spirituelles de l'humanité ?

De nombreux vestiges restent encore à mettre au jour et l'archéologie des îles océaniennes n'en est qu'à ses balbutiements ; certains textes précolombiens ou indiens doivent être complètement réinterprétés pour faire avancer davantage notre connaissance de Mu, mais il est d'ores et déjà possible d'établir une synthèse de tous les faits qui montrent à l'évidence que cette terre paradisiaque, vouée au culte du dieu Soleil, eut une existence historique bien réelle, dont le souvenir s'est conservé dans de nombreux documents et dont les archéologues commencent à redécouvrir les vestiges.

La croyance en l'existence d'un vaste continent austral demeura longtemps ancrée dans les esprits européens. Ce qui peut être aisément constaté en consultant les cartes du monde antérieures au XVIIIe siècle. C'est entre 1517 et 1521 que Magellan réalisa la première circumnavigation du globe, découvrant et traversant la "Grande Mer du Sud" déjà reconnue par Balboa sur la côte occidentale de 1'Amérique centrale quelques années plus tôt.

De la sortie du détroit qui porte aujourd'hui son nom jusqu'à l'île des Larrons (aujourd'hui Guam), dans l'archipel des Mariannes, il ne rencontra aucune terre importante durant les trois mois que dura son extraordinaire odyssée. Garcia Jofre de Loaysa, qui emprunta le même itinéraire pour atteindre les Moluques, et Andrés de Urdaneta, qui joignit la côte occidentale du Mexique aux Philippines par la route qui allait devenir celle du galion de Manille, ne rencontrèrent eux aussi que les immensités vides du Grand Océan.

Les Espagnols, installés au Pérou, s'interrogèrent très vite sur ce qu'il était possible de trouver en naviguant vers l'ouest, au sud de l'équateur. Déjà, Juan Fernandez avait découvert au large de la côte chilienne l'île qui porte son nom et où séjourna l'infortuné Alexander Selkirk, qui devait servir de modèle au Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Un historien de l'empire inca, Pedro Sarmiento de Gamboa, avait retrouvé dans les traditions indiennes la trace des " Terres de l'Ouest ", d'où l'empereur Tupac Yupanqui aurait rapporté de l'or et des esclaves noirs. Un texte biblique tiré du livre d'Esdras avançait que la surface des mers ne devait égaler que le septième des terres émergées. Enfin, diverses croyances selon lesquelles le volume des terres et des continents devait exactement s'équilibrer entre les deux hémisphères boréal et austral, semblaient confirmer l'existence de vastes terres inconnues dans les mers du Sud.

Vivement intéressé par les découvertes de Sarmiento et persuadé lui aussi qu'il existait de nouveaux mondes à conquérir vers l'ouest, le vice-roi du Pérou, Francisco de Toledo, décida d'organiser une expédition dont le commandement fut confié a son neveu, Alvaro de Mendana de Neira. Partis de Callao, près de Lima, en 1567, le Los Reyes et le Todos los Santos atteignirent en février, après trois mois de navigation, l'archipel des Salomon, ainsi baptisé en raison des quelques traces d'or qui y furent découvertes, vestiges supposés des mines du célèbre roi d'Israël. L'insalubrité du climat et l'hostilité des indigènes cannibales incitèrent les Espagnols à rebrousser chemin et ils purent regagner Acapulco, puis Callao en septembre 1569, prés de deux ans après l'avoir quitté. I1 fallut attendre un quart de siècle pour que fût entreprise une nouvelle expédition. Quatre navires quittèrent le Pérou dans la perspective d'aboutir a une véritable implantation coloniale. Pilotée par le Portugais Pedro Fernandes de Queiros, la petite flotte sortit du port de Payta le 16 juin 1595. On découvrit, le 2l juillet, l'archipel des Marquises, ainsi baptisé en l'honneur du marquis de Mendoza, gouverneur du Pérou. Le séjour à Santa Cruz, l'une des îles Salomon, se termina mal puisqu'une épidémie meurtrière décima les équipages et fit périr Mendana lui-même. I1 fallut gagner les Philippines et, de là, rejoindre Acapulco, sans avoir découvert le fameux continent fantôme. Queiros n'en était pas moins persuadé de son existence et entendait bien apporter la religion chrétienne aux multitudes humaines qui devaient sans doute l'habiter.

