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Version complète : Mobile Film Festival : 1er bilan
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60.000 films téléchargés pour le Mobile Film Festival



Le Mobile Film Festival ferme ses portes. 60.000 téléchargements ont été effectués sur le site Gallery dédié, et 300.000 sur le site Web. Cette première édition du festival propose des courts-métrages d'une minute réalisés avec un téléphone portable. MobilEvent, qui organise le festival et développe d'autres actions visant à promouvoir les usages autour du mobile, annonce déjà une deuxième édition pour janvier 2007, avec inscriptions dès le 9 novembre.


source : journaldunet
Alfred
Les premières tendances du cinéma mobile

La seconde édition du festival de films tournés sur téléphone portable vient de s'achever. Si les évolutions techniques améliorent les résultats, des partis pris de mise en scène émergent.

Mêmes principes, mêmes ambitions, le Forum des images à Paris a accueilli du 6 au 8 octobre la deuxième édition du festival Pocket Films. Des courts, moyens et longs métrages tournés avec des téléphones mobiles. Sur cent films projetés (et quatre cents reçus), quatorze ont été retenus pour la compétition, trois récompensés par des prix du jury, présidé par CharlElie Couture, et un quatrième par le prix du public.

Sur les modalités, une seule différence par rapport à l'an dernier : l'appel à réalisation ne concernait pas uniquement des cinéastes, vidéastes, plasticiens et autres professionnels de l'image, mais s'adressait aussi au grand public.« Une centaine de films reçus sont venus du public, indique-t-on au Forum des images,et parmi eux, quelques-uns ont été sélectionnés pour la compétition. »

Côté équipement, cette fois, c'est Sharp qui a prêté une centaine d'appareils, succédant ainsi à Nokia. Mais c'est toujours SFR qui met des lignes à disposition. Pour le reste, comme l'an dernier, tout était possible, tout format, tout genre, toute durée, même si les longs et les moyens métrages ne participaient pas à la compétition.

Si les films de l'an dernier ont été présentés dans divers festivals à travers le monde (Cannes, Clermont-Ferrand, Locarno, Lisbonne, Melbourne...), la sélection du week-end dernier a déjà commencé sa carrière post-festival. Dès ce lundi soir 9 octobre, les quatre films primés sont projetés au Fresnoy, à Tourcoing, le Centre de formation et de recherche autour de l'image et du son.

Certaines évolutions sont sensibles entre les deux éditions. D'abord d'un point de vue technique. Les appareils prêtés permettaient une définition d'image de 320 x 240 points, contre 176 x 144 l'an dernier.« C'est un quart de la qualité d'une image DV et cela donnait en surface une image quatre fois plus grande que l'an passé, explique Benoît Labourdette, directeur artistique de la manifestation.Et donc, cela change de façon importante le contenu des films eux-mêmes. »

« Une très bonne définition d'image »

Le festival de cette année comptait notamment quatre longs métrages, allant de la demi-heure à une heure vingt, contre un seul en 2005.« On avait une très bonne définition, confirme Stéphane Galienni, réalisateur d'Autofiction, film hors compétition de trente minutes et récompensé par le premier prix du jury de l'an dernier.Les appareils captaient très bien la lumière, ce qui fait que je suis parti tourner au Maroc. Après la projection, les gens [du public, NDLR]ne concevaient pas que l'on puisse faire ce genre d'images avec un téléphone. »

Concernant la mise en scène aussi, certaines tendances se dessinent, intimement liées à l'outil mobile. L'usage des vues subjectives est fréquent, comme l'effet « caméra portée », qui fait sentir la présence de celui qui filme. Les « regards caméra », quand le sujet regarde l'objectif, ne sont pas rares non plus, alors que cet effet est quasiment proscrit du cinéma classique.

