Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Renseignements téléphoniques
Forum Mobiles > Forum général > Brin de causette
globulerouge




Plan social chez France Télécom, pertes importantes chez Telegate... Les 118 se livrent une bataille acharnée sur un marché en recul de 30%. L’offre pléthorique de services a semé la confusion chez les usagers.



Rien ne va plus dans le monde des services de renseignements téléphoniques. Leur ouverture à la concurrence en 2005, marquée par la fin du "12" et l'entrée en vigueur des numéros en préfixe 118, n'aura pas profité à tout le monde.

À commencer par l'ex-numéro un du secteur, France Télécom (FT). L'opérateur historique vient d'annoncer un plan de réorganisation de son activité de renseignements. Selon les syndicats, quelque 680 postes seront supprimés sur les 1.456 actuels. Il n'y aura pas de licenciements, mais des reclassements et départs naturels. Une bonne part, soit 486, correspond à la vente de PagesJaunes, qui sort du giron de FT, indique-t-on chez Sud-PTT.

Les syndicats ont appelé à la grève le 19 septembre, mobilisant, selon eux, 40% des employés. Selon Sud-PTT, l'opérateur historique fait les frais d'une baisse générale du marché des renseignements téléphoniques, de l'ordre de 30 % depuis la mise en place des 118. Une baisse attribuée à la confusion qui règne chez les usagers, «perdus dans la jungle des fournisseurs, de numéros complexes et tarifs opaques».

La direction de FT confirme elle aussi le «recul global du marché», qui devrait passer de 240 millions d'appels en 2005 à 150 à 170 millions en 2006, selon ses estimations. L'opérateur historique n'est pas le seul à faire face à des difficultés. Début septembre, le groupe allemand Telegate, propriétaire du 118 000, a fait état d'une perte de 22 millions d'euros. Une mauvaise performance imputée principalement à son activité française.

La promotion, stratégie payante

«C'est le temps des premiers bilans sur ce nouveau marché des renseignements téléphoniques, et il est vrai qu'il n'est pas positif pour tout le monde», commente pour ZDNet.fr Marc Taieb, directeur général du cabinet de conseil Polyconseil, spécialisé dans les médias et télécoms.

Selon lui, l'opérateur historique n'a pas réussi la transition du 12 vers ses nouveaux numéros (118.710, 711, 712 et 810). «France Télécom a souffert d'une concurrence très violente, portant sur ses tarifs, son image et sa communication, avec des entreprises qui disposaient de budgets conséquents».

FT a ainsi vu une partie de son activité partir chez le 118.218, qui revendique aujourd'hui 45% de parts de marché, la première place du secteur. Son propriétaire, la société Le Numéro, filiale du britannique The Number, a dépensé environ 35 millions d'euros dans ses campagnes de communication. Ses spots de publicité pastichant l'émission "Gym Tonic" (phénomène télévisuel des années 80) ont fait le tour des télévisions.

«Vu la nébuleuse de numéros présents sur le marché français, nous avons misé sur une campagne surprenante et créative afin que le 118.218 soir le plus présent dans l'esprit des consommateurs», indique à ZDNet.fr Bruno Massiet du Biest, directeur général de Le Numéro. Une stratégie déjà mise en place par sa maison mère au Royaume-Uni.

France Télécom indique pour sa part, sans donner de chiffres, avoir moins dépensé que le 118.218.


Une consolidation du secteur à prévoir

Selon les conclusions d'une étude de TNS Sofres de juillet dernier, «l'utilisation des principaux 118 est le reflet de leur notoriété». Le 118 218 a ainsi été utilisé par 10% des Français dans les deux mois qui ont suivi la disparition du 12 (avril et mai 2006). Ce taux s'établit à 3% pour les 118.000 (propriété de 118 000 SAS) et 118.712 (FT) et à 2% pour le 118.008 (PagesJaunes).

Les campagnes de promotion auront donc été déterminantes pour gagner les parts de marché. Selon l'Arcep (*), une trentaine de numéros en 118 étaient ouverts au 20 septembre. Pour Marc Taieb, cette situation ne peut pas durer. «Il va nécessairement y avoir une consolidation du secteur. Les gros acteurs vont racheter les petits. Au final, d'ici quelques années, il n'y aura plus que trois ou quatre opérateurs, pas plus.»