Le soutien pontifical et l'espérance de nouvelles découvertes au sud-ouest des îles Salomon amenèrent les ministres de Philippe III a accepter le principe d'une nouvelle expédition. Trois navires quittèrent Callao en décembre 1605. Plusieurs îles de l'archipel des Touamotou furent reconnues à partir du mois de février suivant, et une terre importante fut atteinte au mois d'avril ; on la baptisa Tierra Austrialia del Espiritu Santo, et elle apparut alors comme l'île la plus importante de l'archipel des Nouvelles-Hébrides.

Cette découverte ne correspondait certes pas à l'attente de Queiros, mais ce partisan inconditionnel du continent austral dut s'en contenter et finit par rentrer bredouille à Acapulco. Les Espagnols se désintéressèrent alors de la question. Les Hollandais les remplacèrent désormais dans la quête de la Terra australis incognita. Schouten et Lemaire avaient franchi le cap Horn et repoussé vers le sud les limites de 1'Amérique, mais ils avaient aperçu l'île des États qui ne pouvait être qu'une partie, selon eux, du continent austral.

Au même moment, des découvertes plus importantes encore étaient réalisées par leurs compatriotes installés a Batavia. Willem Janszoon avait longé les côtes nord de l'Australie, ou Nouvelle-Hollande, et, sur l'ordre du gouverneur Van Diemen, le capitaine Abel Janszoon Tasman fit le tour du grand continent du Sud, reconnaissant la terre de Van Diemen (appelée aujourd'hui Tasmanie), ainsi que les côtes septentrionales de la Nouvelle-Zélande en laquelle il vit un simple prolongement de l'île des États.

Le XVIIè siècle ne vit pas d'autres découvertes importantes et la question du continent austral n'était toujours pas réglée à l'orée du XVIIIe siècle : la Terra australis d'Abraham Ortelius demeurait toujours aussi crédible et de nombreux géographes continuaient à faire leurs les propos du célèbre cartographe flamand Mercator : "... Puisque l'Asie, 1'Europe, 1'Afrique sont en partie situées au nord de l'équateur. I1 doit y avoir sous le pôle antarctique un continent tellement grand qu'avec les parties sud de 1'Asie, des Nouvelles-Indes ou Amérique, il devrait peser un poids égal à celui des autres terres..."

En 1721, le Hollandais Jacob Roggeveen fut chargé par la Compagnie des Indes occidentales d'entreprendre de nouvelles recherches dans les mers du Sud. Après avoir franchi le détroit de Lemaire et atteint les Shetland du Sud, les navires s'engagèrent dans le Pacifique et découvrirent, en avril 1722, l'île de Pâque et les statues étonnantes qui y ont été dressées dans un but qui demeure encore aujourd'hui des plus mystérieux. Roggeveen perdit ensuite l'un de ses navires sur un récif des Tuamotu, puis regagna Batavia par les îles Salomon, la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Guinée sans avoir aperçu la nouvelle terre tant convoitée.

La fin de la guerre de Sept Ans amena les marins français et britanniques a explorer systématiquement ces régions encore inconnues du globe. Byron, Wallis et Carteret n'eurent guère plus de succès que Roggeveen, même si Wallis découvrit Tahiti, où il fut magnifiquement reçu, alors que Carteret reconnaissait les îles Sandwich (aujourd'hui 'archipel des Hawaii), déjà aperçues, deux siècles plus tôt, par l'explorateur espagnol Juan Gaetano. L'opinion européenne se passionne alors pour le continent austral. Le président De Brosses a publié en 1756 son Histoire des navigations aux terres australes, suivie en 1764 par le Compte rendu des découvertes réalisées dans le Pacifique sud de l'Ecossais Alexander Dalrymple. On rappelait le voyage de Paulmier de Gonneville à la terre des Perroquets, deux siècles et demi plus tôt. Pour le président De Brosses, "il y avait là un continent dont le centre est au pôle, qui projette vers le nord les caps et promontoires que tant de voyageurs ont vus..."

Une telle affirmation ne fut guère renforcée par les voyages que réalisèrent dans les mers du Sud Surville et Bougainville. Dufresne ne découvrit, au sud du Cap, que les îles du Prince-Édouard, Marion et Crozet avant de partir vers l'est jusqu'en Tasmanie et en Nouvelle-Zélande, où il sera massacré et mangé par les Maoris.