Quant aux contenus,« il y a des plans qui deviennent récurrents de films en films, estime Stéphane Galienni,comme le fait de filmer ses pieds quand on marche ». Et plus généralement, de filmer le sol ou à ras de terre, à travers les brins d'herbe d'une pelouse, etc. La narration façon carnet de bord, témoignage ou impression sur le vif est aussi souvent utilisée.

« Il y a un rapport avec l'intime et avec la déambulation, reconnaît Benoît Labourdette.Et il est vrai que la pratique téléphonique est pas mal mise en valeur. Mais au fur et à mesure, ce type de film va simplement s'intégrer dans les films classiques, les documentaires. Ce n'est qu'un moyen de plus, comme la caméra DV. »

Un studio de montage mobile en ligne

Outre une centaine de lignes dédiées au festival Pocket Films, SFR a mis à la disposition des réalisateurs une application expérimentale, développée spécialement pour la manifestation : le StudioVisio. Quand les réalisateursfilmaient, les images n'étaient pas enregistrées sur le mobile, mais directement stockées à distance, disponibles ensuite dans une interface Web mobile.« Les réalisateurs avaient l'ensemble de leurs rush, qu'ils pouvaientpublier, monter, explique Benoît Labourdette.Ils avaient aussi la possibilité de leur appliquer des effets, mettre des titres. Le téléphone devenaient là plus une télécommande. »

via : lexpress.fr

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et via : 01net.com :

Le pari était audacieux. Laurence Hersberg, la directrice du forum des images, et son équipe ont organisé les 8 et 9 octobre le Festival Pocket Films, un événement entièrement consacré aux films réalisés à partir de téléphones 3G. Treize films étaient en compétition pour cette première française, dont l'enjeu est de concevoir le mobile comme véritable outil d'expression artistique.

« Un champ inédit s'ouvre aux créateurs qui initient des projets innovants par de nouvelles écritures de l'image qu'il convient aujourd'hui d'explorer et d'anticiper », annonce le site Internet consacré à ce projet.

Soutenue dans sa démarche par SFR et Nokia, l'équipe du forum des images a mis à la disposition de plusieurs dizaines d'artistes des téléphones de troisième génération. Appareil en main, cinéastes, photographes, écrivains, peintres et étudiants en cinéma ont pu laisser libre cours à leur imagination.

Le résultat est éclectique : thriller, tranches de vie, carnet de route ou réflexion sur l'art ou les objets de notre quotidien. Plus de 400 courts-métrages ont ainsi été réalisés. La cinémathèque, financée par la ville de Paris, en a sélectionné 85. Ils ont été projetés pendant ces deux jours à Paris et à Lille devant plus de 5 800 spectateurs.

Ces cinéastes d'une nouvelle ère ont dû faire face à un défi de taille : la qualité des images, encore un peu plus dégradée par la projection sur grand écran. Certains ont justement exploité le flou de l'image pour faire une oeuvre impressionniste, à l'image du film de Jean-Claude Taki, L'homme qui aimait les fleurs.

Les rideaux à peine refermés, le festival regarde déjà vers une deuxième édition, internationale pourquoi pas... En attendant, des extraits des oeuvres lauréates devraient être diffusés sur le portail Vodafone live. Le grand prix du jury devrait également être accessible en ligne sur le site du forum des images.

Le palmarès Le jury, présidé par le cinéaste Olivier Duscatel, a décerné trois prix parmi les treize films sélectionnés pour la compétition.

Le grand prix du jury revient à Galienni pour son film Décroche. L'artiste peintre, bloggeur maniaque à ses heures, est connu pour ses performances où il peint en direct devant les spectateurs.

Deuxièmes ex æquo : l'écrivain Manou Chintesco pour Rien de rien, et le réalisateur Arnold Pasquier pour Le Paradis où je suis.

Prix du public : Jean-Claude Taki, pour L'homme qui aimait les fleurs, a été primé à Paris, alors que le public lillois a préféré Mes voyages, de Takako Yabuki.
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