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Ben l'uniforme (ou alors je devient un vrai Hermite ...) j'en ai pas entendu parlé dans les derniers jours ... ce serait pas plutôt un sondage sur la Fashion des marques à l'école ? ...
Si , quelques députés en ont parler ces derniers jours .
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Est ce qu'une ligne : NSPP pourrait s'avérer utile ? (Ne Se Prononce Pas ...)
Oui , bonne idée
Voici un petit article de la Voix Du Nord :
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Pour ou contre l’uniforme à l’école
L’UNE ne cache pas qu’elle porte un string, même si elle prend soin de ne pas le laisser dépasser de son jean baggy. L’autre noue un foulard soyeux et blanc sur ses cheveux de jais, pour sortir couverte du lycée. Elles se croisent, mardi matin, à la porte d’un établissement de la métropole lilloise.
Peut-être qu’un jour elles rédigeront en commun un exposé sur le rideau de fer pour le cours d’histoire. Peut-être que, déjà, elles se parlent à la récréation. Peut-être qu’elles se suivent, avec un plateau repas, à la cantine. Porteront-elles un jour la même tenue pour assister aux cours ?
En dehors de quelques institutions privées, l’uniforme a disparu des écoles françaises depuis très longtemps, même si rien n’empêche les établissements scolaires de l’imposer dans leur règlement intérieur. Pourquoi donc le ressortir de la naphtaline ?
Le retour de l’uniforme à l’école a une première fois été évoqué par François Baroin, député UMP, Union pour la majorité présidentielle, dans un rapport sur la laïcité rendu public au printemps.
« Parler de blouse ou d’uniforme conduit à examiner les pressions consuméristes ou communautaristes, indiquait-il la semaine dernière dans une interview au Figaro. Peut-être pouvons-nous tenter, sur la base du volontariat, certaines expériences dans quelques établissements, au moins dans le primaire. »
Hier, à l’Assemblée nationale, Xavier Darcos, ministre délégué à l’enseignement scolaire, a déclaré ne pas souhaiter le retour des blouses grises à l’école. « Mais au moment où le grand débat sur l’éducation s’organise, tout ce qui permet d’éviter des tenues agressives, qui permet de rappeler les valeurs de la République à l’école, doit être examiné. »
String, voile et uniforme
L’uniformisation de la tenue vestimentaire à l’école aurait pour avantage de masquer les disparités sociales, mais aussi d’apaiser deux débats autrement plus sensibles, qui agitent le monde scolaire depuis quelques mois : le port du voile à l’école, sujet délicat et récurrent que les politiques n’attrapent qu’avec des pincettes, et les dérapages vestimentaires que l’on dit en augmentation (sans pouvoir les quantifier) dont le string apparent est devenu le symbole.
Les lycéens d’ailleurs ne s’y trompent pas (voir réactions ci-contre). Globalement, ils ne s’envisagent pas du tout en uniforme à la prochaine rentrée scolaire. C’est une image qui les fait rire ou qui les heurte, c’est selon. L’uniforme tendrait à gommer leur personnalité, ce qui ne les emballe pas, à l’âge où ils la cherchent. Mais les jeunes voient très bien où on veut en venir.
Quand on les interroge, tout de suite ils évoquent le port du voile à l’école, comme explication à la résurgence de l’uniforme dans les discours politiques.
« L’uniforme aurait l’intérêt de gommer les différences des milieux sociaux d’origine, indique Nicolas Herpin, sociologue spécialiste de la consommation, mais aussi de faire en sorte que l’atmosphère scolaire soit plus studieuse puisqu’il n’y aurait plus de lutte dans le domaine de la mode. En France, on se croit protégé de la publicité à l’école. Or elle y entre à travers les vêtements des jeunes. »
Le sociologue convient que les jeunes ne vont sans doute pas adhérer à cette idée. « Les familles devraient pouvoir être convaincues : cela coûte cher d’habiller les enfants comme ils le veulent. » Pour lui, la question de l’uniforme mérite d’être posée, mais en donnant lieu à un vrai débat sur la pénétration de la consommation à l’école.
En attendant de peut-être devoir investir dans un uniforme, les parents d’élève feraient déjà bien de jeter un oeil au règlement intérieur de l’établissement de leur enfant. Y apparaissent, de plus en plus, les mentions « tenue correcte exigée ».
C’est pourquoi, dans ce lycée de la métropole lilloise, l’une remonte son pantalon baggy pour cacher un string que par ailleurs elle assume parfaitement. Et que l’autre ne porte le voile qu’en dehors de l’établissement.