(*) Autorité de régulation des communications électroniques et des postes


source : zdnet.fr
yoco9
Petit rappel au passage
Le 118 818 est gratuit depuis un poste fixe et chez certains opérateurs mobiles...
http://wwurw.linternaute.com/internetprati...-gratuits.shtml

petit comparatif
http://www.linternaute.com/guides/categorie/252/index.shtml
59.gif
PEPSMAN
L'art et la manière de compliquer les choses:

Prenez un service simple et efficace (12), faites-le disparaitre pour faire réapparaitre une floppée de services de renseignements... et ensuite??! blink.gif

Bah ensuite rien, si ce n'est qu'on ne s'y retrouve plus 59.gif

C'est cool la concurrence thumbsup.gif

pepsi.gif
globulerouge
On ne t'a pas dit ??? C'est pour le bien des consommateurs !!! tooth.gif
Alfred
Renseignements téléphoniques: les appels baissent, les 118 font grise mine


Près d'un an après leur apparition en France, les services de renseignements téléphoniques en 118, qui ont remplacé le 12, font face à un marché en pleine dégringolade, avec au moins un tiers d'appels en moins.

Symbole de cette récession: PagesJaunes a revu à la baisse lundi son objectif de croissance annuelle en raison "d'un affaissement des volumes d’appels sur le marché des renseignements téléphoniques d’une part, et une moindre part de marché que prévu pour le 118 008 d’autre part".

Selon plusieurs acteurs du secteur, PagesJaunes est l'un des grands perdants des 118, ayant capté un peu moins de 10% du marché. "Cela représente entre 50.000 et 60.000 appels par jour, ce qui est très faible", estime Bruno Masset du Biest, PDG du Numéro.

"Nous oscillons entre 15 et 20% de part de marché, alors que nous avions tablé sur 25 à 30%", assure Valérie Schwartz, directrice voix et services de PagesJaunes.

"On assiste à une décroissance du marché, les consommateurs devenant frileux face aux numéros en 118 qui ont tous communiqué en même temps et après une phase de transition qui a été très longue, entre novembre et avril: beaucoup ont pensé que le 12 et les 118 allaient coexister", selon Mme Schwartz.

"Il est toujours un peu facile d'accuser le marché", sourit M. Masset du Biest. Son 118 218 s'est imposé par un matraquage publicitaire et se retrouve grand gagnant de la compétition. Il revendique 40 à 45% du marché, suivi selon lui du 118 712 (France Télécom) avec 20% (30% selon l'intéressé) et du 118 000 (Telegate) avec 15 à 20%.

Presqu'un an après leur apparition le 2 novembre 2005, vingt-sept numéros subsistent, mais "90 à 95% des appels sont partagés entre le 118 218, le 118 712, le 118 000 et le 118 008", indique Charles Tonlorenzi, PDG du 118 000.

Ils sont condamnés à se partager un butin moins juteux que prévu avec, selon les estimations, entre 30% et 40% d'appels en moins, soit 150 millions d'appels contre 225 millions en 2005.

"Une baisse de 30%, c'est loin d'être catastrophique", tempère le PDG du Numéro, qui rappelle que le marché avait fondu de plus de 40% au Royaume-Uni et de 50% en Espagne.

Certains semblent avoir renoncé: 17 numéros ont été rendus, trois sociétés ont cessé leur activité, les 118 333 (NRJ) et 118 007 (Allo Bottin) cherchent des partenaires pour continuer.

Ceux qui restent souffrent, notamment après les attaques des associations de consommateurs qui ont dénoncé leurs tarifs opaques, jugés plus élevés que le 12.

Alors que le gendarme des télécoms, l'Arcep, publiera mardi prochain les volumes d'appels des 118, ces derniers affrontent une nouvelle phase du marché, celle de la maturité.

Pour garder leurs positions, ils vont continuer leur effort publicitaire, à l'image de PagesJaunes, qui commence une nouvelle campagne: de janvier à septembre, les 118 ont dépensé 201 millions d'euros bruts en publicité... pour un marché estimé, avant sa baisse, à 300 millions annuels, donc 200 millions si la baisse d'un tiers est confirmée.