En 1772, le Breton Kerguelen découvre les îles qui portent aujourd'hui son nom, mais ne peut y débarquer. Le gouverneur de l'île de France, trop optimiste imagine déjà qu'il s'agit d'un pays de cocagne jouissant d'un climat des plus tempérés, sans doute peuplé et cultivé. La réalité sera bien plus décevante et le pauvre Kerguelen devra en convenir au retour de son deuxième voyage. I1 fallait se rendre à l'évidence : il n'y avait pas de terre habitable aux latitudes correspondant à celles de 1'Europe dans l'hémisphère austral. Les voyages du grand découvreur que fut James Cook devaient bientôt confirmer l'inexistence de l'immense Terra australis à laquelle avaient rêvé, pendant plusieurs siècles, géographes et cartographes. Le premier voyage permit de reconnaître les îles de la Société, la Nouvelle-Zélande dans son ensemble et la côte orientale de 1'Australie. Le deuxième voyage permit de s'avancer jusqu'à 67° de latitude au sud du Cap, en un point où l'expédition fut arrêtée par les glaces ; le retour s'effectua par la Nouvelle-Zélande, Tahiti et les Tonga. Une autre tentative lancée vers le sud à partir de la Nouvelle-Zélande fut elle aussi tenue en échec par la barrière des glaces.

Un nouveau retour vers la Nouvelle-Zélande, via l'île de Pâques, et une nouvelle poussée vers le sud ne donnent toujours aucun résultat et l'on peut considérer que le deuxième voyage de Cook sonna définitivement le glas du continent austral : il était exclu en tout cas que ce dernier pût se trouver dans la zone tempérée de l'hémisphère Sud et ses dimensions ne pouvaient en aucun cas être celles auxquelles on avait songé précédemment. Le continent antarctique dont le grand navigateur anglais avait deviné l'existence ne pouvait en tout cas être confondu avec la Terra australis d'Abraham Ortelius et avec les vastes contrées imaginées par le président De Brosses ou Alexander Dalrymple.

A défaut d'un continent dont l'existence pouvait être vérifiée quelque part dans les latitudes moyennes de l'hémisphère Sud, certains esprits imaginèrent alors qu'il avait été englouti à la suite d'une catastrophe naturelle. Dès 1778, un compagnon de Cook, le théologien Johann Reinhold Forster, affirmait dans ses Observations que les îles hautes de la Polynésie sont les restes d'un continent submergé, qui anciennement aurait communiqué avec 1'Asie et en aurait alors tiré sa population; ce continent aurait disparu en s'affaissant.

Dans son Mémoire sur les îles du Grand Océan de 1834, Dumont d'Urville suppose "qu'un continent ou une grande île comme 1'Australie dut jadis occuper une partie de l'Océanie habitée par un peuple dont les tribus polynésiennes ne sont que des débris échappés à quelque grande convulsion du globe". A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreux auteurs évoquent l'Océanide, sœur lointaine de 1'Atlantide de Platon, engloutie comme elle sous les eaux marines. Cette hypothèse est cependant loin de faire l'unanimité et de nombreux savants, notamment des géologues, affirment qu'il n'existe aucune preuve permettant d'imaginer un tel cataclysme. En 1934, l'un des compagnons d'Alfred Métraux, lors d'une expédition à l'île de Pâques, peut écrire que rien ne permet d'avancer "que l'île de Pâques ait été jadis beaucoup plus grande qu'elle n'est aujourd'hui, ou qu'un archipel situé dans ses environs ait disparu. L'hypothèse d'un continent Pacifique, d'une Lémurie, sœur de 1'Atlantide, doit être définitivement écartée..."

Cette vue des choses est peut-être excessive et certains géophysiciens sont aujourd'hui plus nuancés. Le Pacifique a connu, c'est incontestable, d'importants bouleversements géologiques : la ceinture de feu qui l'entoure en demeure le témoignage le plus évident. Mais ceux-ci remontent à l'ère tertiaire, à plusieurs dizaines de millions d'années, c'est-à-dire à des époques beaucoup trop reculées pour avoir connu la présence humaine.

