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Version complète : Sources d’énergies pour l’avenir ?
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olive14
L'énergie marque l'ensemble des activités humaines : industrie, agriculture, transports, vie quotidienne, loisirs...
Alors que certaines populations sont loin d'avoir accès à l'énergie à un niveau décent, son utilisation croissante dans un monde en pleine explosion démographique a des conséquences sur l'environnement de plus en plus visibles et pose mille questions.Il est devenu indispensable de développer de nouvelles énergies respectueuses de l'environnement et économes en ressources naturelles.
Et comment les membres de F.M voient lés énergies pour les prochaines décennies ? rolleyes.gif



Ardwen
Personnellement, je la vois plurielle!

En effet, il existe déjà actuellement diverses sources d'énergie possibles, qui ont toutes des évolutions possibles.

D'autres sont actuellement à l'essai, et pourraient donner des bons résultats pour l'avenir.

Beaucoup a été fait, mais il reste sans doute l'essentiel à créer et installer... chez nous bien sûr, mais aussi dans les pays moins favorisés!

Un exemple d'énergie alternative pour les véhicules...

Les bénéfices d'un investissement dans une énergie domestique plus propre

La pollution diesel continue de provoquer des centaines de milliers de morts par an

Liens entre incinération d'ordures ménagères et concentration en dioxines

Energie solaire : la France doit combler son retard

L'Espagne possèdera en 2008 la plus grande centrale thermosolaire d'Europe

Point sur les biocarburants en France

Et bien davantage encore sur la page actualités de Notre Planète infos...

Bonne lecture, c'est toujours très instructif! thumbsup.gif
AK-47
l'energie nucléaire pour moi a ses défaut mais a de grands avantage, elle permet de produire beaucoup d'energie, et plus on avance dans le temps, plus on a besoin d'energie, dailleur chaque maison et maintenan alimenté part une tension de 230V contre 220 il y a quelque année il me semble...
bossdupad
Je pense que c'est l'energie solaire qui à le plus d'avenir, pour ce qui est du nucléaire je pense qu'il faut reduire petit à petit mais que à l'heure actuelle il ne faut pas se mentir on en a encore besoin.
Ardwen

Le traditionnel moulin à vent, qui n'est plus utilisé dans les sociétés occidentales
Crédit : notre-planete.info



Les énergies renouvelables : présentation



Problématique



Une grande partie de l'énergie consommée en 2002 dans le monde (près de 90%) provient de gisements de combustibles fossiles : pétrole (35 %), gaz (21 %), charbon (24 %) et uranium (7%) (Agence Internationale de l'Energie, 2004). Et, sur 26,8 milliards de barils de pétrole consommés chaque année, la moitié l'est pour le secteur des transports.


Pourtant, ces sources traditionnelles d'énergie posent de nombreux problèmes :


- Leurs stocks sont en quantité limitée, elles sont épuisables. Or la consommation de ces énergies ne cesse de croître, les rendant de plus en plus difficile et coûteuses à exploiter, ce qui en augmente les prix. Ainsi, des ressources qui étaient peu rentables avant le deviennent (comme l'exploitation pétrolière off shore) et la recherche d'innovations techniques est stimulée. Alors que les énergies renouvelables (ER) sont par définition quasi inépuisables et présentes abondamment.
Pour autant, les réserves d'énergies fossiles sont encore importantes : 40 ans pour le pétrole, 60 ans pour le gaz et 400 ans pour le charbon en 2004. Nous noterons qu'il existe de nombreuses estimations parfois contradictoires sur les réserves de pétrole faisant varier les chiffres entre 40 à 200 ans...

- Leurs gisements sont géographiquement limités puisque le Moyen orient détient environ 70% des réserves connues de pétrole, et les pays de l'ancienne Europe de l'Est, de l'ancienne URSS et du Moyen orient détiennent 80 % des réserves connues de gaz. Ce qui engendre une tension sur les prix et une insécurité sur l'approvisonnement.
De surcroît, selon D. Losman, les Etats-Unis dépensent de "30 à 60 milliards de dollars chaque année pour assurer la sécurité des réserves de pétrole du Moyen Orient, alors que ses importations en provenance de cette région se sont montées à 10 milliards de dollars seulement par an entre 1992 et 1994" ("Economic Security : a National Security Folly ?", Cato Institute, Cato Policy n°9, 08/2001).

