On pourrait affirmer que les appareils photo intégrés dans les derniers modèles de portables ne sont, en réalité, que des simples et coà»teux jouets. La résolution réelle que ces objectifs numériques peuvent atteindre, dépasse difficilement 640x480 pixels, et représente le format parfait - léger, pour un téléchargement rapide et simple - pour l'échange de photos entre amis ou collègues, à travers le réseau mobile, mais souvent les résultats du "déclic" ne sont pas enthousiasmants, et ils sont difficilement comparables à ceux d'une photo "traditionnelle". Ces derniers jours, toutefois, le numéro un du marché japonais a annoncé le lancement de ses nouveaux modèles équipés de caméra intégrée, six au total, produits par Fujitsu, Sharp et Sony Ericsson, en mesure de prendre des photos haute résolution.

Celle-ci a été une manoeuvre intelligente. La société, qui avait ce projet en chantier depuis plus d'un an, a annoncé il y a un mois qu'elle allait lancer son premier montre-bracelet portable. Le jour avant, elle avait annoncé un possible système de payement de biens et services à travers le téléphone mobile, en présentant en même temps, un nouveau modèle développé par Fujitsu, qui reconnaà®t son propre propriétaire en lisant son empreinte digitale. Avec ce dernier annonce, DoCoMo vise à garder sa leadership du marché devant J-Phone (division japonaise de Vodafone), qui en 2000 déjà avait lancé les premiers téléphones équipés de caméra numérique intégrée. En outre, l'opérateur veut réaliser une véritable révolution dans le secteur, en introduisant un nouveau standard de qualité, que les constructeurs et les opérateurs seront obligés de suivre. Le modèle Sony-Ericsson, par exemple, sera équipé d'une caméra numérique de 1,3 megapixel, autant bonne - commente Takeshi Natsuno, directeur exécutif de DoCoMo et de la division i-Mode - que n'importe quelle caméra numérique de gamme moyenne basse.

Mais il y a un problème. La popularité des caméras numériques pour une utilisation non professionnelle, et le débarquement de ces dernières dans le monde de la téléphonie mobile, ont crée une "manque" des loupes habituellement utilisées. Actuellement les objectifs à intégrer dans les terminaux sont plus coà»teux et compliqués, avec le service de tarification "duo", et les écrans cristaux liquides. Au premier semestre de l'année dernière, les nouveaux téléphones mobiles représentaient à peine 33,7% du marché total des producteurs de lentilles; au deuxième semestre, par contre, ce pourcentage a atteint 70%. Avec l'augmentation de la qualité de la résolution, la demande de lentilles va augmenter d'une façon exponentielle. Et si la capacité de production des objectifs, de la part des firmes spécialisées, ne va pas augmenter elle aussi, et très rapidement, le prix de ces téléphones est destiné à monter d'une façon faramineuse, au lieu de baisser.

Pour l'instant, Natsuno ne veut pas discuter de chiffres. Les téléphones de DoCoMo seront compatibles avec les applications Macromedia Flash, et la technologie Java, ils seront équipés d'un pratique port à infrarouges, et d'une carte de mémoire interne. Evidemment, les nouveaux terminaux seront pourvus d'un magnifique écran couleur, de telle façon qu'ils pourront visualiser les images et, donc, des courts clips vidéo tournés toujours au moyen de l'objectif de la caméra intégrée. La série 505i, héritière de la série 504i de l'année dernière, sera l'étoile de la firme, et elle va paraà®tre dans les magasins à la mi-mai.