Les tenants de l'existence du continent Pacifique entreprirent une approche toute différente du problème et préférèrent fonder leurs théories sur l'interprétation de certains documents et de certaines traditions, négligeant un peu, il faut le reconnaître, les réalités géologiques. Celui que l'on considère a juste titre comme le pionnier de toutes les recherches relatives à Mu, puisque c'est ce nom qui aurait désigné la terre australe originelle, est le colonel James Churchward, auteur de cinq ouvrages consacrés a cette question : The lost continent of Mu (1926), The children of Mu (1931), The sacred symbols of Mu (1933), The Cosmic Forces of Mu (1934) et The Second Book of the Cosmic Forces of Mu (1935).

La biographie de ce curieux personnage est assez mal connue et l'on demeure obligé le plus souvent de s'en remettre a ce qu'il nous dit de lui-même dans ses livres. Né en 1850, il mourut en 1936. Officier de l'armée des Indes, sans qu'il soit possible d'affirmer s'il ne s'est pas attribué lui-même ultérieurement le grade de colonel, il rencontra en 1874 un grand prêtre indigène qui lui fit découvrir, à travers certaines tablettes anciennes, l'existence passée du continent de Mu. I1 participa ensuite à une expédition au Tibet et, un peu plus tard, a une autre entreprise de cet ordre en Mongolie et en Sibérie.

Après avoir passé trente ans dans l'armée des Indes, il continua à parcourir le continent asiatique et voyagea également en Amérique centrale et dans le Pacifique, avant de se retirer aux Etats-Unis, où il mourut a l'âge de quatre-vingt-six ans. Selon Churchward, c'est à l'occasion d'une famine qui ravagea 1'Inde, en 1874, qu'il fit la connaissance de celui qui allait l'amener à s'intéresser à Mu. I1 nous rapporte qu' "il s'intéressait beaucoup a l'archéologie et aux anciens écrits et qu'il était plus savant en ce domaine qu'aucun autre homme vivant. Quand il vit un jour que j'essayais de déchiffrer un curieux bas-relief, il s'intéressa à moi, et ce fut une des plus sincères amitiés que j'eus le bonheur de connaître. I1 me montra comment résoudre le mystère de ce bas-relief et proposa de me donner des leçons qui me permettraient de m'attaquer à un travail plus ardu"

Le grand prêtre en question allait apprendre au jeune officier, dont l'intérêt pour l'archéologie avait attiré son attention, la langue "originelle" de l'humanité, comprise seulement par lui-même et deux autres grands initiés, derniers représentants d'une secte, les Naacals, dont l'origine aurait été contemporaine de l'engloutissement de Mu. Après deux années de travail qui lui permirent de déchiffrer un certain nombre d'inscriptions mystérieuses retrouvées sur les parois de certains temples, le jeune Churchward eut l'extrême privilège d'être amené à contempler des tablettes sacrées qui, selon son maître, avaient été apportées de Birmanie, où elles auraient été écrites par les Naacals, héritiers des anciennes connaissances muennes.

Ces documents exceptionnels racontaient la création de la Terre et de l'Homme et évoquaient le continent originel où était apparu ce dernier : ce vaste monde, situé en plein cœur de l'océan Pacifique, avait été englouti douze mille ans plus tôt, a la suite d'un gigantesque cataclysme marqué par des séismes, des raz de marée et des éruptions volcaniques.

Cette révélation devait désormais orienter de manière définitive la vie et les recherches de Churchward, qui s'efforça de retrouver sur toute la surface du globe les documents ou les vestiges permettant de confirmer ce que rapportaient les tablettes qui lui avaient été ainsi présentées.

Churchward avait-il vraiment renoué avec une civilisation oubliée ? Après lui, d'autres chercheurs allaient tenter d'étayer ses hypothèses sur l'existence de Mu...

Avant les révélations sur Mu faites au colonel Churchward par le grand prêtre naacal, un autre chercheur, l'abbé Charles Étienne Brasseur de Bourbourg, éminent spécialiste de 1'Amérique centrale, avait eu connaissance de l'existence de Mu et avait même été le premier qui en ait repéré le nom. Après avoir découvert la Relrrrion du Yucatan de l'évêque espagnol Diego de Landa a la bibliothèque de 1'Académie historique de Madrid, cet auteur s'était attaqué a la traduction d'un document maya appelé le Codex Troano, dans lequel se trouvait également évoqué le cataclysme qui avait englouti le continent de Mu, dont le nom apparaissait pour la première fois sans que l'on puisse affirmer si c'était bien celui que lui donnaient ses habitants.