- Le premier choc pétrolier de 1973 a incité les pays industrialisés (les plus gros consommateurs de pétrole) à se tourner vers des énergies alternatives. "Mais cela s'est fait, notamment en France, au profit d'une autre énergie fossile, et donc non renouvelable : le nucléaire, c'est ce que l'on appelle, en économie, l'effet de verrouillage technologique." (M.Baudry, faculté de sciences économiques de Rennes 1, 2002).
L'accroissement important de la demande de pays comme la Chine (x3 en 2 ans), la vétusté des infrastructures des pays de l'OPEP (notamment en Arabie Saoudite) et les tensions géopolitiques (conflits en Irak, ...) accroissent la tension sur le prix du pétrole (jusqu'à 70 dollar le baril mi 2006). L'insuffisance de l'offre pourrait être une cause majeure de tension voire d'apparition d'un 3ème choc pétrolier.

- # Les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif de la Terre par le phénomène de "l'effet de serre" à cause du CO2 que leur combustion rejette dans l'atmosphère tout en la polluant. Par exemple, suite aux accords de Kyoto, l'Allemagne est parvenue à elle seule à économiser quelque 50 millions de tonnes de CO2 (BMU, 2004).

- La crainte de l'énergie nucléaire, de ses déchets et les risques de prolifération des armes nucléaires. D'autant plus que les programmes nucléaires devant prendre le relais des réacteurs classiques s'avèrent couteux et complexes.

- Les sources conventionnelles d'énergie présentent des risques de catstrophes majeures : marées noires, fuites radioactives, explosions de gazoducs...

- Il y a permanence et aggravation du non-développement économique et social de pays et régions qui ne peuvent avoir accés à des formes modernes d'énergies, notamment l'électricité (environ deux milliards de personnes n'y ont pas accès). Les investissements pour y parvenir sont trop lourds et l'approvisionnement de tels systèmes en énergies fossiles importées ménerait ces pays à une dépendance énergétique inacceptable. Or, l'utilisation d'énergies renouvelables assure une gestion intelligente des ressources tout en développant l'emploi local. Ceci est également valable pour les pays industrialisés comme l'Allemagne où 135 000 nouveaux emplois sont issus des ER (BMU, 2004).



Barrage de Grandval, Auvergne - France
Crédit : C. Pauquet/Médiathèque EDF



L'essor des énergies renouvelables



Ces principales constatations ont conduit à un accroissement des recherches vers les énergies dites renouvelables qui utilisent des flux inépuisables d'énergies d'origine naturelle (soleil, vent, eau, croissance végétale...)
Pour autant, ces énergies de l'avenir ne couvrent encore que 20% de la consommation mondiale d'électricité en notant que l'hydroélectricité représente 92,5% de l'électricité issue des ER (biomasse 5,5%, géothermie 1,5%, éolien 0,5% et le solaire 0,05 %).
Ainsi, la capacité totale de production d’électricité issue d’énergies renouvelables (hors grande hydraulique) s’élève à 160 gigawatts (GW), soit 4% de la capacité mondiale du secteur énergétique. Les pays en développement produisent 44% de cette capacité, soit 70 GW (REN21, 11/2005).

Au niveau des investissements, ce sont quelque 30 milliards de dollars qui ont profité aux énergies renouvelables à travers le monde en 2004 (hors large hydraulique), un chiffre qui soutient la comparaison avec l’investissement réalisé dans le secteur des énergies classiques atteignant approximativement 150 milliards de dollars. Notons que l’engagement financier destiné à la grande hydraulique correspond à 20-25 milliards de dollars supplémentaires, principalement dans les pays en développement (REN21, 11/2005).

La technologie énergétique affichant la croissance la plus rapide au monde est l’énergie solaire photovoltaïque connectée au réseau (PV), laquelle a augmenté sa capacité actuelle de 60% par an entre 2000 et 2004 pour couvrir plus de 400 000 toits au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis. La deuxième place revient à la capacité de l’énergie éolienne avec une augmentation de 28% par an, l’Allemagne totalisant à elle seule près de 17 GW installés depuis 2004 (REN21, 11/2005).

Notons enfin que les emplois directs issus de la production d’énergies renouvelables, des interventions et de la maintenance ont dépassé la barre des 1,7 million en 2004, dont 0,9 million rien que pour la production de biocarburants (REN21, 11/2005).


Les énergies nouvelles renouvelables



Les énergies renouvelables et tout particulièrement la petite hydraulique, la biomasse et le PV solaire, fournissent de l’énergie électrique, de la chaleur, de la force motrice et un approvisionnement en eau à des dizaines de millions de personnes dans les zones rurales de pays en développement. Elles desservent ainsi l’agriculture, des petites industries, des foyers, des écoles et comblent d’autres besoins communautaires.