Pour s'en sortir financièrement, ils vont aussi miser sur les utilisateurs de téléphones mobiles, les seuls qui ne peuvent pas utiliser internet à la place des 118.

Les 118 ont multiplié les services dédiés au mobile, comme la géolocalisation. Selon un spécialiste du secteur, certains en ont aussi profité pour discrètement augmenter leurs tarifs depuis un mobile, histoire de compenser la baisse des appels

via : journaldunet.com

[af] pour résumer simplement, ils ne sont plus que 4 rolleyes.gif [/af]
pH O o °
Personnellement, je n'ai que rarement appellé le 12. Alors quant à appeller un numéro davantage surtaxé, ... Je préfère les pages jaunes sur Internet.

Pour moi, ces services sont morts nés. Dans 1 an, on en entendra plus parler.. Ou que d'un seul peut-être... Et que seul 5% de la population osera appeller.

pH
Alfred
Les discrètes augmentations de prix des 118

Les opérateurs de renseignements téléphoniques ont presque tous augmenté leurs tarifs en 2006. Obtenir une information peut coûter jusqu'à deux fois plus cher. Mais jouer sur les prix bas ne serait pas un critère de succès.

Comme s'ils n'étaient pas déjà assez chers et opaques… Discrètement, ces derniers mois, pratiquement tous les services de renseignements téléphoniques ont augmenté leurs tarifs. Certes, sur le papier, les révisions à coup de centimes d'euros ne sont jamais spectaculaires, comme l'indique une synthèse de l'Arcep. Mais en mélangeant savamment les coûts d'appel et les prélèvements à la minute, les prix sont pratiquement passés du simple au double chez certains opérateurs. Cinq minutes accroché au 118 000 depuis son mobile SFR pour « trouver le numéro de la sœur de Paoli » coûtent depuis le 13 novembre 3,05 euros (1,35 euro l'appel + 0,34 euro par minute), contre 1,6 euro auparavant. Ce n'est guère mieux du côté du 118 218 qui ponctionne depuis jeudi 0,11 euro par minute lors d'un appel depuis un poste fixe, en plus du 1,12 euro de connexion. Ou chez France Télécom, qui a certes baissé l'appel depuis les mobiles d'Orange, mais se rattrape en facturant à la minute. Pour mémoire, le 12 coûtait 90 centimes l'appel, et 15 centimes la mise en relation.

En révisant leurs tarifs en cascade, les opérateurs de services de renseignements téléphoniques, qui se disputent depuis un an la succession du numéro historique, cherchent manifestement à compenser l'écroulement du volume d'appels, passé de 270 millions en 2004 à environ 160 millions en 2006. Le directeur général de PagesJaunes, Michel Datchary, a concédé lors de la publication des résultats de son groupe, vendredi matin, que le marché n'était « pas de taille espérée » et « décevant ». Or, dans le même temps, tous ces nouveaux venus ont dépensé des fortunes pour se faire connaître. Résultat, « l'ensemble des 118 ont augmenté leurs tarifs au cours de l'année 2006 [et] d'autres augmentations sont en vue, au moins pour nos homologues assez rapidement », lance Michel Datchary. Et PageJaunes, qui misait à l'origine sur ses tarifs, devrait suivre tout aussi vite. « Les consommateurs, malheureusement pour eux, n'ont pas très bien compris les tarifs. Nous étions les moins chers […], ceci ne nous a pas donné d'avantage sur le marché. La perception des prix est très complexe », explique-t-il. Autrement dit, PagesJaunes a eu tort d'attaquer la concurrence avec des prix légèrement plus bas et s'est privé de rentrées supplémentaires.