L'américaniste Le Plongeon traduisit de nouveau ce texte et confirma les données apportées par Brasseur en précisant que 64 millions d'habitants avaient péri lors de la grande catastrophe. De nouvelles découvertes permirent de compléter bientôt ces premières données, ainsi que nous l'explique Churchward : "Toutes mes affirmations sont fondées sur la traduction de deux séries de tablettes anciennes. I1 y a les tablettes naacales, découvertes par moi il y a de nombreuses années aux Indes, et une importante collection de tablettes en pierre, plus de deux mille cinq cents, découvertes récemment au Mexique par William Niven. Ces deux séries de tablettes ont la même origine. Car chaque série est composée d'extraits des écritures inspirées et sacrées de Mu..."

Churchward rencontra en effet Niven, qui avait découvert en 1924 cet ensemble impressionnant de tablettes, dont l'écriture rappelait celle des documents naacals consultés aux Indes. I1 put traduire ces textes, très différents de tout ce qui avait été trouvé jusque là en Amérique centrale, et obtint ainsi de nouveaux renseignements relatifs à l'histoire et a la disparition de Mu. Les affirmations de Churchward ont fait l'objet de très vives réserves, principalement dues au fait qu'il demeure très évasif quant à l'origine de ses sources. Nul ne sait de quel temple il a tiré les fameuses tablettes naacales et il reste très imprécis quand il évoque son voyage au Tibet occidental, au cours duquel des lamas lui auraient présenté une carte de l'ancien continent de Mu, dont il évalue l'âge à vingt mille ans...

Ces critiques ne doivent pas remettre automatiquement en question l'ensemble de son travail; la découverte, en 1959, de rouleaux de papyrus remontant a près de vingt mille ans sur le site fouillé jadis par Niven vint confirmer, vingt-trois ans après la mort du pionnier, les intuitions qu'il avait eues à propos de Mu, baptisé Muror sur ces nouveaux documents ; la traduction de ces rouleaux ne fut terminée qu'en 1964. Due au professeur R. Hurdlop, cette découverte exceptionnelle peut être comparée, pour son importance, à celle des manuscrits de la mer Morte, dans la mesure où elle va permettre de jeter un regard complètement nouveau sur les origines de l'ancien Mexique et sur ses rapports avec les "Terres de l'Ouest", dont il est très clairement question dans ces nouveaux documents. L'étude des diverses sources auxquelles il avait pu avoir accès avait amené Churchward à un certain nombre de conclusions très précises quant a ce qu'avait été Mu. Ce continent s'étendait sur 5 000 km du nord au sud, depuis les Hawaii, qui marquent encore aujourd'hui son extrémité septentrionale, jusqu'à une ligne joignant l'île de Pâques aux îles Fidji. D'est en ouest, il s'étendait sur 8 000 km : il était formé de trois terres séparées par d'étroits chenaux, selon la carte étudiée au Tibet.

Ce vaste ensemble se présentait comme une immense plaine vallonnée au climat tropical et a la végétation luxuriante. Ce paradis originel était fertile et propice à toutes les cultures. Des villes importantes regroupaient une population nombreuse, évaluée à plus de 60 millions d'habitants au moment de la catastrophe. Mu était véritablement le centre de toute civilisation et les autres foyers de culture n'étaient que ses colonies.

Les habitants étaient divisés en dix tribus et se consacraient à l'agriculture, à la navigation et au commerce. Tous adoraient le Soleil et croyaient a l'immortalité de l'âme. Le peuple dominant était de race blanche, avec des yeux sombres et des cheveux noirs. L'hégémonie qu'il exerçait sur les autres peuples noirs ou jaunes était des plus bienveillantes, sauvagerie et violence étant bien sûr absentes de cet éden enchanteur.

C'est ce magnifique ensemble, porteur de la civilisation la plus ancienne qu'ai connue notre planète, qui fut rayé de la carte du monde par une série d'éruptions volcaniques et de raz de marée gigantesques, lesquels firent de ce vaste continent la poussière d'archipels que l'on rencontre aujourd'hui au cœur de l'immensité du Pacifique.