L'utilisation de ces énergies n'est pas récente (moulins, feu de bois, thermes...) et nous présenterons ici uniquement les "énergies nouvelles" (ENR) celles qui sont virtuellement inépuisables, très peu polluantes et qui bénéficient d'avancées technologiques et de processsus de développement depuis les années 70.

A ce titre, nous distinguerons :

- l'énergie solaire
- l'énergie éolienne
- l'énergie des marées
- les énergies liées à la biomasse
- le biogaz
- les biocarburants
- la géothermie


En savoir plus et références...


- Bibliographie sur l'environnement
- Revue Systèmes Solaires
- Valeurs Vertes n°66, février 2004
- Série "Guide pratique" de l'ADEME, 10/2002
- Science & Vie n°994, Juillet 2000
- Les Energies Renouvelables, J.Vernier, 1997
- EurObserv'ER
- Renewable Energy Policy Network for the 21st Century - REN21



L'auteur...

Christophe MAGDELAINE, responsable du site



Source :
Ardwen
[linkperso="280"]http://img413.imageshack.us/img413/2861/070110201651ojixwx4r0unle9.jpg[/linkperso]




Biocarburants: l'UFC-Que Choisir critique les choix du gouvernement





PARIS (AFP) - L'association de consommateurs UFC-Que Choisir met en doute la politique gouvernementale de développement des biocarburants, qu'elle juge "aveugle et dispendieuse", en raison notamment d'avantages fiscaux "démesurés" aux producteurs.

Dans un rapport publié mercredi, l'association critique une politique qui ne s'appuierait pas sur les bons choix scientifiques et coûterait très cher au contribuable.

Le gouvernement a signé le 13 novembre la charte Flex-Fuel avec les organisations agricoles et les constructeurs automobiles, pour développer le superéthanol E85, à 85% d'origine végétale. Cette charte prévoit notamment un régime fiscal très avantageux.

Le biocarburant bénéficie d'une défiscalisation "pour plus de la moitié de la TIPP (taxe flottante sur les produits pétroliers) qui en 2010 devrait représenter un manque à gagner pour l'Etat de 1,2 milliard d'euros", écrit l'UFC-Que Choisir.

Ce régime fiscal, calculé sur la base d'un baril de pétrole à 30 dollars alors que le brut fluctue aujourd'hui au-dessus des 55 dollars, est "désormais bien trop élevé", juge-t-elle.

L'association dénonce "une rente pour le producteur": "celui-ci sait que même s'il augmente son prix de vente et constitue une forte marge son produit sera plus compétitif" que les carburants classiques.

Le rapport cite le cas de la société Diester industrie, bénéficiaire en 2005 de 90% des agréments de fabrication d'ester en France, qui a fixé son prix de l'ester bien au-dessus du prix d'équilibre de fabrication du biocarburant.

L'association demande donc "de diviser par deux l'avantage fiscal des biocarburants" estimé à 225 millions d'euros en 2006 et 550 millions en 2007 par le ministère de l'Agriculture.

D'autant, insiste-t-elle, que les "bénéfices énergétiques et environnementaux" continuent de faire débat.

Fin décembre la Confédération paysanne, opposée à l'agriculture intensive, avait exprimé les mêmes doutes sur le bilan énergétique des agro-carburants, et critiqué les sommes colossales versées aux filières industrielles.

"La filière éthanol présente peu d'intérêt pour le consommateur et pour l'environnement", résume l'UFC, pour qui "le diester, ou biodiesel, fabriqué en France à partir de produits oléagineux, présente un bien meilleur rendement énergétique que l'éthanol fabriqué à partir de céréales ou de betteraves".

Elle encourage en revanche l'importation du Brésil d'éthanol à base de canne à sucre, qui coûte 15 à 20 centimes de moins par litre que l'éthanol à base de céréales.

La FNSEA, le principal syndicat agricole, a vivement réagi à cette idée. "Demander l'importation d'éthanol du Brésil est honteux", estime-t-elle, accusant l'association de consommateurs de "s'allier aux pétroliers".

De 1% des carburants vendus en France en 2005, la part des biocarburants est passée à 1,75% en 2006 et doit atteindre 3,5% en 2007. A l'horizon 2010, la production doit être quadruplée par rapport à 2006 pour atteindre 7% des ventes, puis 10% en 2015, selon les plans du gouvernement.



Par Germain MOYON



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