Distancé en volume par Le Numéro, avec environ 15% du marché, le 118 008 mise donc sur les services à valeur ajoutée et une « montée en charge des revenus des annonceurs », avec pour objectif d'atteindre la rentabilité en 2008. « Le surinvestissement publicitaire de l'ensemble des acteurs va revenir à des niveaux plus raisonnables », prévoit Michel Datchary, tandis que le « marché va un petit peu s'éclaircir ». En clair, il ne devrait rester à terme que quatre acteurs, loin des vingt-sept services qui voulaient se partager le gâteau. Le 118 333 de NRJ Mobile, le 118 818 de Free et le 118 300 de Telemedia font partie de ceux qui ont déjà renoncé. D'ici-là, PagesJaunes trouve déjà dans l'affaissement du marcher une occasion de se réjouir. « Les consommateurs qui ont eu besoin d'informations sont allés la chercher ailleurs, et ce détournement est allé de façon marginale enrichir l'audience de PagesJaunes.fr », explique Michel Datchary. Le site Internet – gratuit – a enregistré une croissance « fantastique » avec 720 millions de visites en 2006. Une nouvelle version est d'ailleurs prévue d'ici quelques mois pour mieux convertir cette audience en revenus.

via lexpress.fr
troble
Abusé tous ces prix quand même, plus d'1€ juste pour avoir unr enseignement gratuit sur le net blink.gif blink.gif
Ardwen
Perso, je ne me suis absolument jamais servie de ces services...

Le net gratuit, c'est suffisant...

Et puis, souvent, quand je cherche un numéro, c'est celui d'un commerce, et eux aussi, ont leur site en ligne, avec leur numéro, gratuitement...

Plus les annuaires papiers, qu'on reçoit gratuitement, quand on veut chercher un numéro local... Pas plus dur à utiliser qu'un dictionnaire!

Je ne vois aucun intérêt particulier à payer pour ce genre de service... Et on n'est pas à 30 secondes pour passer un appel, on a toujours le temps de le composer soi-même... Pas besoin de payer pour qu'une machine le fasse à ma place...

Je dois être rétro, mais franchement, je n'adhère pas à ces systèmes... Pour moi, c'est du pigeonnage...
doud17
Renseignements téléphoniques : durs, très durs

L'UFC-Que Choisir a publié une étude sur les opérateurs de renseignements téléphoniques qui, sous prétexte de concurrence et de lutte contre le monopole, ont remplacé, depuis novembre 2005, le 12 de France Télécom. Les quatre « 118 » qui tiennent 90 % du marché ont été testés et la conclusion d'UFC-Que choisir est sans appel : « Opacité et roublardise tarifaires, niveau de prix élevé et en augmentation continuelle ».

« Opacité tarifaire », puisqu'un « appel depuis un mobile est facturé entre 40 et 50 centimes de plus que le prix annoncé » par les opérateurs.

« Roublardise tarifaire », comme dans ce qu'UFC-Que Choisir appelle « l'arnaque à la mise en relation ». Car personne ne vous précise qu'en acceptant ce service, vous payerez une surtaxe qui varie de 11 ou 22 à 34 centimes d'euros la minute selon l'opérateur, alors qu'avec le 12, elle était de 15 centimes une seule fois.

« Niveau de prix élevé », c'est le moins que l'on puisse dire car avec les 118, les consommateurs paient environ 25 % plus cher. Avec le 12, il en coûtait 90 centimes pour un appel depuis une ligne fixe. Avec les 118, il en coûte maintenant au minimum 1,12 euro pour le même service. Et c'est encore plus cher pour les utilisateurs de mobiles, qui payeront entre 1,55 et 2,15 euros.

Enfin ces tarifs sont « en augmentation continuelle », les quatre 118 les ayant augmentés... sept fois depuis novembre 2005.

Source: www.lutte-ouvriere-journal.org
castafiore
Le plus incroyable, je trouve, c'est qu'ils espèrent encore 170 millions d'appels en 2006.
L'explosion du nombre d'internautes aurait d0 logiquement faire beaucoup plus de tort à ces renseignements téléponiques.

C'est pareil pour les bottins. Je trouve proprement scandaleuse cette dépense d'énergie et de papier alors que le nombre d' utilisateurs ne cesse de décroitre.
Pourquoi ne pas les imprimer et les distribuer sur simple commande par ceux qui souhaitent en disposer malgré tout?

Y aurait-il là aussi des intérêts et des profits pas très sains qui sont en jeu? C'est à se demander, en tout cas.
Ceci une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'information, la mise en page et les images, veuillez cliquez ici.
Invision Power Board © 2001-2008 Invision Power Services, Inc.