Routes, cités et temples furent engloutis dans les profondeurs, et les rares rescapés, incapables de survivre dans un état de sauvagerie à peu prés total, réduits au cannibalisme, disparurent rapidement, sans pouvoir s'adapter a de nouvelles conditions de vie, par trop différentes de celles que leur avait garanties pendant des millénaires une civilisation supérieure.

Le souvenir du continent disparu se perdit ainsi progressivement, et seules quelques populations qui avaient été en contact avec lui purent transmettre, par l'intermédiaire de sectes d'initiés telles que celle des Naacals, les traditions et le langage de la civilisation muenne. De nombreux textes, surtout dans l'aire de la civilisation mexicaine précolombienne, semblent confirmer ce scénario effrayant, et Churchward ainsi que Louis-Claude Vincent, son continuateur actuel, les ont soigneusement recensés, mais il est toujours possible de donner une interprétation purement symbolique de telle ou telle description d'une catastrophe. Il va de soi que la découverte de vestiges archéologiques présente plus de crédibilité et peut conforter solidement les assertions des tenants de l'existence passée de Mu.

De nombreuses ruines viennent confirmer, à travers les îles du Pacifique, la floraison passée d'une haute civilisation. Les statues de l'île de Pâques constituent sans conteste les vestiges les plus connus et les plus spectaculaires : elles sont au nombre de cinq cent cinquante, constructions cyclopéennes dont l'origine demeure aujourd'hui inexpliquée malgré les tentatives faites en ce sens par les savants officiels depuis plusieurs décennies.

Ces constructions colossales ne sont pas les seules qui aient été reconnues sur ce modeste îlot de 118 km2 : un grand temple et des terrasses de pierre imposantes traduisent l'importance d'une activité que l'on ne peut sérieusement attribuer aux Pascuans, découverts par Roggeveen au XVIIIe siècle. Plusieurs tablettes qui ont été déchiffrées révèlent que "quand cette île a été créée et a été connue de nos ancêtres, la terre était traversée de belles routes pavées de pierres plates. Ces pierres étaient si parfaitement jointes et posées qu'on ne voyait pas les bords..." et, par ailleurs, que "cette petite île faisait partie jadis d'un vaste continent traversé par des routes merveilleusement pavées de belles pierres plates".

Dans l'archipel Cook, on trouve sur les îles Rarotonga et Mangaia des vestiges de routes, sur des terres où ne se trouve aucune carrière de pierre, ce qui implique que les matériaux utilisés sont venus d'ailleurs. Un autre vestige étonnant est le portique de pierre de Tongatabu, simple atoll corallien, où la pierre est naturellement absente et où nous trouvons un monument formé de trois monolithes imposants, pesant respectivement 70 t pour les deux premiers et 25 t pour celui qui est posé dessus.

Ces pierres ne peuvent venir que d'un point se trouvant à plus de 200 milles, et ce que nous savons des navigations polynésiennes exclut que l'on puisse imaginer un transport de ce type sur de pareilles distances... Les îles Carolines sont particulièrement riches sur le plan archéologique et il est troublant que les tablettes naacales aient justement situé dans leurs parages les premières approches du territoire muen. Le temple de Panape constitue l'ensemble le plus remarquable par ses dimensions et par l'importance des infrastructures telles que routes ou canaux, dont les vestiges sont visibles autour. Par leurs dimensions, les ruines de Panape apparaissent comme celles de l'une des sept capitales auxquelles font allusion les textes relatifs à Mu.

Les ruines de Kusai sont de dimensions comparables, et les traditions indigènes évoquent très clairement le passé du "peuple très puissant" qui vivait là jadis. Les ruines cyclopéennes de l'île de Lélé ne sont pas moins impressionnantes. De nombreuses pyramides de pierre, dont l'usage demeure un mystère, ont été découvertes dans les îles Gilbert et Marshall. De hautes colonnes sont les monuments les plus fréquemment répandus dans les Mariannes, à Guam et Tinian notamment.

D'autres ruines sont visibles dans l'archipel des Hawaii et dans celui des Marquises, alors que diverses traditions orales montrent que le souvenir du continent perdu persistait également chez les Maoris de Nouvelle- Zélande; de la même manière, Churchward pense que certaines peintures rupestres australiennes, qui traduisent un degré d'évolution culturelle déjà élevé, ne peuvent être attribuées aux aborigènes très primitifs qui peuplaient la grande île lors de l'arrivée des Européens. Tous ces éléments ont amené Churchward, mais aussi de nombreux ethnologues qui sont loin de le suivre dans toutes ses conclusions, a penser qu'il avait existé une civilisation océanienne unique dont tous ces vestiges témoignent encore aujourd'hui.

Si l'on admet l'existence de l'ancien continent qui occupait le centre de l'océan Pacifique, il convient d'apporter une réponse à la question que pose sa brutale disparition. L'un des spécialistes de 1'Atlantide, le colonel A. Braghine, a formulé l'hypothèse selon laquelle un corps céleste vint frapper la Terre dans le Pacifique il y a environ douze mille ans, ce qui aurait entraîné des bouleversements géologiques considérables et déplacé l'axe de notre planète. On sait l'importance des chutes de météorites survenues a l'époque historique : le cratère de Coon Butte, en Arizona, à 1200 m de diamètre, la météorite qui s'est abattue en 1908 dans la taïga de la Toungouska a tout calciné dans un rayon de 20 km autour de son point d'impact et, dans la mesure où de nombreuses sources antiques, notamment égyptiennes et précolombiennes, évoquent un cataclysme de ce type, on peut imaginer qu'il a pu se produire et entraîner la disparition de Mu, la patrie originelle de l'Humanité.

La ceinture de feu qui entoure le Pacifique ne serait que la gigantesque cicatrice marquant les limites de la formidable collision remontant à douze mille ans. Le débat demeure ouvert quant à la réalité historique de Mu : si celle-ci est admise, on imagine le nombre de questions auxquelles il faudra alors répondre ! Les éléments disponibles sont moins nombreux que ceux qui militent en faveur de la réalité de 1'Atlantide. Mais il reste sans doute beaucoup a découvrir dans les archipels des mers du Sud...

A demain pour de nouvelles aventures!
Nag'
C'est reparti pour 1 tour!

LES GRANDES PYRAMIDES



Dernière des sept merveilles du monde à subsister, la Grande Pyramide n'est plus qu'un tombeau vide... Mais a-t-elle vraiment livrée tous ses secrets ? Il semble bien que non !


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Avec ses 6.5 millions de tonnes de roc et ses 138 m de hauteur, la Grande Pyramide est constituée à elle seule, de plus de matériaux que toutes les cathédrales, églises et chapelles de France réunies. Depuis plus de 4500 ans, la Grande Pyramide figure parmi les plus grands monuments jamais édifiés sur Terre. Selon les égyptologues, sa construction remonte à 2500 ans av. J.C., datation qui correspondrait environ à celle du Sphinx et des deux pyramides du site de Gyzeh. Mais nul ne peut être certain de savoir pour quelle raison fut bâtie la grande pyramide.

C'est en mars 1993 que l'ingénieur allemand Rudolf Gantenbrink décida de répondre à cette question. Pour cela il mis au point un robot radio télécommandé d'une valeur de 250 000 dollars, équipé d'une caméra vidéo, et qu'il baptisa Upuaut 2. Sur place, il introduisit son robot dans un conduit de ventilation orienté au sud de la chambre de la reine, salle situé au cœur de la Grande Pyramide. Upuaut 2 (terme signifiant, en domotique, "l'ouvreur de la voie") allait parcourir 60 m dans ce couloir étroit de 20 cm et haut d'autant, avant d'être stoppé par une porte en pierre calcaire. A son grand étonnement, Gantenbrink vit sur son écran de contrôle que la "porte" était munie de deux poignées en cuivre et qu'il existait une fente entre elle et le sol. Il venait de découvrir, à l'intérieur de la grande pyramide, une salle jusqu'alors secrète.

La Grande Pyramide est un véritable prodige d'architecture, notamment par sa masse et par l'incroyable précision de ses proportions. L'exposition des quatre faces, correspond en effet à l'orientation des quatre points cardinaux, 0.015 % de marge. Outre une kyrielle d'ingénieurs, d'astronomes et de tailleurs de pierre, obtenir une telle précision nécessiterait de nos jours l'emploi d'un théodolite laser et de cartes géographiques exactes à 10 m près !

Sa base forme un carré presque parfait, dont chaque côté mesure plus de 230 m. La différence qui existe entre le plus long et le côté le court n'est que de 25 cm. A un degré près, les coins de la pyramide forment des angles droits parfaits de 90°. Ces prouesses techniques furent accomplies sans poulies, sans roue et sans les outils de taille suffisamment précis utilisés par d'actuels ingénieurs du bâtiment.

Quelle logique peut avoir incité ces bâtisseurs d'un autre âge technologique à avoir le souci du respect d'un pareil degré de précision, pourtant indécelable à l'œil nu ?

D'après des spécialistes, la grande pyramide, ainsi que ses deux voisines, furent édifiées durant la 4e dynastie (2631-2494 av. J.C.), dans le seul but d'abriter les tombeaux de pharaons. La Grande Pyramide est l'œuvre du pharaon Kéops, la deuxième, de taille inférieure, de son frère Khéphren et la troisième, encore plus petite encore, de Mykérinos, fils de Khéphren. Ces attributions nous viennent de l'historien grec Hérodote, qui lui-même l'apprit quelque deux mille ans après la construction des pyramides.

En l'an 820 de notre ère, le calife Al Ma'mum est censément le premier à être entré à l'intérieur de la Grande Pyramide. Il n'y trouvera pas grand-chose, pas plus de corps, que de trésor, d'outils ou de hiéroglyphes. Seulement un sarcophage vide dans la chambre du roi.

Mais en 1837, après de nombreuses tentatives infructueuses de ses prédécesseurs, l'explorateur britannique, le colonel Howard Vyse, allait faire une importante découverte en visitant l'intérieur de la Grande Pyramide. Au moyen d'explosifs, il fit sauter la roche au-dessus de la chambre du roi et accéda alors à quatre pièces scellées. Sur les murs de la plus haute pièce, il découvrit des signes hiéroglyphiques, réalisés à la peinture rouge, mentionnant le nom de Khéphren.

Ces inscriptions conduisirent les égyptologues à déduire de manière formelle que la pyramide était bien l'œuvre du pharaon Khéphren, et que le sarcophage attestait que le monument avait été le tombeau de ce pharaon. Pour expliquer le fait qu'elle ait été découverte vide, les mêmes égyptologues conclurent que la pyramide avait été pillée peu de temps après sa construction.

Cependant, l'authenticité de ces hiéroglyphes fut sérieusement remise en question par Graham Hancock, qui affirme, dans son livre "Gardien de la Genèse", qu'au terme d'une saison de fouilles coûteuses et globalement peu fructueuses, Vyse est miraculeusement tombé sur l'indice lui permettant de dire que Khéphren lui-même avait construit la grande pyramide. Cette preuve "irréfutable" lui garantissait une bonne "récompense pour ses efforts".

D'après l'analyse d'Hancock, ces hiéroglyphes recèlent un certain nombre d'incohérences : D'une part, le nom de Khréphen n'apparaît nulle part ailleurs dans la pyramide et d'autre part, ces fameux graffiti se trouvent dans une partie du monument où Vyse fut longtemps le seul à y avoir accès. Enfin, plusieurs des hiéroglyphes ont été peints à l'envers, certains sont indéchiffrables ou comportent de flagrantes fautes d'orthographe et de grammaire. La thèse selon Vyse aurait créé des faux afin de justifier les coûts de son expérience, apparaît donc plausible, bien que la majorité des experts réfutent une telle hypothèse.

Selon Graham Hancock et Robert Bauval, coauteur de son ouvrage, la véritable justification de la grande pyramide se trouve dans les étoiles.

La précession, phénomène dû à la rotation de la Terre, amène les constellations à modifier leur position au cours d'un cycle de 25980 ans. A l'aide de calculs informatiques déterminant la position des astres au-dessus des pyramides en 2 500 av. J.C., Bauval et Hancock constatèrent que l'une des galeries sud de la grande pyramide était très exactement orientée vers Sirius, étoile associée à la déesse égyptienne Isis. En revanche, l'axe des autres galeries sud se prolongeait vers la basse des trois étoiles du Baudrier d'Orion. Cette constellation est censée abriter le dieu Osiris, divinité à l'origine de la civilisation de la vallée du Nil, en une époque lointaine nommée Zep Tepi, ce qui signifie "